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Un marin normand
Lair-Frémont Pierre
HEMISPHERES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782377012213
Ce récit a tout du roman d'aventure... mais n'en raconte pas moins une vie bien réelle : celle d'un officier de marine, qui prit la mer dès l'âge de 9 ans, en 1768, comme "mousse sans salaire" , et mourut d'une balle anglaise en Guadeloupe vingt-six ans plus tard. Dans cette restitution méticuleuse des étapes de la carrière d'un officier de marine normand, le lecteur prendra connaissance de l'environnement professionnel dans lequel évoluaient les hommes qui commandaient les navires de commerce au XVIIIe siècle. Il en est ainsi du va-et-vient obligé entre les voyages pour la navigation marchande et le service sur les vaisseaux du roi, de la pesanteur de la hiérarchie du monde maritime, des étapes décisives dans une carrière d'officier de l'époque. Or, Pierre Frémont fut un fervent défenseur de la République, qui participa activement au soulèvement des patriotes guadeloupéens refusant de voir livrer l'île aux Anglais - ce qui lui valut sa nomination comme capitaine de vaisseau en janvier 1794 puis le commandement du Thétis parti de Rochefort pour aller faire appliquer le décret d'Abolition de l'esclavage en Guadeloupe. Voici assurément l'un des aspects remarquables de cette biographie.
Si Tristan Corbière fut assez peu disert sur son art et sur lui-même, la critique, elle, a préféré attendre d'être posthume pour se libérer. Il ne s'agit pas ici de critique au sens théorique du terme, plutôt de réception auprès de ses pairs, des lectures de Corbière qu'écrivains et poètes livrèrent à chaud, ou dans l'élaboration de leur oeuvre propre.
Mirbeau, mon cher Mirbeau de Bretagne" : c'est ainsi que l'un des proches d'Octave Mirbeau, l'écrivain Paul Hervieu, touchait du doigt le rapport presque organique qui liait l'auteur du Journal d'une femme de chambre à une région qu'il connaissait intimement. La matière de Bretagne a réellement offert à Mirbeau une inépuisable réserve de sujets romanesques, de figures inoubliables, de souvenirs pittoresques ou profonds, de décors singuliers. Les fréquents séjours de Mirbeau en cette terre d'élection, souvent libres, parfois contraints, ont suscité la veine polémique tout autant que la sensibilité poétique de l'écrivain ; le théâtre, la critique d'art, le roman, la chronique, la correspondance, en portent les traces. Cette âme volcanique, dont l'un des pseudonymes est Jacques Celte, trouve dans les paysages morbihannais ou les côtes d'Audierne une manière de reflet de son théâtre intime, âpre, tourmenté, livré aux violences tumultueuses de la nature. Pan de géographie intérieure, la Bretagne accueille aussi certains débats publics : le procès de Rennes vient clôturer en 1899 l'affaire Dreyfus, auquel assiste Mirbeau. Le présent volume réunit les actes du colloque "Mirbeau et la Bretagne", organisé à l'occasion du centenaire de sa mort.
En 1907, dans son roman de l'automobile, La 628-E8, Octave Mirbeau salue aux Pays-Bas "le rôle qu'y jouèrent les Iconoclastes, secte admirable, qu'il regrettait chaque fois qu'il visitait une exposition de peintures". C'est ce rapport de Mirbeau aux icônes, représentations artistiques autant que figures humaines, que ces vingt-trois études précisent, à la double lumière de la tradition et de la modernité.
La voix et l'écrit suivent le fil d'une exploration de l'expérience sensorielle du poète, sans jamais céder à l'anecdote, ni à l'autobiographie, toujours en poésie. Les poèmes passent par une mise en forme qui déstructure le fil de la prose narrative, jouent de la géométrie dans la page, toujours groupés, jamais flottants, le lecteur est d'abord interpellé par cette géométrie qui proposent des analogies fortes comme la symétrie, le liséré typographique qui encadre, sont au service d'une mise à distance immédiate qui ouvre la voie au poème.
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
Cet ouvrage couvre presque cent années de l'histoire tourmentée de la péninsule coréenne, du début du XXe siècle à l'orée du nouveau millénaire. Témoignage exceptionnel, il a été écrit par la propre soeur de la compagne du Guide suprême, feu Kim Jong Il. Mais, du père héritier de propriétaires fonciers, choisissant très tôt le communisme contre ses intérêts de classe, aux enfants et petits-enfants éduqués au Nord, astreints à une vie de reclus avant de parvenir à fuir, les destins dramatiques de cette famille font largement écho aux tragédies individuelles de l'immense majorité des Coréens de l'époque. Cette émouvante narration à quatre mains – la première partie retranscrit le journal de la mère de l'auteure – est aussi un puissant manifeste : celui d'une lignée de femmes déterminées à s'arracher aux plaies de la misère et aux pesanteurs du patriarcat, et qui, au moins un temps, auront eu sincèrement foi en la société nouvelle qu'elles se proposaient de bâtir.
Quels sont les enjeux de santé liés aux migrations actuelles, non seulement pour les migrants, mais aussi pour les structures qui les prennent en charge ? L'originalité de cet ouvrage est de réunir universitaires et acteurs de terrain pour répondre à cette question, en faisant dialoguer observations ethnographiques et mises en application cliniques. A partir de parcours migratoires et de leur incidence sur la santé, et en prenant en compte les vécus psychiques de migrant(e)s dans des contextes extrêmement variés, expériences et travaux rendent compte des différentes modalités de confrontation des professionnels de la santé et des chercheurs (médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers, assistantes sociales et anthropologues), dans diverses situations d'accueil et de soins, face à la variété des parcours et du vécu des traumatismes, de l'expatriation, de l'exil clandestin, de la précarité sociale et la maladie.