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Théologie de la République. Lamennais, prophète et législateur
Lambert Frédéric
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782747514767
La première moitié du XIXe siècle reste une époque privilégiée pour qui veut comprendre la naissance des idéologies, l'enracinement de la République et les prémisses de la question sociale. De cette période foisonnante qui ouvre sur tous les possibles, Félicité de Lamennais (1782-1854) incarne le meilleur guide. Aux confluents des principaux courants de pensée : catholicismes social et libéral, démocratie chrétienne, socialisme et républicanisme de 1848, il fait figure de précurseur. Prophète condamné par Rome en 1834, l'artisan d'une théologie de la République dessine la voie qui mène à la Cité de Dieu sur terre. Cet ouvrage replace l'une des grandes œuvres de son siècle au cœur des débats qu'elle a contribué à structurer : la quête d'institutions viables dans un pays taraudé par une forte instabilité politique ; les réponses à apporter à la montée du paupérisme liée à l'industrialisation ; l'importance de l'éducation, consubstantielle à la citoyenneté ; la nécessaire modernisation de l'Eglise ; le renouvellement des théories de la certitude et de la connaissance, autour de la conception du sens commun. Il met en lumière la modernité de la pensée de Lamennais, utile pour saisir les défis auxquels sont confrontées actuellement la politique et la religion : la crise de la représentation et le désenchantement du monde.
Les écrits de rue — Mai 1968, Septembre 2001, Janvier 2015 (Charlie Hebdo et l'Hypercasher), Novembre 2015 (le Bataclan et les terrasses parisiennes), les écrits des 32, 33, 34 mars 2016... (Nuit Debout et son calendrier Dada) ou ceux des révolutions arabes — font événement au sein d'une actualité. Ils sont en même temps événements d'écriture, mais aussi écritures en événement. Ici, l'écrit entre littéralement dans l'espace politique, met en visibilité une crise et son moment discursif, souligne les formes poétiques et graphiques de la légende collective que partage à ce moment précis une société. l'enjeu de ce dossier est donc d'identifier et d'analyser ces écritures qui font elles-mêmes événement. Ces textes partagés, repris, reconfigurés, sur les murs, sur les affiches, sur les banderoles, tagués sur le socle d'une statue, reproduits à la Une des journaux papiers, aujourd'hui proliférant sur les pages des réseaux sociaux, forgent un temps nos esprits, participent à l'écriture d'une histoire au présent. Les écritures en événement sont attendues par une armada de professionnels : à peine jetées au sol, taguées au mur, brandies sur un carton, que des institutions s'en saisissent. Elles sont gérées et budgétisées deux fois : par les services de la Propreté et par les conservateurs. Collections ou échantillons, elles peuvent se constituer en archives. Cette parole spontanée, éphémère, hurlée et murmurée appartient aujourd'hui aux registres d'une histoire, d'une anthropologie et d'une sémiotique des langues vivantes au sein des arènes publiques.
Quand en 1932 le jeune André Kertész reçoit une commande du magazine Sourire pour des photographies de nu, il a l'occasion de réaliser un projet médité depuis longtemps : celui de photographier les images que renvoie un miroir déformant d'un corps de femme. Il réalise ainsi un ensemble remarquable de photographies connues sous le nom de Distorsions. Ces images font immédiatement scandale. Interdites, censurées, elles sont rarement vues avant les années soixante-dix : le corps féminin y subit des transformations tellement surprenantes que le regard commun s'en trouve chaviré. Ce livre rassemble deux études à propos des Distorsions. Dans la première, Frédéric Lambert retrace le cheminement de leur invention, l'histoire des réactions qu'elles ont suscitées et en propose une interprétation informée par la psychanalyse. Dans la seconde, Jean-Pierre Esquenazi fait de l'œuvre de Kertész un modèle pour une esthétique de la photographie qui ne serait plus dépendante de la représentation, qui privilégierait la métamorphose et le jeu sur le temps et qui produirait des êtres fantomatiques mais porteurs de pensées intimes.
Résumé : Après avoir vaincu les totalitarismes, la démocratie libérale triomphante affronte les résurgences nationalistes, la montée des communautarismes et le regain du républicanisme ; modes de contestations d'une supposée fin de l'histoire. Cet ouvrage ? mobilise les auteurs canoniques et les grands courants de la pensée politique, ? s'interroge sur les nouveaux enjeux auxquels est confrontée la démocratie, ? propose des pistes de réflexion sur la crise actuelle du politique.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.