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Géopolitique et mondialisation : The Geopolitics of Globalization. La relation Asie du Sud-Est/Europ
Lagayette Pierre ; Huetz de Lemps Christian ; Redo
SUP
13,00 €
Épuisé
EAN :9782840502661
Les articles de ce volume tentent d'apporter quelques éléments de réponse, grâce à la mise en parallèle d'approches différentes, suscitées à la fois par la diversité des origines géographiques et la richesse des spécialités scientifiques des auteurs. La mondialisation est très souvent perçue comme une marche vers l'uniformisation, qui serait en contradiction avec le maintien de frontières soulignant des contrastes politiques, économiques et culturels. Elle se superpose à une organisation du monde appuyée sur des grands groupements régionaux d'États, dont le niveau d'intégration économique et politique est évidemment très différent suivant les cas. Outre les problèmes économiques ou politiques, celui des langues s'avère tout aussi fondamental, avec d'un coté l'affirmation de l'anglais comme langue dominante, et de l'autre la nécessaire sauvegarde du territoire des autres langues qui sont les véhicules de la richesse et de la diversité culturelle. Ce thème si important pour l'Europe ne tend-il pas à le devenir en Asie du Sud-Est, au sein notamment des élites éduquées ?
L'échange, comme système de transaction entre individus ou communautés humaines, s'applique d'abord aux bien matériels, mais exprime aussi d'autres modalités d'interaction, symboliques, philosophiques ou idéologiques. Le présent ouvrage se penche sur la façon dont se présente ou se représente l'activité d'échange en Amérique du Nord, traditionnel carrefour de cultures et lieu de mélanges, où se sont élaborés, à mi-chemin entre Europe et Pacifique, bien des paradigmes du contact, de l'échange et du progrès. On trouvera ici un assortiment de textes qui examinent aussi bien la pratique concrète de l'échange - commercial ou culturel - que ses manifestations imaginaires. Chronologiquement, ces essais couvrent une période qui court de l'exploration de Lewis et Clark jusqu'à l'ère de l'Internet. On y aborde les relations ethniques, notamment avec les tribus indiennes, et les conditions régionales ou locales de l'échange, par exemple du côté de la frontière mexicaine, ou de la Californie, ou dans les îles du Pacifique. Le lecteur entame ainsi un périple qui le conduit des zones-frontières continentales jusqu'au-delà des océans, des banlieues aux grands espaces de l'Ouest, sans pour autant oublier les grands voyages de l'esprit que garantissent les grandes œuvres littéraires ou la musique. L'idée-force qui se dégage de ce volume, c'est la nécessaire revalorisation de l'échange comme moyen d'entente entre les peuples, comme support d'une idéologie transnationale fondée sur la compréhension et l'équilibre des intérêts, afin que cessent les exclusions et s'apaisent les rancœurs dans un contexte mondial d'interdépendances accrues.
On trouvera dans cet ouvrage collectif une chronologie détaillée des événements, ainsi que des articles de fond proposant des réflexions argumentées sur le phénomène du maccarthysme, et plus généralement sur l'anticommunisme aux Etats-Unis, sur leurs causes, leurs manifestations et leurs prolongements.
Le présent ouvrage sur la " destinée manifeste " des Etats-Unis au XIXe siècle s'adresse aussi bien aux étudiants anglicistes qu'aux historiens et à tous ceux que la formidable ascension de ce grand pays intéresse. L'expression " destinée manifeste " (en anglais " Manifest Destiny "), est une formule particulièrement riche de sens, historiquement et culturellement. L'objet de ce livre est d'abord d'en fixer l'espace de pertinence, puis de suggérer des pistes de réflexion, en indiquant celles qui paraissent incontournables. Les articles rassemblés ici s'attardent aussi longuement sur l'idéologie tentaculaire qui sous-tend cette " destinée ", où l'on retrouve saisis tous les arguments, toutes les doctrines qui ont permis de constituer la nation américaine, de la développer, de la consolider. Ainsi se trouvera mieux comprise cette idée d'un destin exceptionnel pour les Etats-Unis, d'autant plus persistante qu'elle a été toujours soutenue par un nombre impressionnant de succès politiques, économiques, ou militaires. Depuis les Puritains, persuadés que la Providence les avait guidés vers Cape Cod, jusqu'aux guerres " libératrices " menées par les Etats-Unis au XXe siècle, les Américains se sont transmis, de main en main comme une torche, l'intime conviction que le Destin les avait pris en amitié. Pour toutes les raisons que ce livre énumère, il semble que, le temps de la construction d'une nation prospère et puissante, ils aient eu, dans un certain sens, raison.
Résumé : Fondé sur la chronologie, cet ouvrage traite en six chapitres les lignes de force et les tendances de la production littéraire aux Etats-Unis, des origines à nos jours. Chaque chapitre s'ouvre sur un tableau récapitulatif des oeuvres fondamentales de la période, suivi d'une introduction historique et de l'exposé du contexte. La vie et l'oeuvre des principaux auteurs sont ensuite résumées et mises en perspective avec celles de leurs prédécesseurs ou contemporains. Cette nouvelle édition introduit le roman policier et présente les écrivains majeurs de ces dernières années, dressant ainsi un panorama complet de la littérature des Etats-Unis.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.