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Les dictées de la tortue
Langendorf Jean-Jacques
ZOE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782881825248
Ces dix nouvelles de Jean-Jacques Langendorf sont des contes du secret. Mais qu'il s'agisse de secrets d'État ou de secrets intimes, c'est de leur révélation qu'il s'agit. Des univers d'apparence invulnérable et minutieusement construits s'y dégonflent à la première piqûre d'épingle. Romancier et historien, l'auteur invente un monde où la musique et l'histoire forment la toile de fond du fantastique. C'est ainsi que dans " Les Dictées de la tortue " l'un de ces animaux, qui a rencontré Napoléon à Sainte-Hélène, prend la parole et livre les derniers états d'âme de l'Empereur. Ailleurs, c'est dans un décor romain antique que " Destin d'ours " dénonce l'opportunisme humain. Et dans " Brillantine ", un destin de pianiste devient un hymne à la musique. Ici, on chevauche une œuvre où s'enchevêtrent bonnes fortunes et mauvais sorts, mais où ceux qui meurent pour rien nous invitent à rire au nez de la Camarde.
L'historien militaire Jean-Jacques Langendorf a passé dix ans au Proche-Orient et en Afrique du Nord, s'intéressant particulièrement aux problèmes de défense de ces régions. II commence par dresser dans cet ouvrage un panorama des événements politico-militaires qui précédèrent l'invasion du Koweït par l'Irak le 2 août 1990, en s'attachant à définir les formes prises, dès le XIXe siècle, par l'engagement américain dans le Golfe, marqué par des attitudes contradictoires, hésitantes ou opportunistes. Passant ensuite à l'aspect militaire du conflit. dans ses différentes phases (" Le Bouclier " ; " La Tempête "), il en examine les aspects multiples : les doctrines militaires des armées américaine et irakienne, la valeur des états-majors et le profil psychologique des protagonistes, les effectifs, l'organisation, l'équipement. le matériel, la logistique, le renseignement, les communications, la spécificité de la guerre du désert, les relations avec les différents alliés, les intentions irakiennes, etc. Puis, se consacrant aux opérations proprement dites - aériennes. terrestres. maritimes - il les analyse dans une perspective critique, qui suscite de nombreuses questions : qualité du commandement américain, valeur de la doctrine tactique, qualité du matériel engagé. Enfin, en élargissant le débat, l'auteur se demande si cette guerre a marqué un tournant dans l'évolution de la tactique et si elle fut, pour les alliés, aussi brillante et décisive qu'on a bien voulu la présenter. L'auteur se préoccupe également du rôle joué durant la crise par les médias. Une bibliographie critiqué, aussi complète que possible, doit permettre au lecteur de s'orienter dans le dédale des publications, aussi bien américaines qu'européennes.
Résumé : SS : ces deux lettres accolées évoquent la terreur, la froide détermination, la mort sans fioritures. Mais de quoi parle-t-on? Du groupe de protection armée des années 1920, de la machine policière des années 1930, des troupes armées qui se battirent sur tous les fronts pendant la guerre? De la naissance à la chute du nazisme, la SS a été présente dans tous les domaines. Gardienne du temple et garante de l'ordre, elle était l'expression même du régime, la forme dans laquelle s'incarnèrent ses ambitions et sa vérité. Ce livre offre une présentation brève et objective de cette organisation complexe, de son fonctionnement et de son évolution.
Résumé : Nous sommes à Zanzibar, haut lieu de l'espionnage, en 1914. Friedrich Von Kamp, agent au service du kaiser, exécute avec conscience son travail de diplomate et de tueur. Entre basses et hautes ?uvres, civilités et règlements de comptes, la destruction d'un tueur par pire que lui. La cruauté comme vérité ultime de l'homme.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.
C'était au mois de juin de l'année 1976. C'était le début des grandes vacances de mes treize ans. C'était l'année de la sécheresse.Des wagons-citernes acheminaient de l'eau puisée au fond des lacs vers les villages; sous un ciel aussi jaune que du papier maïs, les militaires avec leurs camions et leurs motopompes s'occupaient des arrosages de secours pour sauver les plantations qui pouvaient encore l'être. Les autorités avaient activé le plan ORCA.Il ne pleuvait plus depuis des semaines; comme il n'avait pas neigé sur les montagnes durant l'hiver, les nappes phréatiques ne s'étaient pas remplies au printemps. Tout était sec en dessous, tout était sec en surface et notre campagne ressemblait à un vieux biscuit dur. Certains disaient que le soleil s'était soudain rapproché de la Terre; d'autres disaient que la Terre avait changé d'axe et que c'était elle qui, au contraire, était attirée par le soleil. Je pensais que cette chaleur particulière était causée par un astéroïde tombé non loin de chez nous, par un gros corps céleste constitué d'un métal inconnu dégageant des vapeurs toxiques invisibles. Comment expliquer autrement que par des gaz lentement diffusés vers les maisons du village nous empoisonnant à notre insu la modification insidieuse du caractère de maman, sa transformation en une autre personne, la perte de la maîtrise de nos vies au cours de cet été, la fin du monde de mon enfance?Depuis quelques jours, Rudy me disait que l'herbe sentait mauvais. Quand je lui avais demandé pourquoi, il m'avait répondu triste et sérieux que c'était parce qu'elle souffrait. Rudy était exactement le genre d'individu capable d'imaginer une végétation qui manifesterait son inconfort par une transpiration malodorante. Dans l'air de notre arrière-cour parsemée de brins d'herbe malingres piétines par le bétail, il planait une odeur de céleri et de soufre. Le vert terne du lierre agrippé au muret du jardin potager était devenu presque noir. Le soleil chauffait la pierre, froissait ses feuilles, en tordait les tiges ratatinées qui faisaient un dernier effort pour ne pas se détacher de leur branche et basculer dans le sol sablonneux. En m'approchant pour observer les crampons de la plante, pareils à de minuscules poings serrés par le désespoir, je devais bien admettre qu'elle puait.
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.