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DEUX ETUDES SUR LES DISTORSIONS DE A. KERTESZ. La différence entre l'image, La femme aux distorsions
Lambert Frédéric
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782738472830
Quand en 1932 le jeune André Kertész reçoit une commande du magazine Sourire pour des photographies de nu, il a l'occasion de réaliser un projet médité depuis longtemps : celui de photographier les images que renvoie un miroir déformant d'un corps de femme. Il réalise ainsi un ensemble remarquable de photographies connues sous le nom de Distorsions. Ces images font immédiatement scandale. Interdites, censurées, elles sont rarement vues avant les années soixante-dix : le corps féminin y subit des transformations tellement surprenantes que le regard commun s'en trouve chaviré. Ce livre rassemble deux études à propos des Distorsions. Dans la première, Frédéric Lambert retrace le cheminement de leur invention, l'histoire des réactions qu'elles ont suscitées et en propose une interprétation informée par la psychanalyse. Dans la seconde, Jean-Pierre Esquenazi fait de l'œuvre de Kertész un modèle pour une esthétique de la photographie qui ne serait plus dépendante de la représentation, qui privilégierait la métamorphose et le jeu sur le temps et qui produirait des êtres fantomatiques mais porteurs de pensées intimes.
Une caricature faite dans les langues de la laïcité, de la liberté d'expression, de l'universalisme républicain, de la culture de la démocratie, demande des compétences pour l'interpréter. C'est l'objet de ce dossier. Pourquoi les intelligences de la caricature, ses jeux, ses distances, ses transgressions, peuvent-ils être entendus comme des profanations ? Comment la caricature, partagée par un lectorat habitué aux promesses de la politique éditoriale du média qui la publie, se trouve-t-elle projetée dans les arènes mondialisées, et circule-t-elle entre différentes communautés de croyance ? Ces questions malheureusement portent en elles une gravité, sinon une tristesse et l'expression d'un deuil, celui des auteurs de Charlie Hebdo assassinés au nom de dieu. Les caricatures sont souvent de petits exercices de profanations créatives, où les discours marchands, les discours politiques, les discours religieux font l'objet d'une saine provocation. Mais ces exercices de démocratie sont inaudibles pour ceux qui par intérêt politique se déclarent depuis les territoires d'une théocratie, ou pour ceux qui n'ont jamais pu apprendre à entendre et produire les voix de la subversion et de l'émancipation. Ce dossier, "Lectures de la caricature", est pris dans le débat de l'interdisciplinarité où l'histoire, l'anthropologie, la sémiologie et la sociologie viennent dire et analyser comment circulent et font sens les textes et les images au sein des sociétés. La caricature travaille généralement à rebours du naturel, de l'évidence, et des usages conventionnels de l'information et de la communication. Elle travestit, met à nu, tord, déforme graphiquement des traits qui étaient partagés dans le confort des normes sociales. Certes, la caricature peut devenir un objet de propagande. Mais elle est essentiellement l'expression vivante de nos libertés et des combats qu'il faut mener pour les préserver.
Quand l'État est-il né ? Qu'est-ce que le totalitarisme ? La démocratie est-elle un régime élitiste ? Le citoyen est-il apathique ? Faut-il réformer la Ve République ? Quelle place les partis d'extrême droite occupent-ils en Europe ? Le clivage droite/gauche a-t-il encore un sens ? Quelles différences distinguent le régime présidentiel du régime parlementaire ? Rendant compte de la diversité des recherches menées en science politique et présentant un large panorama des problématiques élaborées dans le cadre d'une discipline récente, cet ouvrage intéressera tous ceux qui souhaitent mieux comprendre le fonctionnement des démocraties contemporaines.
Les écrits de rue — Mai 1968, Septembre 2001, Janvier 2015 (Charlie Hebdo et l'Hypercasher), Novembre 2015 (le Bataclan et les terrasses parisiennes), les écrits des 32, 33, 34 mars 2016... (Nuit Debout et son calendrier Dada) ou ceux des révolutions arabes — font événement au sein d'une actualité. Ils sont en même temps événements d'écriture, mais aussi écritures en événement. Ici, l'écrit entre littéralement dans l'espace politique, met en visibilité une crise et son moment discursif, souligne les formes poétiques et graphiques de la légende collective que partage à ce moment précis une société. l'enjeu de ce dossier est donc d'identifier et d'analyser ces écritures qui font elles-mêmes événement. Ces textes partagés, repris, reconfigurés, sur les murs, sur les affiches, sur les banderoles, tagués sur le socle d'une statue, reproduits à la Une des journaux papiers, aujourd'hui proliférant sur les pages des réseaux sociaux, forgent un temps nos esprits, participent à l'écriture d'une histoire au présent. Les écritures en événement sont attendues par une armada de professionnels : à peine jetées au sol, taguées au mur, brandies sur un carton, que des institutions s'en saisissent. Elles sont gérées et budgétisées deux fois : par les services de la Propreté et par les conservateurs. Collections ou échantillons, elles peuvent se constituer en archives. Cette parole spontanée, éphémère, hurlée et murmurée appartient aujourd'hui aux registres d'une histoire, d'une anthropologie et d'une sémiotique des langues vivantes au sein des arènes publiques.
Comment les artistes transforment-ils une image ou un texte médiatique ? Cette question très simple interroge les relations qui se tissent entre les mondes de l'information, de la communication, des industries culturelles et de l'art. Si les frontières entre ces territoires ont toujours été perméables, l'art participe aujourd'hui au même titre que les médias à la circulation et à une visibilité renouvelée des débats publics. Quand des artistes se saisissent du matériel de l'information contrainte par des impératifs économiques, politiques et juridiques, ils participent dans les arènes publiques — en ligne et hors ligne — aux débats que génère l'actualité. Hors de l'injonction des présents incessants de l'actualité médiatique, l'oeuvre d'art répond aux normes de l'information par son ouverture esthétique et politique.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.