Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pierre Bourthoumieux
Lamazères Jean-françois / greg
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738486158
La vie de Pierre Bourthoumieux, pharmacien et résistant toulousain d'origine lotoise, mort en 1945 à trente-sept ans, couvre deux périodes, liées entre elles par une même foi dans le socialisme et un courage exemplaire. D'abord, une douzaine d'années d'un militantisme fervent et intègre qui s'exprime avec impétuosité sur les estrades de la SFIO et dans la presse du Lot. En 1940, revenu blessé du front, Pierre Bourthoumieux voit la France flancher et c'est la fin d'un espoir rendu déjà ténu par les derniers événements des années trente. Puis, aussitôt le rugbyman se relève. Il rassemble ses amis, fonde un Comité d'action socialiste clandestin pour Toulouse, active la branche locale du réseau de renseignement Brutys et crée des maquis dans le Lot, Repéré par la Gestapo, il est arrêté lors d'une mission à Lyon. Vainement torturé à Montluc, il est déporté en Allemagne et porté disparu. Un demi-siècle après, le petit-fils du "Tribun" est parti à sa recherche, accomplissant l'indispensable devoir de mémoire envers celui qui, comme l'écrit Pierre Mauroy dans sa préface, a pris des risques mais a eu une vie d'homme libre.
Le roman: Un journaliste français fan de blues, peut-être parce qu'il est de Toulouse, et des bords de Garonne, part chercher dans les boues du Delta et les rues de l'Alabama la vérité de la musique qu'il aime, non pas les cris de Johnny, mais le cri des Noirs. A une croisée, au milieu des ruines, très vite, il tombe sur Rosco Lenoir, bluesman et joueur d'harmonica, sorcier et menteur, enchanteur et pitre. Les souvenirs de Lenoir, rouge sang et bleu pétrole, coups de lune, rires et sanglots, au rythme des tambours louches et au son des orgues à bouche, sont comme le Congo remonté par Conrad jusqu'à Kurtz. Reste à ne pas sombrer.
Le sablier est retourné : au milieu des années 1920, un équipage de l'Aéropostale tombe aux mains des I Maures ; c'est la course pour sauver Germain, Pinte et Zaraf. Dans les années 2010, un reporter du nom de Cornel s'embarque sur le rallye aérien qui suit la Ligne, avec des fous de l'aviation et dans la poche les secrets du passé et le souvenir cuisant d'une pierre magique. Leurs aventures baroques en Espagne et au Maroc, jusqu'aux confins d'un désert peuplé de fantômes et de trafiquants, nous conduisent aux sources de l'énigme.
Pologne, Palestine, Espagne, France... de son enfance juive bouleversée par les pogroms à une adolescence bercée puis déçue par le rêve d'une Nouvelle Sion, Marcel Langer porte en lui tous les germes du combat et de la résistance. Devenu communiste, il s'engage dans les Brigades internationales après dix ans d'une vie militante et ouvrière en Palestine puis en France ; il se bat de Madrid à Vinaroz, puis connaît les camps d'internement français de réfugiés. Dès lors, son existence peut se résumer ainsi la liberté ou la mort. Ne pouvant accepter l'occupation du pays des droits de l'homme, il organise et dirige la 35e Brigade FTP-MOI. Harcelant les contingents allemands postés à Toulouse, il contribue avec ses hommes à la déstabilisation de l'occupant, jusqu'à son arrestation en mars 1943. Au terme d'un procès retentissant intenté par les services de Vichy, le procureur se tourne vers Marcel Langer et clame : " Vous êtes juif, étranger, communiste... Trois raisons pour moi de réclamer votre tête ! " Cinq mois plus tard, cette tête farouche roule dans le panier, au pied de la guillotine. Cette biographie passionnante fait entendre l'accent des étrangers qui se sont battus pour la France. Elle retrace le destin exceptionnel d'un combattant idéaliste et courageux que les circonstances de l'Histoire vont transformer en héros. A la lumière de cette vie engagée, chacun peut s'interroger : et nous, qu'aurions-nous fait ?..
Ce court roman - car c'est d'un roman qu'il s'agit, par bien des aspects - vient très justement s'intégrer à la collection Terre de mémoire, tant il est "chevillé" en ces contrées du Mexique, en particulier en cette étonnante ville de Taxco, la cité de l'argent. Par son écriture vive, directe, avec son humour iconoclaste et réjouissant, Greg Lamazères nous emmène de bon gré dans son voyage. On rit au récit de la redoutable rencontre d'un estomac européen avec les produits locaux, où, parmi eux, en bonne place, trône le terrible mescal ! Mais on se prend à s'interroger, aussi, et on ressent une émotion profonde à l'évocation de la mémoire et des mines d'argent où furent exploités sans vergogne des milliers d'Indiens. Parfois graves, souvent drôles, ces "mémoires fictifs" sont à l'image de ce monde où la gravité, souvent, côtoie humour et joie de vivre, un peu comme émergent des angoisses quotidiennes les mets épicés et brûlants de la cuisine mexicaine. En ce sens, ce voyage au Mexique n'est pas le résultat d'une escapade touristique banale : il est le récit d'une découverte, enrichie d'un libre et profond souci d'humanité.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.