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Enquête sur la Banque mondiale
Laïdi Zaki
FAYARD
33,66 €
Épuisé
EAN :9782213023571
Washington. 1818, H. Street. Mardi, 10 heures du matin. 12e étage. Le conseil d'administration de la Banque Mondiale tient sa réunion hebdomadaire. Son rituel est immuable. Le massif président de l'institution, Barber Conable, un Américain jovial de 66 ans, pénètre dans la salle du conseil, avec dans son sillage six collaborateurs. Il prend place à la table où l'attendent déjà vingt-deux administrateurs, représentant les cent cinquante et un Etats membres de la Banque. La Banque Mondiale n'est pas seulement la plus puissante banque du monde. C'est aussi le détenteur d'un fantastique monopole intellectuel sur le développement. Pendant plus de trente ans, elle n'a fait que construire des ponts et des barrages ; elle siège aujourd'hui au conseil des ministres de la plupart des pays en voie de développement. Cette " prise de pouvoir " dont Zaki Laïdi démonte les mécanismes dans sa passionnante enquête, bouscule la souveraineté des Etats. Mais la Banque va plus loin encore : au nom du libéralisme, elle modifie les contours de la géopolitique mondiale. En Afrique, notamment, la France est dans sa ligne de mire. Par-delà la Banque Mondiale, c'est à un véritable " état des lieux " des rapports Nord-Sud, empoisonnés par le problème de la Dette, que nous convie ce livre. Zaki Laïdi a 34 ans. Il est chercheur au CNRS, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et consultant international.
L?élection de Barack Obama a profondément modifié l?image de l?Amérique dans le monde légué par George W. Bush. Mais est-ce que le changement d?homme entraînera forcément un changement de politique? Est-ce que la superpuissance américaine dont George W. Bush a démontré combien elle pouvait être agressive peut se révéler aujourd?hui plus douce? C?est à cette question essentielle que ce livre, pour la première fois, tente de répondre en s?appuyant sur une étude minutieuse de la personnalité de Barack Obama, de son discours, de l?équipe qui l?entoure, et des choix de politique internationale qu?il a été amené à prendre depuis son entrée en fonction en janvier 2009. Dans cet ouvrage, Zaki Laïdi montre que l?objectif d?Obama est double: sortir l?Amérique de l?emprise du 11 Septembre qui l?a conduite à voir le monde de manière manichéenne, et réhabiliter le leadership américain dans le monde sur la base du principe suivant: admettre que l?Amérique ne peut plus, à elle seule, régler les problèmes mondiaux mais refuser que ces mêmes problèmes se règlent sans elle. Obama n?a certainement pas renoncé à ce que les États-Unis demeurent la première puissance du monde. Mais il sait aussi que, pour maintenir cette position, ils doivent davantage composer avec le monde, au risque de s?en isoler. Ceci étant, il ne faut sous-estimer ni la continuité de la politique américaine, qui comme toute politique d?un grand État ne peut pas changer du jour au lendemain, ni les innombrables contraintes politiques qui attendent l?administration américaine de l?Afghanistan au Moyen-Orient, en passant par l?Iran et l?Irak. Zaki Laïdi signe ici le premier ouvrage consacré à la politique étrangère de Barack Obama.
Résumé : La fin de la guerre froide ne marque pas seulement une rupture avec le communisme mais l'épuisement d'un monde : celui des Lumières. C'est cet épuisement qui gêne l'émergence d'un nouvel ordre mondial et exacerbe la crise du sens. Une crise du sens marquée par une double perte : celle de la finalité (vers où va-t-on ?), celle de la centralité (toutes les institutions - internationales, nationales ou sociales - sont en crise). C'est au moment même où les Etats et les individus se trouvent privés de tout nouvel horizon d'attente, de toute perspective politique, qu'ils se voient forcés de réfléchir à leur place dans la mondialisation. Autrement dit, c'est au moment où notre espace collectif de référence s'élargit de manière spectaculaire que nos instruments de lecture de ce monde connaissent un rétrécissement sans précédent : la logique du sens s'effrite au moment où celle de la puissance se mondialise. C'est de ce divorce entre le sens et la puissance dans le monde dont ce livre rend compte. Pourtant, il faut d'ores et déjà concevoir l'après-guerre froide comme un monde en soi où seront repensés en profondeur les deux enjeux de sens qui font aujourd'hui problème : le travail pour les hommes et la guerre pour les Etats. C'est en tous cas la conclusion de Zaki Laïdi. Cinq ans après la chute du Mur de Berlin, Un monde privé de sens constitue l'une des premières interprétations décisives de l'après-guerre froide, une interprétation très attendue.
Biographie de l'auteur Gérard Grunberg est directeur de recherches au CNRS (Cevipof) et directeur scientifique de Sciences Po. Il a coécrit avec Alain Bergounioux, L'Ambition et le remords, Le Parti socialiste français et le pouvoir, 1905-2005 (Fayard, 2005) et, avec Nonna Mayer et Paul Sniderman, La Démocratie à l'épreuve. Une nouvelle approche de l'opinion des Français (Presses de Sciences Po, 2002). Zaki Laïdi est chercheur au CERI et professeur à Sciences Po. Il est notamment l'auteur de La Grande Perturbation (Flammarion, 2004) et La Norme sans la force. L'Énigme de la puissance européenne (Presses de Sciences Po, 2005).
Résumé : Parce qu'il repose sur une dynamique de forces qui ne sont pas cohérentes entre elles, le changement social mondial est désormais vécu comme un processus qui déracine sans orienter, qui déchire sans reconstruire, qui prescrit sans rassurer. L'incertitude radicale qu'il engendre explique pour une large part son caractère anxiogène : les pays riches s'inquiètent de plus en plus de la concurrence des pays à bas salaires tandis que les damnés de la terre peuvent y voir la programmation d'un nouveau déclassement. Au sein de chaque nation, l'écart qui ne cesse de se creuser entre gagnants et perdants du jeu social exacerbe ces peurs en miroir. La perturbation est à son comble. Ce livre se propose d'observer et d'interpréter ce vaste changement social que, faute de mieux, on appelle la mondialisation.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).