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Kisling, prince de Montparnasse
Lambert Jacques
PARIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782846211468
Polonais de naissance, juif d'origine, mais naturalisé Français, Moïse Kisling (1891-1953) a été, entre les deux guerres, le prince incontesté de Montparnasse, puis, après la Seconde Guerre mondiale, l'hôte le plus célèbre de Sanary-sur-Mer (Var). A Paris où il avait son appartement et son atelier au 3 de la rue Joseph Bara, comme dans sa propriété du Midi, il a reçu à sa table des personnalités illustres: Picasso, Modigliani, Max Jacob, Pascin, Soutine, André Salmon, Jean Cocteau, Colette, Erik Satie, Antoine de Saint-Exupéry, Aldous Huxley, Arthur Rubinstein, etc. Et il a peint les plus séduisants modèles, dont Alice Prin (la fameuse Kiki de Montparnasse), Marcelle Chantal, Édith Méra, Suzy Solidor, Arletty, Madeleine Sologne, Michèle Morgan, Madeleine Lebeau... Le livre de Jacques Lambert retrace fidèlement le long parcours de cet artiste exceptionnel, né à Cracovie en 1891, venu à Paris en 1910, qui a mordu la vie à pleines dents du côté du carrefour Vavin. Au fil des pages, on y rencontre, sous un jour parfois inattendu, tous les personnages qui ont approché Kisling ou qui ont partagé avec lui les bons et les mauvais moments de l'existence: Juan Gris, Guillaume Apollinaire, Marie Laurencin, Maurice Utrillo, Henri Matisse, Blaise Cendrars, André Warnod, Léopold Zborowski, Marie Vassilieff, la baronne d'Oetingen, André Derain, Maurice de Vlaminck, Foujita, Joseph Kessel, Florent Fels, Georges Charensol,... Deux hors texte en noir et blanc nous restituent le Paris et la faune de cette époque foisonnante, mais aussi la Côte d'Azur. Trois hors texte en couleur donnent à voir la richesse et la variété de l'art de Kisling où les nus d'une exquise suavité, ceux de Kiki, d'Arletty et autres, voisinent avec les bouquets somptueux et les paysages aux coloris éclatants.
C'est au sommet de la rue Caulaincourt que rayonne le plus modeste et le moins cher des bistrots de Montmartre, Au Rêve, le plus fréquenté aussi, surtout aux heures des repas. Si ce café jouit d'une flatteuse réputation qui a franchi depuis longtemps les frontières de la Butte, hors les circuits touristiques habituels, c'est qu'il a été, des années durant, un refuge accueillant d'une multitude d'artistes de toutes disciplines (peintres, illustrateurs, écrivains, poètes, chanteurs, comédiens, etc.). Des débutants y ont croisé des personnalités bien établies, moralement unies par une fraternité un peu bohème : de Georges Simenon à Claire Bretécher en passant par Marcel Carné, Louis-Ferdinand Céline, Francis Carco, Marcel Aymé, Lucienne Boyer, Gen Paul, Charles Aznavour, Jacques Brel, Marcel Mouloudji, Bernard Dimey... Au Rêve a perdu un peu de sa patine en se modernisant, et si les Montmartrois d'aujourd'hui ont remplacé l'insolite faune d'autrefois, on y rencontre encore, incognito, des musiciens, des journalistes, des dessinateurs venus boire un godet au comptoir ou déguster un oeuf mayo au fond de la salle.
Les Yeux fermés réunit et oppose un amateur d'art épris de liberté et une ancienne directrice d'école victime de son passé. Tiré d'une histoire réelle, ce roman évoque quelques-uns des comportements qui ruinent l'unité d'un couple pourtant expérimenté. Ici, les contraintes de la vie citadine et les dérivatifs de la Côte d'Azur n'y peuvent rien changer.
En ce début du XXe siècle, ils ont vingt ans... Certains sont nés sur la Butte, tel Utrillo ; d'autres sont venus de province : Mac Orlan, Braque, Dufy, Max Jacob, Satie ; d'autres, enfin, ont quitté leur pays attirés par ce Montmartre où ont vécu et travaillé Degas, Renoir, Toulouse-Lautrec... Ainsi débarquent : Van Dongen, Picasso, Pascin, Kisling, Modigliani... Entre 1900 et 1910, on va les retrouver sur la Butte, dans des cités d'artistes, comme le Bateau Lavoir, bientôt rejoints par Apollinaire, Derain, Vlaminck, Léger, Miro... Découverte de l'art nègre, explosion du fauvisme, de l'expressionnisme, du cubisme, avec les scandales qu'ils suscitent Pauvres, ces artistes font mille métiers pour survivre mais il règne chez eux un esprit de bohème et une grande joie de vivre et de créer. Mais bientôt, peintres et écrivains émigrent vers Montparnasse : Modigliani dès 1909, Picasso en 1911... Ils investissent ce nouveau quartier qui s'étend du carrefour Vavin à la Porte de Versailles et où de nouveaux venus (Soutine, Foujita, Man Ray, etc.) ont élu domicile non loin de la Ruche, phalanstère qui abrite Chagall, Brancusi, Léger, Archipenko, Zadkine... Plus tard les Américains Hemingway, Miller, Maïs Nin, Ezra Pound, attirés par l'esprit de liberté et le goût de la fête, gagneront à leur tour ces lieux déjà mythiques. On verra revivre ici tous ces personnages au quotidien : des interminables discussions à la Closerie des Lilas, au Dôme, à La Rotonde et, à partir de 1927, à La Coupole, aux nombreuses beuveries, et des bals aux fêtes délurées. Durant ces Années folles, les couples se font et se défont, et l'on ne compte plus les chassés-croisés entre modèles, épouses et maîtresses. Ici dominent quelques figures féminines de premier plan : Kiki, Marie Laurencin, Gertrude Stein, Youki, la baronne d'Oetingen... L'auteur suit ces hommes et ces femmes dans leurs errances, leurs espoirs, leurs succès... Il débusque au passage quelques enfants naturels ignorés : le fils de Modigliani et de Simone Thiroux devenu curé, la fille de Soutine et de Débora Melnik, la fille abandonnée par Diego Rivera... Consultant de nombreuses archives et correspondances, rencontrant les derniers témoins, Jacques Lambert a saisi cette faune étrange dans son exubérance et sa complexité. Ce n'est pas un ouvrage de plus sur Montmartre et Montparnasse, mais l'histoire d'une aventure unique qui a vu artistes et écrivains bouleverser les cadres de la création.
Biographie de l'auteur Né en 1775 à la Martinique où son père, riche négociant armateur, possédait de nombreuses propriétés, Joseph Elysée Peyre-Ferry s'installe à Marseille avec sa famille en 1783. A 17 ans, il s'engage dans le bataillon des volontaires de Marseille, participe ou siège de Toulon, puis combat en Espagne, en Italie et dans l'Ouest avant de s'embarquer en 1801 pour Saint-Domingue. Après son retour, il servira au Portugal et en Espagne où il sera gravement blessé. Admis à la retraite en 1809, il se retire à Toulon où il sera directeur de la bibliothèque municipale jusqu'à sa mort en 1835. Historien, Jacques Dussart a réalisé plusieurs courts-métrages pour la télévision et le cinéma et a été co-scénariste de deux longs métrages : The clan d'Hervé Renal (1998), Gaspard de Besse de Christian Philibert (2001). Il a également publié plusieurs ouvrages.
On écrit toujours l'histoire au présent. En cette aube du troisième millénaire, la Renaissance est miroir : en nous parlant de ses réussites, de ses échecs ou de sa fascination trouble pour la mélancolie, le XVIe siècle nous apprend beaucoup sur nous-mêmes. La chute de Grenade, la relation entre musulmans, juifs et chrétiens, la découverte de l'Amérique comme l'invention de l'Utopie, la bataille de Lépante, la chasse aux sorcières ou l'édit de Nantes n'ont pas disparu de notre horizon. Thomas More et Machiavel, Luther et Calvin, Dürer et Caron, Copernic et Nostradamus, Ignace de Loyola, Cervantès, Palestrina et Shakespeare nous ont légué une partie de nos références philosophiques, éthiques et esthétiques... Le mariage et la famille, le choix des ancêtres ou l'humanité des Indiens - à l'origine des droits de l'homme - font également l'objet de débats nourris en ce siècle de fer et de splendeur. Mais la Renaissance a partiellement échoué dans son programme pacificateur. Loin de mettre fin à l'ère des sacrifices, elle a renoué avec le martyre. La barbarie n'est pas, comme on le croit parfois, l'antonyme de la culture. Des liens complexes ont toujours uni la violence et le sacré. La barbarie naît au sein même de la civilisation. Hier comme aujourd'hui.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).
'Nary, rescapée du génocide cambodgien' est le bouleversant témoignage d'une jeune femme de la haute bourgeoisie khmère qui survécut à la révolution communiste et au génocide qui, en trois ans, causa la mort de près de deux millions de Cambodgiens, soit le quart de la population ! Nous sommes en 1975, " l'année zéro " qui, selon Pol Pot, marquait le début d'une ère nouvelle, mais, en fait, entérinait la mainmise sur le pays par un régime despotique et sanguinaire. Sitôt Phnom Penh prise par les khmers rouges, jeunes soldats incultes et fanatisés, les habitants de la capitale, comme toutes les populations citadines, sont déportés vers les campagnes pour y être rééduqués. Tous les cadres de la nation, les élites qui parlent français, les fonctionnaires, les diplômés et les intellectuels, mais aussi les minorités chinoises et musulmanes, sont déportés, affamés, torturés, éliminés. Durant cette période tragique qui ne le cède en rien aux massacres nazis et staliniens, Nary a pris des notes qu'elle a pu dissimuler tout au long de sa captivité dans les camps de travaux forcés et conserver lors de son évasion jusqu'à son asile en France. Nary, rescapée du génocide cambodgien est une minutieuse reconstitution effectuée par Sophana, la fille de Nary, à partir du journal et des souvenirs de sa mère, correspondances, croquis et photos d'époque ainsi que de témoignages oraux de personnes qui l'ont croisée sur les chemins de la déportation et de l'horreur. Trois générations de femmes rescapées apparaissent dans cette longue marche vers la mort où l'espoir, néanmoins, ne sombre jamais tout à fait : la grand-mère, la mère et sa fille qui, jour après jour, résistent. Ce livre vaut pour l'éclairage qu'il apporte sur un moment de l'histoire longtemps occulté et qui, aujourd'hui où le procès des bourreaux est en marche, refait surface. En décrivant la chute du royaume khmer, berceau d'une vieille civilisation religieuse qui semblait à l'abri des idéologies dévastatrices du XXe siècle, il s'interroge enfin sur le combat pour la défense des libertés et des valeurs spirituelles face aux forces du mal. Une vision sans complaisance sur un des drames les plus sanglants de notre histoire immédiate. Près de 150 photos, dont de nombreuses inédites, accompagnent ce témoignage dans trois cahiers hors texte.