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Les Etats en guerre économique
Laïdi Ali
SEUIL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782021000320
Cette enquête de plusieurs années sans les coulisses des gouvernements, aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, en Europe, dévoile les stratégies des Etats pour protéger leurs fleurons industriels. Ali Laïdi détaille les différents systèmes d'intelligence économique. Il montre que certains Etats ne se gênent pas pour mettre leurs organes de sécurité et de renseignement au service du chiffre d'affaires de leurs multinationales. La guerre économique fait rage et les Etats montent au front. Des fonds souverains du Sud peuvent acheter l'ensemble du CAC 40. La Chine mène l'offensive en Afrique. La CIA décrète que la crise économique est la plus grande menace pour la sécurité des Etats-Unis. Nicolas Sarkozy crée un fonds d'investissement made in France. Des pays acquièrent ou louent des terres à l'étranger pour préserver leur sécurité alimentaire. Le commerce à l'heure de la mondialisation est un champ de bataille qui oblige les Etats à transformer leurs fonctionnaires en guerriers du business. Economistes, diplomates, policiers, espions et militaires... tous partagent le même objectif: défendre les intérêts économiques de leur pays.
Résumé : La guerre économique est partout. Elle oppose les États entre eux, les entreprises entre elles, les États aux entreprises, les marchés aux États. Ses champs de bataille sont sans limites. Subventions déguisées, espionnage industriel, guerre de l'information, manipulation des monnaies, évasion fiscale. Tous les coups sont permis. Les tensions montent et la tentation du protectionnisme revient en force. Hier, la guerre économique était totalement ignorée. Ceux qui osaient en parler passaient, au pire, pour des adeptes de la théorie du complot, au mieux, pour des incultes en matière économique. Pas étonnant, car la guerre économique est rejetée aussi bien par les libéraux que par les penseurs de la gauche et de l'extrême gauche. Or, comme le montre l'auteur, dans cette investigation généalogique, ses racines intellectuelles et philosophiques sont très anciennes. Elles puisent dans les textes des grands auteurs depuis Sun Tzu jusqu'à Raymond Aron en passant par Rousseau, Hobbes, etc., pour aboutir à sa forme contemporaine. La guerre économique n'est pas une idéologie. Elle n'est que le symptôme d'un nouveau malaise de la civilisation. Ali Laïdi, docteur en science politique, chercheur à l'IRIS, est chroniqueur à France 24, chargé du journal de l'intelligence économique. Il a récemment publié Les États en guerre économique, Le Seuil, 2010, prix Turgot IES.
Résumé : La guerre économique est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique, un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Egyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Age, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les Etats européens prennent les rênes et se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des Etats. On comprend, à la lecture de cette synthèse, pourquoi le mythe libéral du "doux commerce" a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l'économie.
Comment la Chine, qui figurait parmi les pays les plus pauvres dans les années 1960, est-elle devenue la deuxième puissance mondiale ? Cette performance unique dans l'Histoire, la Chine la doit aux immenses efforts déployés par son peuple, à sa farouche volonté, mais aussi à sa phénoménale machine de guerre économique. Une machine mise en oeuvre à la fin de l'ère Mao par Deng Xiaoping, qui voulait voir son pays sortir de l'isolement et entrer dans la compétition mondiale. Comment ? En protégeant le marché domestique, en finançant largement les entreprises nationales, publiques et privées, et en s'emparant du savoir-faire et des technologies de l'Ouest". Mission accomplie. La Chine est en passe de conquérir le monde et elle déstabilise les pays occidentaux qui n'ont guère prêté attention à ses manoeuvres pendant plusieurs décennies. Aujourd'hui, l'Amérique et l'Europe s'en mordent douloureusement les doigts et n'ont d'autre choix que de réarmer leur économie. Ce livre est le fruit de trois années d'enquête au cours desquelles Ali Laïdi s'est entretenu avec des chercheurs, des experts, des diplomates, des entrepreneurs et des anciens des services de renseignements et de sécurité. Il nous révèle les ressorts historiques, philosophiques, spirituels et politiques qui ont nourri le modèle d'intelligence économique chinois. Un modèle qui conjugue l'approche frontale américaine, les visions sécuritaires soviétique et russe, le tranchant du samouraï japonais et la subtilité intellectuelle française. Sans oublier les influences confucéenne et marxiste-léniniste. Le tout avec des moyens colossaux et une capacité exceptionnelle de se projeter sur le long terme. Les guerriers chinois sont patients. Patients et infiniment pugnaces si l'on en juge par l'ambition de leur chef de guerre économique actuel, Xi Jinping, qui se prépare ouvertement à dominer le monde.
La réalité dépasse la fiction: HEC, la plus prestigieuse école de commerce française, monte une opération de déstabilisation de l'Essec, sa principale concurrente. Le Comité Olympique français engage une équipe pour espionner les rivaux de Paris dans la compétition pour les jeux de 2008. Ce ne sont là que des exemples de la guerre de l'ombre que se livrent les entreprises. Les méthodes de cette guerre occulte restent inconnues du grand public. Déclencher ou orienter en sous-main une campagne de désinformation contre un concurrent, salir son image publique, saboter son système informatique, envoyer des barbouzes lui dérober des documents confidentiels, espionner ses réunions commerciales, lui voler ses produits avant qu'ils ne soient mis sur le marché, soudoyer ses cadres dirigeants, les faire chanter... de bien étranges méthodes, autrefois apanages des services de renseignement, aujourd'hui pratiques courantes dans le monde chaotique de la guerre économique. Pendant plusieurs années, les auteurs ont pénétré ce milieu secret: ils ont rencontré les acteurs de cette guerre secrète, qui ont révélé leurs moyens et leurs stratégies. Ils ont découvert un univers étrange où se croisent dirigeants d'entreprises, universitaires, idéologues, membres des services secrets, journalistes. Avec la mondialisation, la compétition économique entre les entreprises et les États est de plus en plus brutale. Ce livre démontre que la France a pris du retard dans cette bataille où tous les coups sont permis.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.