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Agone N° 31-32, 2004 : L'exemple américain
Laine Michael
AGONE
22,40 €
Épuisé
EAN :9782748900279
Nous devons être en mesure de proposer un nouveau programme libéral qui fasse appel à l'imagination. Nous devons à nouveau faire de la construction d'une société libre une aventure intellectuelle, un acte de courage. Ce dont nous manquons, c'est d'une utopie libérale, un programme qui ne serait ni une simple défense de l'ordre établi ni une sorte de socialisme dilué. Mais un véritable radicalisme libéral qui n'épargne pas les susceptibilités des puissants (syndicats compris), qui ne soit pas trop sèchement pratique, et qui ne se confine pas à ce qui semble politiquement possible aujourd'hui. Nous avons besoin de leaders intellectuels, prêts à résister aux séductions du pouvoir et de la popularité, et qui soient prêts à travailler pour un idéal, quand bien même ses chances de réalisation seraient maigres. Ils doivent avoir des principes chevillés au corps, et se battre pour leur avènement, même s'il semble lointain. Le libre-échange et la liberté d'entreprendre sont des idéaux qui peuvent encore éveiller l'imagination des foules. Mais un simple " libre-échange modéré " ou un " assouplissement des réglementations " ne sont ni respectables intellectuellement ni susceptibles d'inspirer le moindre enthousiasme. La principale leçon qu'un libéral conséquent doit tirer du succès des socialistes est que c'est leur courage d'être utopiques qui leur a valu l'approbation des intellectuels ainsi que leur influence sur l'opinion publique, qui rend chaque jour possible ce qui, récemment encore, semblait irréalisable. Ceux qui se sont souciés exclusivement de ce qui semblait réalisable dans tel état de l'opinion se sont constamment rendu compte que tous leurs projets devenaient politiquement impossibles en raison de l'évolution d'une opinion publique qu'ils n'avaient rien fait pour guider. Si nous retrouvons cette foi dans le pouvoir des idées qui fut la force du libéralisme dans sa grande époque, la bataille n'est pas perdue. (Friedrich Hayek, 1949)
Autisme. Syndrome d'Asperger. Ces mots résonnent comme un coup de tonnerre. Mais une fois le choc passé, les parents n'ont qu'un seul objectif en tête : permettre à leur enfant de s'épanouir dans un monde si peu fait pour lui. Toute une aventure ! C'est cette aventure difficile, longue, faite de petits progrès, d'avancées fragiles et de grands bouleversements que nous raconte ce livre, à travers le combat de toute une famille pour que son enfant puisse se faire une place dans la société. Combat pour obtenir un diagnostic et une prise en charge efficace dans un système qui privilégie encore tant l'approche psychanalytique et qui voit dans l'autisme une maladie plutôt qu'une différence. Combat pour une inclusion scolaire réussie, Combat enfin pour supporter les regards réprobateurs, les réflexions malveillantes, les conseils non sollicités, les préjugés. Si l'aventure est difficile, elle est aussi pleine d'espoir, même si aucune victoire n'est jamais acquise.
Ce livre se veut une réfutation du mythe du marché. Son pari est de pousser le libéralisme dans les retranchements logiques, afin de le faire imploser. Dans un premier temps, Michaël Lainé se fixe comme objectif de montrer que tout l'édifice théorique libéral repose, in fine, sur un seul modèle de référence. Dans un deuxième temps, il examine ce modèle en profondeur et en pointe les incohérences comme les impasses. Il en conclut que la théorie libérale est incapable de rendre compte de la réalité. Le troisième temps sert à démonter les "preuves" empiriques des prétendues réussites du marché libre et sans entraves. L'originalité de l'ouvrage consiste à prendre le libéralisme au mot. Il ne s'agit pas de se livrer à une critique externe qui manquerait (partiellement) son but, mais de suivre sa logique jusqu'au bout; ceci, afin de saper les bases du discours dominant, qui habille de science une véritable imposture. Le pari qui est ici tenté est de montrer qu'on ne peut, même en faisant preuve de la meilleure volonté, rien sauvegarder des conclusions comme des préconisations du libéralisme. Un véritable manuel de résistance au discours dominant. Biographie de l'auteur Michaël Lainé est essayiste et éditeur. Il a notamment publié Les 35 mensonges du libéralisme, La Sagesse des anciens et Si Jean-Marie...
Une jeune provinciale trentenaire débarque à Paris la tête pleine de rêves. Sophie a décroché un stage à Paris dans la plus grande boîte de pub du monde. Pour cette jeune provinciale, te choc est puissant : apparts de 4m2, pubards misanthropes, saura-t-elle s'intégrer à l'entreprise et survivre à la capitale ? Sophie va devoir s'adapter à son nouvel environnement : métro-boulot-dodo, collègues arrivistes, hipsters en pleine détox et histoires d'amour 2.0. Réussira-t-elle à se faire accepter sans trahir ses valeurs ?
Les médias ont mauvaise réputation. On les dit de parti pris, de connivence, relais dociles de la communication des grands de ce monde. Les slogans et le prêt-à-penser leur tiendraient lieu de réflexion. Récemment, le mouvement des gilets jaunes a relancé l'anathème : les journaux étoufferaient le débat. Qu'en est-il ? Pour la première fois, un scientifique se livre à une analyse rigoureuse du discours médiatique en matière d'économie, dans un style clair et enlevé. Les journaux ont-ils des biais, des sujets qu'ils déforment ou bien qu'ils n'abordent pas ? Leurs interprétations reflètent-elles le débat scientifique, respectent-elles la pluralité des points de vue ? Qui sont les " experts " à qui ils font appel ? sont quelques-unes des questions auxquelles ce travail tente de répondre. L'ouvrage de référence pour faire le point sur cette question et permettre aux citoyens de se réapproprier le sens du monde.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).