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EN LISANT EN ECOUTANT
LAISNEY VINCENT
IMPRESSIONS NOU
17,00 €
Épuisé
EAN :9782874494451
Cet ouvrage s'intéresse à un phénomène capital, quoique méconnu, de l'histoire littéraire du XIX' siècle : la lecture à haute voix en petit comité. De Lamartine à Gide en passant par Stendhal, Hugo, Flaubert, Rimbaud et Mallarmé, tous les écrivains ont essayé leurs oeuvres devant un petit parterre d'amis et de confrères. Maillon oublié de la chaîne du livre, cette phase test est une étape importante, voire déterminante, dans le processus de création littéraire. Un tableau de Théo van Rysselberghe intitulé Une Lecture (1903) forme le point de départ de l'enquête. Pourquoi lit-on ? Que lit-on ? Pour qui lit-on ? L'auteur s'efforce de répondre à toutes ces questions en puisant dans une documentation variée (correspondances, journaux intimes, souvenirs littéraires, articles périodiques, etc.). Erudit, l'ouvrage n'a pourtant rien d'académique. Il se présente sous la forme de 80 petits chapitres qui sont autant de pièces du puzzle de la lecture. Une fois n'est pas coutume, l'auteur raconte son enquête en même temps qu'il la mène. Chapitre après chapitre, le lecteur partage ses tâtonnements, ses découvertes, ses échecs - sa satisfaction enfin, quand le phénomène de la lecture littéraire en petit comité est redevenu visible.
Présentation de l'éditeur Si leurs noms sont familiers du grand public, les grands créateurs littéraires sont en réalité très mal connus. Qui est Dante ? Qu est-ce que La Divine Comédie ? Qui est Goethe ? Que raconte Faust ? Intimidés ou rebutés par la difficulté, la plupart des lecteurs se satisfont d adaptations fades et tronquées. Faute de lire l Iliade, on regarde le film... Cet ouvrage se donne pour objectif de réconcilier le lecteur avec les chefs-d uvre de la littérature européenne en levant les barrières qui lui en barrent l accès.Chaque chapitre est consacré à un « génie » : Homère, Dante, Cervantès, Shakespeare, Goethe, Hugo et Joyce. Ce voyage au centre de la littérature auquel nous invite Vincent Laisney, allie à merveille rigueur scientifique et clarté pédagogique.Vincent Laisney, maître de conférences à l université de Paris-Ouest, est l auteur de L Arsenal romantique (Champion, 2002) et de L Âge des cénacles (Fayard, 2013).
Si beaucoup continuent à associer Robert de Niro à Martin Scorsese, Harvey Keitel demeure pourtant le seul véritable alter ego du cinéaste. Leurs cinq collaborations, qui firent naître Taxi Driver et La Dernière Tentation du Christ révèlent bien plus qu'une simple relation d'identification. Elles portent le témoignage d'une des associations les plus passionnantes de l'histoire du cinéma américain.
Jacques Ginestié a profondément influencé la structuration de la formation des enseignants et le développement de la recherche en éducation, en France et a l'étranger. Cet ouvrage collectif, issu du colloque international tenu en 2023 à l'Inspé d'Aix-Marseille, lui rend hommage en rassemblant des contributions de chercheurs issus de divers laboratoires. Organisé autour de trois axes majeurs qui ont orienté son oeuvre - l'éducation technologique, l'efficacité des processus d'enseignement-apprentissage, et la structuration de la recherche en éducation - il propose une analyse approfondie de ces champs à travers quinze études menées aux différents niveaux du système éducatif, de la maternelle à l'université. Les contributions, qui portent sur des disciplines variées telles que la technologie, les sciences, le design, les lettres et l'éducation physique et sportive, sont la preuve d'une dynamique toujours à l'oeuvre et témoignent de la diversité des terrains et des méthodologies mobilisées, alimentant ainsi la réflexion actuelle autour des recherches en éducation à partir des différentes questions auxquelles Jacques Ginestié s'est intéressé. En croisant différentes approches, cet ouvrage met en lumière la vision ambitieuse dont il était le fervent défenseur : articuler la formation des enseignants et la recherche en éducation afin d'améliorer l'école, l'illustration même de l'engagement d'un homme de convictions au service d'une éducation pour tous.
En comparant le roman à " un miroir que l'on promène le long d'un chemin " Stendhal a livré la définition la plus poétique, et sans doute aussi la plus profonde que l'on puisse imaginer, d'un genre qui, à l'aube du XIXe siècle, demeure encore problématique. De ce miroir magique du roman, Pierre-Louis Rey n'a eu de cesse, durant toute sa carrière, d'étudier les multiples facettes en enseignant la littérature à l'université Sorbonne nouvelle - Paris 3, en écrivant des essais critiques sur les plus grands romanciers du XIXe et du XXe siècles, et en éditant quelques-unes de leurs œuvres. Cet ouvrage entend rendre hommage à la fois au professeur, au chercheur et à l'écrivain (Pierre-Louis Rey a publié plusieurs romans). On y trouvera un portrait croisé de l'universitaire et du romancier, suivi de vingt-deux contributions, écrites par ses collègues et amis, sur les auteurs dont il a exploré " l'univers romanesque " : Gobineau, Stendhal, Flaubert, Proust, Camus, Balzac, Sand, Gautier, Zola et Simon.
Peeters Benoît ; Schuiten François ; Rosset Franço
La Maison d'Ailleurs, musée de la science-fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires d'Yverdon-les-Bains (Suisse), présente une grande exposition : "MONDES imPARFAITS. Autour des Cités obscures de Schuiten et Peeters", du 17 novembre 2019 au 25 octobre 2020. Ce livre en est le prolongement et l'approfondissement, autour des notions d'utopie et de dystopie. L'acte de naissance officiel de l'utopie est la publication en 1516 du récit Utopia de l'humaniste anglais Thomas More. Il y met en scène un monde autre dans lequel les êtres humains sont postulés comme heureux, en raison d'une organisation socio-politigue novatrice. Mais la dernière phrase d'Utopia laisse entendre que cette cité devrait rester au rang de "souhait", c'est-à-dire de modèle à ne surtout pas réaliser. En effet, dès que l'on se met a raconter, de l'intérieur, ce qui se passe en utopie, la cité supposée parfaite exprime sa dimension aliénante et se transforme en dystopie. Du Meilleur des mondes et 1984 à Blade Runner, La Servante écarlate et Black Minor, les dernières décennies ont vu se multiplier de tels récits, en littérature, au cinéma et ailleurs. "MONDES imPARFAITS" propose une synthèse solide sur le sujet, agrémentée de nombreux documents et de dessins rares ou inédits des Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.
Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)... Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.