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La politique expliquée aux enfants et aux autres
Langlois Denis
ATELIER
9,58 €
Épuisé
EAN :9782708236134
La politique, ce n'est pas de ton âge. Tu t'en occuperas plus tard, quand tu seras grand, quand tu pourras voter. " Combien de fois n'as-tu pas entendu ces phrases, parce que tu posais une question embarrassante ou que tu t'intéressais de trop près à une émission de télévision. Mais en fait tu avais raison. La politique, c'est de ton âge. C'est même de tous les âges, parce que c'est tout simplement la vie, la tienne et celle des autres, de ceux qui t'entourent, de ceux que tu croises dans la rue, de ceux qui rient, de ceux qui pleurent. La politique, ce n'est pas seulement les discours à la radio ou à la télévision, les combines, les marchandages, les promesses électorales : " Votez pour moi, je vous conduirai au bonheur ! " C'est aussi la façon dont les êtres humains organisent leur vie sur terre, leurs efforts pour essayer de construire un monde où ils seront plus libres et plus égaux, où ils ne se considéreront plus comme des ennemis mais comme des frères. Denis Langlois
Du nouveau dans l'affaire Seznec. Des révélations sur cette énigme judiciaire qui, depuis près de cent ans, accumule des milliers d'articles de presse, d'émissions, de films, de livres. En 1924, la cour d'assises de Quimper a condamné sans preuves formelles Guillaume Seznec au bagne à perpétuité pour le meurtre du conseiller général Pierre Quémeneur. Le cadavre de Quémeneur n'a jamais été retrouvé et Seznec n'a jamais avoué le crime. Considérée comme la plus importante affaire criminelle du XXe siècle, symbole de l'erreur judiciaire, l'affaire Seznec demeure sur de nombreux points un mystère. Aujourd'hui, pour la justice, le dossier est clos. L'ultime demande en révision a été rejetée. Pour Denis Langlois qui a été pendant quatorze ans, de 1976 à 1990, l'avocat de la famille Seznec, le premier défenseur à consulter l'ensemble du dossier, mais a été empêché d'aller jusqu'au bout de sa mission, le temps est venu de rompre le secret professionnel et de révéler tout ce qu'il sait : le secret de la famille Seznec, les témoignages troublants jusqu'ici écartés, les problèmes rencontrés par un avocat dans une affaire surmédiatisée. Aujourd'hui, il s'agit d'approcher au plus près de la vérité et de proposer une solution judiciaire équitable : l'annulation au bénéfice du doute de la condamnation de Seznec pour meurtre.
Comment survivre dans les rues de Djibouti quand on est une jeune fille somalienne, orpheline de guerre, réfugiée, contrainte à fuir sans cesse ? Amina se transforme en garçon et entre dans une petite bande de cireurs de chaussures. La vie coule sordide. Mais la violence rattrape toujours sa proie. Après bien des péripéties, Amina deviendra aboyeuse sur un bus. La seule fille à faire ce métier qui consiste à héler les clients et à en entasser le plus possible sur les banquettes. Un boulot de garçon, mais un moyen pour elle d'imposer sa féminité. Denis Langlois nous lance à travers une quête où le tragique et l'humour se côtoient dans une langue belle et chatoyante.
Juillet 1964. La famille Saint-Aubin s'apprête à partir en vacances dans le luxueux domaine du Pin-de-la-Lègue, près de Fréjus. Trois voitures : celle des parents qui tracte une caravane, celles des deux fils. La voiture de Jean-Claude, l'aîné, âgé de vingt-trois ans, accompagné de sa petite amie, Dominique Kaydasch, n'arrivera jamais à destination. La voiture s'écrase contre un arbre, à Puget, non loin de Fréjus, les deux passagers meurent sur le coup. Aujourd'hui, cinquante-trois ans après les faits, on ne sait pas ce qui s'est réellement passé.Accident ? Attentat ? Bavure des services secrets gaullistes en lutte contre les anciens membres de l'OAS ? L'affaire Saint-Aubin, l'une des grandes énigmes politico-judiciaires de la Ve République, n'est toujours pas résolue. En explorant toutes les pistes, Denis Langlois retrace pour nous cet incroyable feuilleton.
Si les hommes le voulaient, la vie sur terre pourrait être partout heureuse et fraternelle. Mais il suffit de regarder autour de soi pour s'apercevoir que ce n'est pas le cas. Il y a des pauvres et des riches, et, pendant que les pauvres ne mangent pas à leur faim, les riches gaspillent la nourriture. Je sais bien que ce ne sont pas des choses très agréables à dire à un enfant, mais fermer les yeux en ignorant la misère et l'injustice autour de soi n'est pas une attitude très courageuse. Tu es venu au monde sur notre planète, et tout ce qui se passe sur cette planète te concerne: le bonheur des hommes, leurs joies, mais aussi leurs peines et leurs souffrances. Chaque fois que tu auras à agir, demande-toi où est la justice. Cherche-la comme le voyageur perdu dans le désert, cherche l'étoile.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...