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LE CATHOLICISME FRANCAIS AU RYTHME DU CHANT ET DE LA MUSIQUE
LANDRON OLIVIER
PAROLE SILENCE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782889182893
Cet ouvrage se propose d'analyser les rapports entre le catholicisme français, le chant et la musique aux XXe et XXI e siècles, reflet de l'évolution de l'Eglise en France. Dans la première partie du XXe siècle, on notera la redécouverte du grégorien et de la musique religieuse issue de la Renaissance. Puis la sortie de la Seconde Guerre mondiale verra la diffusion des chants en français. Naissent alors des tensions entre les tenants du chant en français et ceux du chant en latin. Le concile Vatican II, en donnant aux langues nationales une valeur pleinement liturgique, a apporté des changements profonds. Les années 1960 et 1970 ont vu la promotion des chants rythmés, issus des négro-spirituals et du jazz dans le sillage des pères de Fatto et Debaisieux. Les années 1970 voient aussi la mise en place de l'animateur de chant. Puis des auteurs et des compositeurs de chants liturgiques s'imposent : le père Didier Rimaud, Jacques Berthier, Jo Akepsimas... Le monde monastique n'a pas été en reste. Jusqu'aux années 2000, si la musique d'Eglise a continué d'être l'objet de conflits, elle a aussi fait preuve de dynamisme comme à Sylvanès, avec le père Gouzes, et à Lourdes, avec le Frère Lécot. Dans le sillage des JMJ de Paris en 1997 et de Rome en 2000 sont nés des groupes de pop louange inspirés des Etats-Unis et dont le plus célèbre est certainement Glorious. Ce livre relate l'étonnante épopée de la musique d'Eglise contemporaine, dont la vitalité ne se dément pas.
Monseigneur Gabriel Matagrin. Un inconnu ? Certainement pas ! Et pas seulement pour les fins connaisseurs du catholicisme social. Ce proche d'Hubert Dubedout, de Jacques Delors et de Michel Camdessus est indissociable de l'histoire contemporaine de la ville de Grenoble dont il fut l'évêque de 1969 à 1989. Mgr Matagrin fut aussi " l'éminence grise " de l'épiscopat français, régulièrement sollicité pour rédiger des textes fondamentaux sur les questions politiques et sociales. En 1972, il rédigea, entre autres, le rapport Eglise, politique et foi. Remarqué mais aussi critiqué dans les milieux conservateurs, ce document reconnaissait la pluralité du vote pour les catholiques, à condition que la démocratie soit respectée. Parfois qualifié d'évêque de gauche, Monseigneur Matagrin n'en fut pas moins un adversaire farouche du marxisme, parlant de " cécité " à propos des chrétiens qui l'avaient adopté comme grille de lecture. Homme de dialogue, l'évêque de Grenoble fut ouvert à l'oecuménisme, au rapprochement avec le judaïsme, enfin aux communautés charismatiques. Malgré les incompréhensions et les rejets qu'il a parfois suscités, reste de Monseigneur Matagrin l'image d'un homme sensible, sincère, attentif aux questions que la jeunesse occidentale posait à l'Eglise catholique.
A quelques exceptions près, les relations entre l'Eglise catholique et le monde carcéral en France au XXe siècle ont été très peu analysées sur le plan historique. Le but de cette étude est de combler ce vide. Les catholiques français se sont montrés très présents dans l'univers des prisons durant le siècle dernier. Cet engagement auprès des prisonniers a été globalement inspiré par les discours et par les réflexions des papes du XXe siècle sur la question carcérale, tout spécialement ceux et celles de Paul Vl et de Jean-Paul II. Les évêques français, quant à eux, ne se sont préoccupés collectivement de la réalité des prisons qu'à partir des années 1970. La présence de l'Eglise dans les prisons s'est aussi traduite par le ministère des aumôniers. Leur action s'est renforcée après la réforme pénitentiaire mise en place après 1945 par Paul Amor, à laquelle ont participé étroitement des magistrats catholiques. Des aumôniers ont eu un rayonnement certain sur les détenus qu'ils accompagnaient, à l'image de prêtres séculiers comme les pères Popot, Clavier et Darcy, ou religieux comme les pères Mouren et Brandicourt, jésuites, ou les pères Devoyod et Maillard, dominicains. C'est en 1945, sous l'impulsion de l'abbé Rodhain, que naît l'Aumônerie générale des prisons, qui a permis de centraliser l'action des aumôniers engagés auprès des détenus. Pour alimenter leurs réflexions sur le monde carcéral, il organise, avec Céline Lhotte et le Secours catholique, des congrès nationaux des prisons. En dehors des aumôniers, l'engagement des catholiques s'est concrétisé par la fondation de diverses associations en milieu carcéral comme l'OVDP (Oeuvre de la visite aux détenus en prison), le Secours catholique, le Courrier de Bovet, AUXILIA ou le Bon Larron. Seulement tolérées par l'administration pénitentiaire, elles ont joué un rôle déterminant dans le fonctionnement des prisons françaises. Enfin, cette période a été marquée par les conversions exceptionnelles de certains détenus: Jacques Fesch, exécuté en 1957, Jacky van Thuyne, ancien ennemi public numéro un ou Danielle Huèges, entre autres. Durant tout le XXe siècle, le christianisme est resté une référence majeure dans l'univers carcéral en mettant l'accent sur le pardon: un acte personnel fort pour retrouver la paix en soi et avec la société.
Thérèse Cornille, née dans le département du Nord, avait indéniablement un caractère bien trempé, n'aimant guère la contradiction. Ce trait de tempérament était probablement nécessaire pour affronter les innombrables problèmes de santé qui allaient jalonner son existence - elle est devenue aveugle à 45 ans - ainsi que pour maintenir le cap qu'elle s'était fixé lorsqu'elle s'est lancée dans la fondation de foyers au service des jeunes filles et des femmes en très grande précarité. Savait-elle qu'elle fonderait Claire Amitié, association qui est aujourd'hui venue en aide à plus de 25 000 jeunes femmes, avec des foyers répartis sur quatre continents ? Thérèse Cornille était une pédagogue, une femme en recherche, cherchant le juste équilibre entre oeuvre sociale et mission évangélisatrice. Les épreuves et les échecs n'ont pas manqué - la morsure n'en est que plus dure lorsqu'il s'agit de ses proches collaborateurs - mais sa ténacité et sa douceur eurent raison de tout et de tous. "Chez moi, on était pauvre mais on s'aimait", tel était le modèle qui la guida et qu'elle laisse en héritage, à trente ans de sa disparition. Une conviction à laisser résonner aujourd'hui encore.
Résumé : Explorer les relations entre christianisme et prison, c'est assurément réfléchir sur la place de l'homme dans la société, l'éminente dignité de tout être humain et la foi en un avenir possible, quel que soit le chemin de chacun. L'Eglise se doit d'être présente en ces lieux de souffrance, auprès des exclus, dans un échange mutuel. Dans le cadre de l'institution laïque et républicaine qu'est la prison, les aumôneries existent depuis 1945 et offrent à la personne détenue une "rencontre à niveau d'humanité", une écoute au service d'une réhabilitation de la personne dans toutes ses dimensions, une relation de solidarité. Peu à peu, un tel échange peut aider à reconstruire l'image de soi et retisser des liens avec les autres. Alors que le constat sur la réalité des prisons est souvent alarmant (surpopulation, violence), la dynamique d'un tel colloque ne peut-elle pas ouvrir des chemins nouveaux ? Mg Emmanuel Delmas.
Résumé : Pour la première fois, un synode a été entièrement consacré aux jeunes. Ce texte signé du pape François revêt une importance particulière. Les jeunes ont réclamé avec insistance une Eglise authentique, lumineuse, transparente et joyeuse : seule une Eglise des saints peut être à la hauteur de ces requêtes ! Beaucoup d'entre eux l'ont quittée parce qu'ils n'y ont pas trouvé la sainteté, mais la médiocrité, la présomption, la division et la corruption. Malheureusement, le monde est plus indigné par les abus de certaines personnes de l'Eglise que ravivé par la sainteté de ses membres : voilà pourquoi l'Eglise dans son ensemble doit accomplir un changement de perspective ferme, immédiat et radical ! Il existe un langage que tous peuvent comprendre, parce qu'il est immédiat et lumineux : c'est le langage de la sainteté. Pendant le synode, nous avons pu contempler et méditer le courage de nombreux jeunes qui ont renoncé à leur vie pour demeurer fidèles à l'Evangile, nous avons écouté les témoignages des jeunes qui, au milieu des persécutions, ont choisi de partager la passion du Seigneur Jésus. A travers leur sainteté, l'Eglise peut relancer son ardeur spirituelle et sa vigueur apostolique. Le baume de la sainteté engendrée par la bonté de la vie de tant de jeunes peut soigner les blessures de l'Eglise et du monde, en nous ramenant à la plénitude de l'amour à laquelle nous sommes appelés depuis toujours : les jeunes saints nous poussent à revenir à notre premier amour (cf. Ap 2, 4).
Je m'adresse de manière particulière aux personnes malades et à tous ceux qui leur apportent assistance et soin. L'Eglise reconnaît en vous, chers malades, une présence spéciale du Christ souffrant. C'est ainsi : à côté de notre souffrance, ou mieux encore, dans notre souffrance, il y a celle de Jésus qui en supporte le fardeau avec nous et en révèle le sens. Quand le Fils de Dieu est monté sur la croix, il a anéanti la solitude de la souffrance et en a éclairé l'obscurité. Ainsi, nous nous trouvons devant le mystère de l'amour de Dieu pour nous, qui nous donne espérance et courage : espérance, parce que dans le plan d'amour de Dieu, la nuit de la douleur s'ouvre aussi à la lumière pascale ; et courage, pour affronter toute adversité en sa compagnie, unis à lui. Ce livre regroupe les messages des deux derniers papes à l'occasion des journées mondiales du malade.