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Ah ! N° 7&8 / octobre 2008 : Palestine. Rien ne nous manque ici
Laïdi-Hanieh Adila
CERCLE D'ART
24,99 €
Épuisé
EAN :9782702208854
Pour une fois, ce n'est pas à travers la guerre et les crises politiques que la terre palestinienne, à la destinée si tragique, sera sous les feux de l'actualité.Durant l'automne 2008, la Belgique francophone mettra à l'honneur la création palestinienne.- A l'initiative du Commissariat général aux Relations internationales de la Communauté française et de la Délégation générale de la Palestine auprès de l'Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, - Sous le haut patronage de la Ministre des Relations Internationales de la Communauté française et du poète Mahmoud Darwish, une saison artistique et culturelle [MASARAT Palestine 2008] a été conçue et réalisée par Les Halles de Schaerbeek.Elle aura lieu en Bruxelles et en Wallonie durant l'automne 2008. La revue ah! s'est associée à cet événement exceptionnel en publiant un livre collectif sur la Palestine des penseurs et des créateurs d'aujourd'hui.Le livre PALESTINE - Rien ne nous manque ici sera présent dans tous les lieux accueillant les manifestations artistiques et culturelles: Les Halles de Schaerbeek (Bruxelles), BOZAR (Bruxelles), la Galerie de photographies CONTRETYPE (Bruxelles), le Musée de la photographie de Charleroi (Mont-Sur-Marchienne).Le comité éditorial constitué par la revue ah! a donné carte blanche à plus de quarante intellectuels et artistes palestiniens et non-palestiniens.Tous envisagent la question de l'être palestinien après 1948.C'est sans doute la première fois que tant d'auteurs et d'artistes sont réunis et présentés au monde francophone.
L'Europe recule face à la montée des émergents et au retour de la réalpolitik. Le temps joue-t-il contre elle ? Au cours de ces 20 dernières années, l'Europe a privilégié la norme, comme substitut à la force, pour s'affirmer sur la scène mondiale. Mais qu'advient-il quand la norme tourne à vide et que la force revient ? C'est à cette question que Zaki Laïdi essaie de répondre en montrant comment la crise de l'euro a, pour la première fois, fait apparaître l'Europe en tant que "risque" pour le monde, alors qu'elle se pensait comme l'acteur qui justement en réduisait le risque. Mais si l'Europe reflue c'est aussi parce que la Realpolitik revient en force sur la scène internationale, sous l'influence des émergents et des Etats-Unis. Du coup, le multilatéralisme qui se voulait sa marque de fabrique dans un monde multipolaire recule aussi, au profit de relations bilatérales, incitant par la même les Etats membres à reprendre leur liberté. Le temps joue-t-il contre l'Europe ?
Résumé : Aux Etats-Unis, le droit est devenu une arme économique. Une arme qui fait des ravages chez les ennemis, mais aussi chez les amis de Washington. Depuis une dizaine d'années, des entreprises européennes subissent les foudres des procureurs du département de la Justice et des directeurs des agences de régulation financière. Les sociétés soupçonnées de corruption ou de violation des embargos (Cuba, Libye, Corée du Nord, Iran, etc.) se voient infliger des amendes qui se comptent en centaines de millions voire en milliards de dollars. Car l'utilisation de l'incontournable billet vert dans les transactions internationales place de facto les entreprises sous juridiction américaine. Siemens, ABN Amro, Technip, BNP, Alstom, Société générale... ce sont les multinationales européennes qui occupent le Top 10 des plus lourdes sanctions imposées par Washington, et dans lequel Airbus pourrait bientôt figurer. Certaines entreprises ne s'en sont pas relevées, et sont passées sous pavillon... américain. Le 11 septembre 2001 a marqué le début de cette répression économique : Washington a voté des textes qui prétendent s'appliquer à l'ensemble de la planète et a transformé d'anciennes lois censées lutter contre le terrorisme, la criminalité et la fraude en outils de compétition commerciale. Ce livre, fruit de deux ans d'enquête, montre comment l'Amérique a ouvert un nouveau front dans la guerre économique qui déstabilise l'Europe, tout particulièrement l'Allemagne et la France. Une déstabilisation qui ne fait que commencer.
Résumé : La guerre économique est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique, un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Egyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Age, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les Etats européens prennent les rênes et se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des Etats. On comprend, à la lecture de cette synthèse, pourquoi le mythe libéral du "doux commerce" a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l'économie.
Le Sacre du présent de Zaki Laïdi se veut un repérage sur la nouvelle condition temporelle de l'homme occidental : celle de "l'homme-présent'. Pour l'auteur, l'histoire humaine a été successivement habitée par trois types d'hommes :"l'homme-archaïque', "l'homme-perspectif', et aujourd'hui"l'homme-présent'. Les premiers temps de l'histoire humaine furent ceux d'un homme-archaïque étranger au temps historique. Le sens de sa vie s'exprimait par la conformité du présent au passé... et à l'avenir. Avec le développement de la pensée grecque, l'homme a commencé à se penser historiquement. Zaki Laïdi explique comment, à compter du XVe siècle, le point de vue, la "cumulativité', la dynamique se sont progressivement imposés dans les sciences et la vie sociale de l'homme-perspectif. Aujourd'hui l'homme-perspectif est mort. Un nouvel homme est né : l'homme-présent. Cet homme ne se projette plus dans le futur, vit dans un présent autosuffisant, délié du passé et de l'avenir. Dans ce temps inexistant devenu"temps-zéro', il tend de plus en plus à penser et agir dans l'urgence. L'urgence s'impose aux acteurs, leur impose la réalité sociale et les contraint à s'adapter à des "stéréotypes réactifs'. Elle autorise la politique à ne plus penser politiquement le monde, à ne plus se projeter dans l'avenir. L'acteur public n'agit plus mais réagit, il contient les phénomènes sans y remédier. L'urgence humanitaire et sociale est diversion, elle permet l'inaction par l'activisme. Au recul du politique dans la société de l'homme-présent répond une emprise croissante du marché. Dans une société où le libéralisme économique est assimilé à la démocratie et où la temporalité du marché est l'immédiateté, le long terme -temps du politique- est stigmatisé comme un frein à la démocratie. Zaki Laïdi montre que la puissance des marchés financiers croît dans un monde marqué par une immédiateté qui leur est consubstantielle. L'homme-perspectif était utopique, l'homme-présent est uchronique, à la recherche d'un présent éternel. Dans une société incapable de penser sa totalité sociale, qui se fonde sur une situation présente dégagée de la notion de passé et de projet communs, il importe pour l'auteur de raccorder le présent à l'avenir. La promotion d'une éthique"transgénérationnelle"peut-elle, dans ces conditions, raffermir le terreau d'une société devenue fragile à force de vivre dans un présent éternel ? Frédéric Mar "
Roi emblématique pour les Français, François Ier a pourtant été battu politiquement et militairement, contrairement `à un certain nombre d'idées reçues. Il prendra pourtant une revanche artistique et culturelle d'une ampleur inédite, comme le révèlent l'exposition consacrée par le Domaine de Chantilly au "Siècle de François Ier'" et ce livre. François Ier est un roi mécène, pionnier de la Renaissance. En son temps, les chefs-d'oeuvre contemporains, les tableaux de Clouet ou les dessins de Primatice, les livres enluminés par les plus grands artistes, les pièces d'orfèvrerie et de mobilier, brillent de mille feux pour illustrer la beauté et la magnificence de son règne. Premier monarque véritablement collectionneur, François Ier fait naître une tradition qui lui survivra. Chantilly offre les plus beaux emblèmes de cette institution qui s'illustre remarquablement dans le domaine du livre. Enfant du siècle, le roi est contemporain de toutes les grandes découvertes savantes et géographiques. Le livre imprimé qui fleurit sous son règne est une conquête que le roi saura capter à son profit. La création littéraire prospère alors. Rien d'étonnant donc à ce que François Ier ait laissé le dernier mot aux écrivains.