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ANGÉLINE GUILLOU. Un voyage littéraire à travers le Canada des années 1930
Lallier Joseph
CULTUREA
18,90 €
Épuisé
EAN :9791041813940
Le cri rauque, deux fois répété, de la sirène du petit navire faisant le service de la poste sur la Côte Nord du Saint-Laurent, annonçait qu'il devait bientôt quitter ses amarres au quai du Bassin Louise, dans le port du vieux Québec. Une quarantaine de passagers de première, pour la plupart des Américains en quête d'émotions nouvelles, allaient demander à la Côte Nord de notre majestueux golfe les sensations que leur refusaient, pour s'en être maintes fois repus, nos vieilles villes historiques, nos pittoresques villages et nos campagnes verdoyantes et luxurieuses sillonnées par nos belles routes. Parmi les passagers, se trouvaient aussi quelques citoyens de la Côte (abréviation dont se servent les habitants de cette région pour désigner le littoral du Saguenay au Labrador terre-neuvien). Des voyageurs de commerce allaient aussi dans ce pays lointain solliciter des commandes pour leurs patrons. Certains officiers des gouvernements, fédéral et provincial, faisaient leur tournée annuelle d'inspection. Comme complément, deux sauvages de Natashquan, de la tribu montagnaise, attendaient patiemment le départ du navire.
Le présent volume entreprend de reconnaître l'oeuvre et la pensée de Roger Munier, en leur champ d'action et leur envergure. Philosophe, poète (ou encore critique, traducteur), aussi bien il récuse ces dénominations en son travail même, parce qu'elles dressent des barrières et croient définir ainsi des objets, quand il n'y a que des frontières, toujours franchies, et un seul objet, bien qu'il échappe sans cesse. Roger Munier occupe superbement celle qui se trace entre ontologie et phénoménologie - clairement soumises à une interrogation eckhartienne du divin. Il déplace avec non moins de force celles qui dessineraient le territoire de la poésie, exercice de la parole, écoute du monde. Ainsi aux "méditations" qui conduisent la pensée jusqu'au bout d'elle-même, répond le dire del"Opus incertum, où s'actualise l'horizon d'une présence adossée au Rien. Proche des grands poètes de son temps, auteur d'un livre majeur sur Rimbaud, théoricien de l'image et ami des peintres de l'apparaître, témoin enfin de l'" espace intérieur ", Roger Munier, dans l'écart où il se tient, met en relief d'un rayonnement oblique les questions que tend à occulter la représentation que notre temps se fait de lui-même."
- André Lescault, vous êtes libre ! dit à brûle-pourpoint le gouverneur du pénitencier, en présentant un parchemin au jeune homme frêle, mais à l'air distingué, qui depuis trois ans purgeait une sentence pour vol, à Saint-Vincent-de-Paul. - Il me reste encore deux ans de sentence à purger, Monsieur le Gouverneur, répondit le jeune homme. - Oui, mais en récompense de votre bonne conduite, le ministre de la justice a bien voulu vous faire grâce des deux autres années. Il est bon le ministre, de vous faire cette faveur ! André se redressa comme s'il eût subi une insulte. Ses yeux s'enflammèrent d'indignation. - Ah ! dit-il, la bonté des hommes, je suis payé pour la connaître, depuis trois ans que je subis l'opprobre avec la pègre, que cette même bonté humaine m'a donnée comme compagne. - Il ne faut pas maugréer contre la Justice, mon ami, reprit le gouverneur, il faut payer ses dettes à la Société, et ce n'est pas sa faute si vous êtes tombé.
A travers ces deux essais, François Lallier nous propose non seulement un retour aux sources de la poésie occidentale, mais aussi une lecture précise, et pourrait-on dire, renouvelé d'auteurs latins tels que Catulle, Virgile et Horace. Mais plus qu'une lecture, il s'agit aussi d'une traduction faite de certains textes de ceux-ci qui induisent le commentaire. Lallier est à la fois poète et critique. Et il convient de rappeler que ces deux activités se nourrissent à tel point qu'on ne saturait les dissocier. C'est ce que montre très bien la réflexion qui précède les traductions proposées dans ce livre. Il convient de laisser parler l'auteur qui dès l'ouverture de son texte donne une idée précise à la fois de son intention et de la langue qui porte à merveille ce texte, une langue précise et rigoureuse, mais tout en souplesse. Lallier écrit : " Plonger à travers le temps, cherchant une origine. Remonter le courant à partir d'un point de départ qui ne peut être que le moment - le paysage - présent. Ainsi l'origine est-elle double, celle vers laquelle je reviens, et celle, dans ce mouvement de retour, d'où je suis parti : ce présent, qui est aussi un territoire ou une terre. Parce que la terre possède les fantômes qui habitent virants le poème, mais possède aussi, près de tel ruisseau, non de sources néolithiques, le feuillage loquace des peupliers qu'agite un souffle invisible : parole perpétuellement présente comme elle l'est ici, dans l'instant, avant même que le murmure des mots, en leur "mutisme ", n'engendre les figures de la grâce, de la beauté, du plaisir, de la douleur qui les accompagne.". Tout dans ce livre est à découvrir, qui parle non seulement de poètes d'antan, mais de la poésie présente.
La poésie de François Lallier signale combien l'attention portée à la question du mouvement de la création comme ouverture au monde cherche à approcher et à cerner au plus près les liens tendus entre le moment présent de la perception et ce qui se donne comme son origine lointaine, avec toute son opacité, à travers l'émergence de la langue, de la parole poétique. Que recouvre ce moment si singulier de la perception, ce surcroît de la vision ? Et que signale ce qui se donne comme son origine, dans la remontée de ceque la langue prend en charge, d'aussi loin qu'elle provienne ? Certes, s'il y a recherche d'une origine de la parole et de son pouvoir de captation, dressée autant que traversée par le réel allant à la rencontre de celui-ci, cette parole poétique offre en ses prismes novateurs et parvient d'une manière remarquable à l'adéquation du poème à la fulgurance du dehors perçu. Dans le seul "geste" de regarder, toute cette intimité - et peu importe, en définitive, le prétexte - associée à toute chose du monde, entretient en cette poésie la source que constitue le corps du réel qui jamais ne se dérobe du coeur de la vie
Les mystères de l'univers ésotérique se dévoilent à travers les pages de "La Science des Mages et ses applications théoriques et pratiques" . Ce traité, rédigé par Papus, figure emblématique de l'occultisme du XIXe siècle, nous transporte dans un monde où la science et la magie s'entrelacent. L'oeuvre se situe à une époque où la quête de la connaissance ésotérique était à son apogée, et où les frontières entre le visible et l'invisible étaient explorées avec une ferveur sans précédent. Papus, de son vrai nom Gérard Encausse, nous guide à travers les arcanes de la magie, en exposant des concepts qui mêlent philosophie, alchimie et mysticisme. Ce livre se distingue par sa capacité à rendre accessibles des notions complexes, en les ancrant dans des applications pratiques qui fascinent autant qu'elles intriguent. Les thématiques abordées, telles que l'initiation, l'évolution des rituels et l'interprétation des signes, sont autant de portes ouvertes sur un univers où la pensée rationnelle côtoie l'intuition. Papus, en tant qu'érudit, nous offre une perspective sur la manière dont la magie peut être perçue non seulement comme un art, mais aussi comme une science à part entière. En parcourant cet ouvrage, le lecteur est invité à réfléchir sur la place de l'homme dans l'univers et sur les forces invisibles qui l'entourent. Par l'étude des principes ésotériques, ce livre nous apprend à mieux comprendre les interactions subtiles entre l'esprit et la matière, et à envisager la réalité sous un angle nouveau. Une exploration qui promet de transformer notre perception du monde et de nous ouvrir à des dimensions insoupçonnées.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.
Résumé : Le docteur Jekyll est un homme bon et loyal. M. Hyde, lui, est un individu étrange, capable des pires crimes. Pourquoi alors Jekyll a-t-il fait son testament en faveur de Hyde ? Pourquoi le laisse-t-il venir chez lui à n'importe quelle heure ? Serait-il victime d'un chantage ? Le vieux docteur Lanyon aimerait bien savoir. Peut-on être à la fois homme de bien et criminel, Jekyll et Hyde ?