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Vieillir ? Tout un art
Lagrée Jacqueline
PU RENNES
10,00 €
Épuisé
EAN :9791041304493
Notre époque contemporaine nous fait vivre un étrange paradoxe : alors que notre société est de plus en plus vieillissante, elle semble nous imposer l'idée moderne selon laquelle la vieillesse n'est que dépérissement, impuissance, déréliction et l'antichambre de la mort. L'intention de ce livre est de faire sortir la vieillesse de la seule négativité. Son idée rectrice : la vieillesse est un fait et une expérience inéluctables, certes ; mais elle est un problème qui se pose à chacun d'entre nous ; elle est surtout un travail qui demande de notre part une dose d'actions et de liberté. Il ne s'agit pas ici de donner des leçons ou des recettes du bien vieillir. Il s'agit simplement de réfléchir avec quelques outils philosophiques sur la vertu, sur la force de vieillir ; de ramener la vieillesse à son activité, sa sérénité et, pourquoi pas, à sa gaieté. Bref, de faire de sa vieillesse un art : un art avec ses oeuvres, ses valeurs et ses styles.
Les comités d'éthique médicale existent depuis 1982. L'auteur, philosophe, qui a déjà publié aux PUR un livre sur la relation thérapeutique, s'appuie sur une expérience de 37 années de participation à un comité d'éthique médicale pour expliquer à quoi servent les comités d'éthique, comment ils se constituent et comment ils fonctionnent. En s'appuyant sur un certain nombre de cas, elle analyse comme on discerne un problème éthique, en le distinguant d'un problème médical ou juridique, comment ses membres discutent, délibèrent puis émettant un avis qui tienne compte des différents angles d'analyse. Elle montre aussi comment les comités se sont adaptés à la situation de crise de la pandémie de la COVID l'évolution des questions posées de 1985 à 2022.
Notre imaginaire, très français, de la laïcité nous conduit souvent à penser que la modernité s'est construite contre la religion: le monde social se serait constitué, à partir de la grande transformation des XVIIe - XVIIIe - siècles, sur le fondement d'une séparation radicale d'avec l'ordre de Dieu, et aurait échoué sur la relégation de la croyance dans le seul espace privé des individus. Constitué d'une série d'enquêtes philosophiques, historiques, et sociologiques, menées sur plusieurs terrains culturels, ce livre remet en cause cette théorie ordinaire de la modernité politique. II révèle, d'une part, que la constitution de la laïcité est largement redevable aux productions théologiques nées sur le terreau des monothéismes, chrétien sans doute, mais aussi juif et musulman. II constate, d'autre part, que le fonctionnement de la laïcité, s'il fait fond certes sur le principe de souveraineté du politique, admet bien plus qu'on ne le croit la présence du religieux dans l'espace public, parce qu'il est considéré comme une expression de la liberté du sujet et comme un élément de consolidation du lien social.
Que peut dire une philosophe de la relation entre un patient et son médecin ? Lorsque la maladie survient avec son lot de désarroi et de solitude, la stupeur prend le pas sur la réflexion. Et pourtant, il est alors urgent de comprendre et d'écouter, de regarder l'autre comme une personne et de construire une relation de confiance et de respect mutuels. La vérité appartient-elle au malade ou au médecin ? Appartient-elle en fait à quelqu'un ? Que signifie faire don d'un organe ? Que devrait être une consultation qui respecte la dignité du malade ? Comment rester une personne à part entière lorsque l'on n'est plus qu'un corps endormi, anesthésié ? Ces questions, le médecin, le malade et ses proches se les posent sans cesse mais d'un point de vue fort différent. Et c'est bien là l'aide irremplaçable de la philosophie : apprendre à voir autrement, adopter le regard de l'autre et aborder ces questions d'une manière neuve.
Résumé : La résistance du religieux, naguère jugé en voie de dépassement, intrigue et dérange. Régression passagère de l'humaine raison, en des temps marqués par l'effacement des idéologies de progrès, ou solidité inaltérable d'une forme culturelle sui generis ? Le philosophe, tenant depuis deux millénaires d'une réflexion émancipée, se doit d'affronter la question. Analyse de la notion : On confrontera deux approches adverses, celle selon laquelle aucune société ne peut se passer de religion, et celle qui maintient que l'âge de la religion est en un sens terminé. D'un côté, la religion apparaît comme un constituant indépassable du lien social, de l'autre, elle appartient à l'ordre de l'imagination subjective, particulière, potentiellement abusive. Dans ce débat, se nouent les questions vives de la tolérance, de la laïcité et des choix éthiques. Etude de textes : Cicéron met en avant l'aspect civique de la religion ; Spinoza considère la foi d'un point de vue pragmatique et développe un noyau rationnel commun à toutes les religions ; Lucrèce démontre que la terreur religieuse est produite par l'homme lui-même, qui s'en délivrera par le savoir ; pour Bergson, l'intelligence frôlant à tout moment la dissolution, il appartient à la religion, force créatrice, d'assurer la cohésion du tout. Pour Hegel enfin, le contenu théorique de la religion est le même que celui de la philosophie : c'est une manifestation authentique mais partielle de la vie de l'Absolu.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.