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Juste la fin du monde
Lagarce Jean-Luc ; Sarrazac Jean-Pierre
SOLITAIRES INT
7,50 €
Épuisé
EAN :9782846813648
PrologueLOUIS. - Plus tard, l'année d'après- j'allais mourir à mon tour -j'ai près de trente-quatre ans maintenant et c'est à cetâge que je mourrai,l'année d'après,de nombreux mois déjà que j'attendais à ne rien faire,à tricher, à ne plus savoir,de nombreux mois que j'attendais d'en avoir fini,l'année d'après,comme on ose bouger parfois,à peine,devant un danger extrême, imperceptiblement, sansvouloir faire de bruit ou commettre un geste tropviolent qui réveillerait l'ennemi et vous détruiraitaussitôt,l'année d'après,malgré tout,la peur,prenant ce risque et sans espoir jamais de survivre,malgré tout,l'année d'après,je décidai de retourner les voir, revenir sur mes pas,aller sur mes traces et faire le voyage,pour annoncer, lentement, avec soin, avec soin et précision- ce que je crois -lentement, calmement, d'une manière posée- et n'ai-je pas toujours été pour les autres et eux,tout précisément, n'ai-je pas toujours été un hommeposé?,pour annoncer, dire,seulement dire,ma mort prochaine et irrémédiable,l'annoncer moi-même, en être l'unique messager,et paraître- peut-être ce que j'ai toujours voulu, voulu et décidé, en toutes circonstances et depuis le plus loin que j'ose me souvenir -et paraître pouvoir là encore décider,me donner et donner aux autres, et à eux, tout précisément, toi, vous, elle, ceux-là encore que je ne connais pas (trop tard et tant pis),me donner et donner aux autres une dernière fois l'illusion d'être responsable de moi-même et d'être, jusqu'à cette extrémité, mon propre maître.
Et, comme un livre dans lequel on pourrait entrer, entrer dans l'histoire comme on pénétrerait plus avant sur le plateau, aller dans le roman comme on voyagerait en pensée dans les mots et les phrases, devenir des personnages, se mettre en parade, l'idée de l'enfance, comme on irait marcher dans sa propre imagination, en explorateur et metteur en scène de sa vie, on joue, et de jouer, on dit le vrai plus vrai que le vrai. Et quand viendra l'apaisement où s'éteint le rêve et où les morts se relèvent et les acteurs saluent, et quand viendra le calme des sentiments, lorsqu'ils reprendront leur cours, restera encore, comme une légère douleur, une petite mort, le souvenir de ce temps du faux, et l'espoir inavoué que cette nouvelle vie soit le début d'une nouvelle pièce encore, l'entrée dans un autre rêve, plus grand encore que les autres et les englobant tous, à l'infini, toujours.
C'est l'heure ultime pour partir, La cérémonie des adieux, Mais avant de te quitter, (Je dois maintenant mourir), Écoute-moi un peu, Je voudrais seulement te dire, Ô, seulement te dire: Je vois doucement venir le jour, À l'heure de l'obscurité, Nous ne devons pas craindre le pire, Je t'emporte, mon seul amour, Tu es mon unique réalité. Livret écrit en 1989 pour un opéra jazz composé par Mike Westbrook, ce texte librement inspiré du dernier chapitre de Don Quichotte de Cervantès est aussi un hommage à l'univers de Jacques Derny.
Je compris que cette absence d'amour, la solitude, dont je me plains et qui toujours fut pour moi l'unique raison de mes lâchetés, appelons ça comme ça, cette solitude, que cette absence d'amour fit toujours plus souffrir les autres que moi. Et qu'ils semblent ne pas m'aimer, qu'ils donnent l'apparence de ne pas m'aimer, comme seule et dernière preuve d'amour. Je me réveillai avec l'idée étrange et désespérée et indestructible encore qu'on m'aimait déjà vivant comme on voudrait m'aimer mort sans pouvoir et savoir jamais rien me dire. L'amour définitif, immobile et silencieux. (...)
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.
Il y a du Bouvard et Pécuchet dans Pippo et Ricardo, les deux "savants" , protagonistes de cette Encyclopédie de phénomènes paranormaux. Le duo réinterroge les lois de l'univers, entre deux parties de ping-pong et la retransmission à la radio d'un match du Real Madrid. Radicalement pessimiste et fondamentalement drôle, l'écriture de Rodrigo García remue plus que jamais le fer dans les plaies du présent. Dans Désolé, mais là j'ai pas le temps, Rodrigo García revient sur la destinée de nos deux savants dont le génie fit même hésiter les membres de l'Académie suédoise : fallait-il leur accorder le prix Nobel de Chimie ou de Littérature ?
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.