Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La féroce ignorance. Réligion, radicalisation, mouvements d'émancipation
Lamote Thierry
KARELINE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782357481206
Freud, dans sa critique sévère de la religion, répertoria ses effets nocifs sur les subjectivités puisqu'elle réduit la curiosité intellectuelle, dont les racines sont sexuelles, favorisant l'éclosion des névroses. Il en vint néanmoins à reconnaître deux traits essentiels propres au(x) monothéisme(s), qui paraissent propices à l'émergence du sujet critique. Le premier trait procède de son hypothèse selon laquelle l'identité des Juifs se fonde sur Moïse, qui était égyptien : cet écart, repéré à l'origine du monothéisme, inscrit un point d'altérité dans l'intimité de l'identité subjective (c'est l'autre, dans son irréductible altérité, qui m'assure de mon identité). Le second trait est lié à la "promotion du lien paternel" (Lacan, 1960) propre au monothéisme : la fonction paternelle implique en effet un saut hypothético-déductif, autrement dit un premier pas épistémique, puisque le père échappe aux évidences du lien maternel. Il est ainsi possible de déduire de Freud que ce sont ces deux écarts interne et externe au sujet qui ouvrent des perspectives critiques au cur des deux religions monothéistes étudiées par Freud et Lacan, l'Eglise catholique et le judaïsme. Qu'en est-il des autres religions ? Sous le mode d'un dialogue entre la psychanalyse et les autres disciplines des humanités, le présent ouvrage propose de répertorier l'écheveau de mutations qui ont affecté, au long de l'histoire et plus particulièrement dans période contemporaine, les religions, le lien social et le sujet qui s'y loge, de façon à tracer des pistes de réflexion quant à ce qu'il est advenu du sujet critique et du projet d'émancipation porté par la modernité.
L'enfermement est une expérience à la fois sociale et subjective. La prison est le lieu qui mêle la singularité d'un acte, le corps d'un sujet, et des enjeux collectifs, institutionnels, politiques, et sociétaux. Un lieu qui défait sans doute les frontières entre l'extérieur et l'intérieur, entre l'intime et l'extime, entre le sujet de l'acte et l'agent de l'acte. Qu'en est-il dans le milieu carcéral où la parole du sujet est contrainte aux injonctions institutionnelles ? Comment concevoir ces frontières des lors que l'entreprise d'enfermement s'articule à des problématiques cliniques ? Les contributions réunies ici proposent des perspectives pour penser les espaces d'enfermement, les techniques disciplinaires qui s'imposent aux corps et à la parole, ainsi que leurs conséquences pour le sujet et pour le lien social. A cet égard, la clinique est convoquée en première ligne, à la fois en tant que théorie du sujet et du lien social, et en tant que praxis et pratique de la singularité. Ces textes fondés sur la clinique carcérale et sur la recherche théorico-clinique autour des lieux d'enfermement et de privation de liberté ambitionnent de porter un autre regard sur le monde contemporain, à la fois libéral et disciplinaire.
Une étude anthropologique et psychologique comparative de la sorcellerie et du harcèlement moral n'a jamais été tentée alors qu'il s'agit de deux formes comparables de violence morale insidieuse : tel est le point de départ original de cet ouvrage. Il existe une logique de la violence insidieuse commune à la sorcellerie et aux formes -morales de harcèlement, toutes deux définies comme des systèmes d'attaques et de défenses associées à la production et à l'interprétation de signes malveillants. Cette logique commune se -développe de différentes manières dans des environnements culturels et sociaux distincts. Il faut donc analyser non seulement la structure commune de cette agression morale cachée, mais aussi les différences culturelles entre les deux dispositifs (sorcellerie, harcèlement). C'est pourquoi les études réunies ici ne conduisent nullement à assimiler les deux phénomènes. En les comparant sans les identifier, les auteurs s'efforcent d'échapper au biais de l'évolutionnisme ; ils considèrent ces pratiques et croyances comme également modernes dans tous les domaines. Le présent ouvrage documente donc cette comparaison en présentant des études de cas concernant la France, l'Angleterre, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, l'Ethiopie, le Togo et l'Inde, selon l'expertise des chercheurs impliqués. Ces contributions mobilisent pour la première fois les apports de l'anthropologie culturelle et de la psychanalyse pour mieux saisir ce que la sorcellerie et le harcèlement moral peuvent avoir en commun, en quoi ils se distinguent, et ce que l'étude de l'une peut apporter à la compréhension de l'autre.
De quoi la Scientologie est-elle le nom ? Thierry Lamote nous invite à interroger dans cet ouvrage les résonnances inattendues entre la Scientologie, le Mouvement raëlien et l'Occident contemporain, à partir d'une série de questions qui courent imperceptiblement tout au long de l'ouvrage : ces sectes du temps de la technoscience et de la domination de l'idéologie du Marché, loin d'être des monstruosités étrangères à notre modernité libérale, n'en révèlent-elles pas en réalité la face obscène ? Et comment concilier cette modernité avec, d'une part, le surgissement de Daech, et d'autre part la fascination qu'exerce le jihadisme sur les jeunes occidentaux ? L'auteur se propose d'agencer l'ensemble des pièces de ce puzzle autour d'une thèse originale : ces mouvements a priori disparates tirent leur prodigieuse vitalité, non de techniques de manipulation mentale, mais d'un effet de révélation - elles dévoilent, sans fard, le projet millénariste dont la modernité, à son orée, était porteuse.
En marge de son célèbre Dictionnaire, mais aussi de ses nombreuses activités politiques et littéraires, Emile Littré (1801-1881) est l'auteur de cette monumentale Histoire de la langue Française.
Auteur d'aphorismes, de romans, de pièces de théâtre et de textes critiques, Oscar Wilde (1854-1900) était aussi, et peut-être avant tout, un poète. C'est l'essentiel de son oeuvre poétique qui est ici rassemblé.
La question juive a un intérêt transcendant pour les quelques fous qui rêvent de savoir le dessous des cartes du Jeu divin; pour les autres, le livre de M. Bloy aura, du moins, une valeur d'actualité, et les lecteurs de cette catégorie seront bien surpris que l'on traite un tel sujet en citant les Evangiles et non pas les "Archives israélites", en invitant le peuple, non pas à "prendre", mais à "comprendre", et en insinuant qu'au-delà des petites querelles de pauvre à riche, il y a la grande querelle du Fini et de l'Infini, autrement insoluble encore, autrement "actuelle" que tout ce que les hommes peuvent inventer dans leur absurde rage d'être malheureux. Remy de Gourmont.
Aux côtés des célèbres Diaboliques, Jules Barbey d'Aurevilly est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. L'impassibilité du dandy se la dispute à la mélancolie de l'amoureux des temps anciens dans les poèmes ici réunis.