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Lectures vagabondes. Thérèse de Lisieux
Langlois Claude
CERF
41,80 €
Épuisé
EAN :9782204093309
Vagabondes, résolument, ces lectures de Thérèse qui passent, comme à saute-mouton, du purgatoire à la morale d'intention, des angoisses d'une mère aux prises avec des saints jaloux à la consolation d'une prieure mal élue. Et la carmélite supporte fort bien ces éclairages successifs. Lectures vagabondes encore, par le choix d'aller du passé de Thérèse à celui des thérésiens. Lectures vagabondes enfin, par la variété des approches au service d'un but unique : toujours tenir les deux bouts de la chaîne, observer la femme qui écrit pour comprendre les oeuvres qu'elle produit. En appréciant la manière dont l'Oeuvre complète de Thérèse a été tôt appréhendée, Claude Langlois s'engage dans l'exploration d'un XXe siècle mouvementé entre rassemblement des écrit, au moment du Procès (1910), et production de l'édition de référence, la Nouvelle Edition du Centenaire (1992), sans oublier le rôle des hommes de pleine lumière, comme l'abbé Combes, et celui des moniales de l'ombre, comme Soeur Cécile. En réfléchissant, à nouveaux frais, sur Thérèse écrivain, l'historien de Thérèse s'oblige à taire sans cesse retour à l'oeuvre produite, pour mieux articuler ses composantes (correspondance ; textes publics, théâtre et poésies ; textes personnels, ses trois grands écrits) et pour manifester comment, à la fin de sa vie, Thérèse de Lisieux a eu une claire conscience d'appartenir, à l'instar de la grande Thérèse, son modèle, à cette catégorie bien particulière de saintes qui " ont enrichi l'Eglise de leurs sublimes révélations ". Ainsi ces Lectures vagabondes couronnent-elles des " Ecritures thérésiennes " consacrées à la présentation, voire à l'édition des trois écrits majeurs de Thérèse de Lisieux. Elles renouvellent l'approche des poésies, par l'intérêt porté à leur circulation du vivant de Thérèse, et des prières, par l'analyse approfondie de " l'Offrande à l'Amour miséricordieux ". Elles veulent surtout faire mieux accéder à l'unicité et à la fécondité d'une grande oeuvre mise au service d'un grand dessein : Thérèse avec ses mots, usés et neufs, dessinant obstinément, jusqu'à la mort, la figure méconnue d'un Dieu miséricordieux.
Avec ces Lettres à ma Mère bien-aimée, l'historien Claude Langlois poursuit ses investigations consacrées aux écrits majeurs de Thérèse de Lisieux. Il restitue le manuscrit C sous sa forme première de vingt-sept lettres écrites jour après jour en juin 1897 à sa prieure Marie de Gonzague, alors que la moniale, gravement atteinte par la tuberculose, se voyait incitée à prendre la plume une dernière fois. L'ouvrage constitue le deuxième volet d'un triptyque commencé avec Le Poème de septembre. Il est aussi le premier qui soit tout entier consacré à présenter et commenter ce manuscrit ultime où Thérèse révèle le nouveau paysage de son âme, et notamment ses tentations contre la foi, mais aussi où elle revient sur sa vie au Carmel en s'exprimant avec une impressionnante liberté de ton. Ce livre entièrement neuf montre la Thérèse des derniers temps, affrontée jour après jour à la mort qui vient et se dérobe tout à la fois, disant à sa prieure bien-aimée, et à qui la lira après sa mort, toute sa vérité..., toutes ses vérités.
Elles ont été emblématiques, ces bonnes soeurs portant longs habits couvrants et coiffes empesées, d'un catholicisme au féminin qui se vivait en plein siècle. Mais personne aujourd'hui n'en revendique l'héritage. Ni les féministes qui ont vu en elles un obstacle à l'émancipation des femmes; ni leurs familles religieuses qui sont mortes ou qui vivent ailleurs et autrement; ni leur pays qui oublie combien elles l'ont servi de par le monde. Ces deux cent mille religieuses du XIXe siècle gagnent pourtant à être connues. Par équité. Par désir de comprendre pourquoi elles ont agi ainsi au service de la société. Car elles furent, un temps, l'Eglise catholique, moderne à sa manière, soignant les malades à l'hôpital ou à domicile, tenant des pensionnats et mettant en place le réseau public d'écoles communales de filles. Et les femmes au travail n'auraient point trouvé sans elles la voie de leur émancipation... Les utopies fondatrices dont elles étaient porteuses ont su triompher des pesanteurs de la société: Anne-Marie Javouhey, pour émanciper les esclaves, Jeanne Jugan, pour offrir un foyer aux personnes âgées... Dans un monde contemporain toujours brutal, ces figures d'hier qui s'adressent encore à notre conscience, sont plus que jamais actuelles.
Résumé : Le crime d'Onan désigne, en référence à un épisode connu de la Genèse, la façon " naturelle " de limiter les naissances. Vieille manière, mais réalité démographique nouvelle, puisque, à partir de la fin du XVIIIe siècle, la France entre la première en Europe dans l'ère de la maîtrise de la fécondité. De ce fait, c'est dans le laboratoire français que s'élabore entre 1820 et 1850 le discours catholique sur la limitation des naissances ; c'est à l'évêque du Mans, Mgr Bouvier, que l'on doit les propositions neuves qui fixeront les termes des débats ultérieurs. Dès 1842 celui-ci s'interroge sur le bien-fondé de dépénaliser le " crime d'Onan ", conscient que les couples catholiques se comportent en agents moraux, désireux de fixer par eux-mêmes la taille de leur famille tout en gardant l'usage de leur sexualité. Le rejet de cette solution radicale constitue le point de départ de solutions successives aboutissant, après diverses péripéties, aux prises de position de Pie XI (Casti connubii, 1930) et de Paul VI (Humanae vitae, 1968). Le but de cet ouvrage est de montrer comment opère la raison théologique en acte, en tentant un continuel et difficile ajustement entre traditions et innovations, entre déculpabilisation des conjoints et rigorisme accentué, entre autonomie émergente du sujet et contraintes renouvelées de la loi naturelle.
Résumé : Les actes pédophiles des prêtres suscitent le scandale, voire la fureur, non seulement à 4 cause de leur grand nombre et de leur gravité, mais aussi du fait de leur dissimulation par l'Eglise. Chaque révélation soulève encore et encore la question : les gens d'Eglise savaient-ils ? Et que savait-on au juste ? Pour répondre à ces questions, Claude Langlois revient sur l'histoire longue : comment, depuis la Révolution française, l'Eglise a-t-elle géré la sexualité des clercs, célibataires par obligation sinon par vocation, et plus précisément : comment, en interaction permanente avec l'évolution de la société civile, a-t-elle traité les "fautes" sexuelles des prêtres ? Qu'a-t-elle fait de ceux qui commettaient des délits (viols, actes pédophiles et autres) ? L'enquête historique éclaire la question aujourd'hui essentielle : pourquoi a-t-on si longtemps et avant tout protégé les prêtres, au lieu de reconnaître la douleur des victimes ?
Qu'est-ce que le temps ? Comment définir cette réalité inconsistante, qui passe et disparaît ? Augustin apporte à cette énigme une solution originale : le temps n'existe que dans son passage, et c'est seulement dans notre esprit que nous pouvons le mesurer. Ainsi, c'est par notre souvenir du passé, notre attention au présent et notre attente de l'avenir que nous avons conscience de ce qu'est le temps.
Résumé : Personne ne reste indifférent à la lecture de sainte Thérèse. Docteur de l'Eglise, Patronne des missions, sainte parmi les plus populaires, Thérèse de l'Enfant Jésus est d'abord une humble carmélite qui a soif de Dieu. C'est cette quête spirituelle, avec les plus beaux élans du caeur,les plus grands désirs de sainteté mais aussi ses combats intérieurs qu'Histoire d'une âme révèle. Voici le texte authentique de ces trois écrits autobiographiques qui nous emmènent sur la petite voie sanctifiante de l'amour. Un best-seller de spiritualité qui fait du bien à l'âme.
Résumé : "Je vous dirai qu'il y a quatre vertus qui portent toutes le nom de modestie. La première, [... ] c'est la bienséance de notre maintien extérieur [... ]. La seconde vertu [... ] est l'intérieure bienséance de notre entendement et de notre volonté [... ]. La troisième modestie consiste en notre conversation et en nos paroles [... ]. La quatrième modestie est l'honnêteté et bienséance des habits, et ses deux vices contraires sont la saleté et la superfluité". Parfait connaisseur du coeur humain, saint François de Sales dénonce avec une ironie doucement implacable les subtils détours de l'égoïsme, et la finesse des analyses psychologiques auxquelles il se livre fait le charme durable de ses Entretiens spirituels.
Voragine Jacques de ; Boureau Alain ; Collomb Pasc
Jacques de Voragine est né vers 1226 près de Gênes. Il entre dès 1244 dans l?ordre des dominicain italien, au couvent Santa-Maria-in Castello à Gênes. C?est le début d?une brillante carrière: sous-prieur du couvent de Gênes en 1258, puis prieur des couvents d?Astie et de Gênes, prieur provincial de Lombardie (province dominicaine qui recouvrait tout l?Italie du Nord) à deux reprises (1267-1277 et 1281-1286). Cette fonction lui permet d?avoir des contacts réguliers avec ses confrères de l?Europe entière lors des chapitres généraux de l?ordre: ces échanges ne seront pas sans effets sur la diffusion et la révision de la Légende dorée, le plus célèbre recueil hagiographique du Moyen Age, qu'il rédige dans les années 1264-1267. Manuel de culture générale religieuse utile aux prédicateurs, ce recueil peut également, en complément de cet usage en vue du prêche, être l?objet d?une lecture privée. Jacques de Voragine devient archevêque de Gênes à partir de 1292, charge qu?il assumera jusqu?à sa mort en 1298.