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Un peuple de statues. La célébration sculptée des grands hommes (France 1801-2018)
Lalouette Jacqueline ; Bouyé Gabriel
MARE MARTIN
47,00 €
Épuisé
EAN :9791092054880
Dès l'aube du XIXe siècle, l'exemplarité attachée aux "grands hommes" et la volonté de populariser leur image furent à l'origine d'une entreprise de statuaire publique qui s'amplifia et se diversifia avec le temps. Au fil des décennies, un nombre croissant d'effigies représentant tout d'abord des rois et des guerriers, auxquels s'ajoutèrent hommes politiques, écrivains, savants, artistes, saints, etc., conquirent l'espace public de la métropole et des colonies. Parmi ces "grands hommes" figurent une petite minorité de "grandes femmes", Jeanne d'Arc étant toutefois le personnage le plus statufié. Les bouleversements politiques du XIXe siècle provoquèrent quelques destructions et retraits de statues. Mais celles-ci furent surtout victimes de la refonte ordonnée par Vichy dans le cadre de la "mobilisation des métaux non ferreux". Soumises pour le meilleur (les honneurs) et le pire (les contestations, les outrages et les mutilations) à l'action des hommes, les statues le sont aussi au vieillissement et à la pollution unies pour les dégrader. Durant les années 1960-1970, ne correspondant plus aux critères esthétiques dominants, les hommages publics figuratifs semblaient destinés à disparaître, mais ils retrouvèrent un nouveau souffle dès les années 1990 et 2000.
Comme tous les mots en "isme", l'anticléricalisme désigne un projet politique cohérent, une attitude idéologique, un système de pensée homogène. Au sens strict, il se rapporte à l'ensemble des manifestations, actes ou discours, qui s'opposent à l'ingérence des Eglises dans les affaires publiques. Apogée de sa version institutionnelle : la IIIe République, qui vota les principales lois laïques. Or, il y a bien des manières d'être anticlérical, et les anticléricaux s'en sont souvent pris aux dogmes, à diverses formes de piété et aux clergés, quels qu'ils soient. Traditionnellement tourné contre le catholicisme, l'anticléricalisme n'ignore donc pas les autres religions, notamment l'islam. Mais s'opposer aux Eglises, est-ce forcément s'opposer aux religions ?
Injustement tombée dans l'indifférence, la Deuxième République vit cependant, à sa naissance, communier tout un peuple uni dans une mystique fraternelle, qui se propagea dans l'Europe entière. En France, sous l'égide de personnalités telles Lamartine, Victor Schœlcher ou Louis Blanc, elle adopta des lois fondamentales comme le suffrage universel masculin ou l'abolition de l'esclavage et de la peine de mort en matière politique. Mais, emportée par un coup d'État perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte, elle périt prématurément. Puisse cet opuscule rappeler ce que nous lui devons.
La Belle Epoque : cette expression qui désigne les décennies précédant la Grande Guerre fait miroiter un temps caractérisé par la joie et la douceur de vivre. La Belle Epoque fut une période de profondes transformations dans la vie politique et sociale, la médecine, la science et les techniques ; diverses activités enrichirent la palette des loisirs et des sports ; la littérature et les arts furent bouleversés par de nouvelles sensibilités et les débuts du septième art. Mais la Belle Epoque fut aussi un temps d'âpres combats sociaux et de grandes inégalités ; douce aux nantis, la vie restait difficile pour les classes populaires, surtout pour les plus faibles et les plus démunis. Quant à la vie internationale, marquée par la montée des nationalismes, des militarismes et des rivalités coloniales, elle ne laissait rien augurer de bon. Apaches et héroïques pionniers de la radiographie, Sacre du printemps et facéties du pétomane, ménagères en lutte contre la vie chère et sommes colossales englouties dans des bals somptueux, lait frelaté et champagne oxygéné : les quatre-vingt-sept notices de ce dictionnaire révèlent au lecteur un monde rendu fascinant par ses évolutions, ses excès et ses contrastes.
Caricaturée, la libre pensée pouvait-elle devenir un objet historique? Était-il possible de dégager les réels enjeux politiques de son histoire, longue d'un siècle?Jacqueline Lalouette, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Paris XIII, a comblé un vide historiographique en étudiant l'une des composantes, et non la moins active, de cet esprit républicain qui est aujourd'hui un objet d'histoire reconnu. Apparues en 1848, les sociétés de libre pensée trouveront leur âge d'or sous la IIIe République et exerceront une grande influence politique. Les libres penseurs, liés à la franc-maçonnerie et aux courants de gauche et d'extrême gauche, partisans du progrès, ont combattu les religions révélées, milité pour la laïcisation de (espace public, de la conscience et de la vie privée de leurs concitoyens, au point d'inventer de nouveaux rituels et une nouvelle sacralité.Les libres penseurs n'ont pas été ces "bouffeurs de curé" souvent stigmatisés. La laïcité fut pour eux la condition requise pour une véritable "révolution culturelle", voire sociale. Leur désir utopique de bâtir une nouvelle "cité terrestre" mérite d'être examiné au-delà des outrances et des écarts de langage qui ont parfois accompagné leur discours.
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.
Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents "petits bronzes" italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du XVe jusqu'au milieu du XVIe siècle. Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique. C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ms questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche. C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux "petits bronzes" italiens de la Renaissance.