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La violence
Laffaille Franck
MARE MARTIN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782849345757
Le n°4 du BAV (Bulletin annuel de Villetaneuse) a pour thème la notion de violence, appréhendée de manière pluridisciplinaire (droit public, droit privé, histoire du droit, sociologie). La violence se mesure tout d'abord à l'aune de la puissance de l'Etat-Léviathan, titulaire du monopole de la coercition ; légalité et légitimité se rejoignent au nom de la préservation de l'ordre public. Reste que la violence mérite d'être lue avec un regard autre : de l'autre côté du miroir, surgit la figure de la victime, subissant une violence tantôt publique tantôt privée. Il faut alors que survienne la soeur jumelle de la violence, la justice ; elle appelle condamnation et réparation. A défaut, une société sans justice demeure - cf. Saint Augustin - une misérable réunion de brigands. Enfin réguler la violence - de l'Etat, dans l'Etat - implique de penser ce phénomène en sa dimension supranationale : aussi le droit international demeure-t-il - nonobstant ses carences juridictionnelles - un instrument juridique privilégié. Pour atteindre cet objectif, peut-être irénique : pacifier des sociétés gouvernées par l'hybris humain.
Cette troisième livraison des CRADPEC - Grands juristes & politistes - recueille diverses interventions mettant en exergue la dimension plurisdiciplinaire des CRADPEC (que l'on retrouve dans le n°1 Régimes politiques contemporains, le n°2 Laïcité(s) et le n°4 à venir Droit et littérature). Dans le présent ouvrage, sont représentés le droit constitutionnel (Dicey et Kent), la science politique (Chubb et Allisson), le droit administratif (Garcia de Enterria) et l'histoire des idées politiques (Bobbio). Au-delà de l'inévitable sélection subjective consistant à choisir telle personnalité ou conduisant à oublier telle autre, interpelle sans nul doute la notion de grandeur. Un auteur mérite-t-il d'intégrer le Panthéon académique s'il se contente d'être un honnête exégète qui refuse de critiquer le constituant, le législateur, le juge... en se dissimulant derrière le commode voile de la neutralité scientifique ? Le discours d'un grand juriste ou politiste doit être antidote, protection contre une littérature parfois à ce point a-critique qu'elle en devient consternante. Il faut juridiciser à coups de marteau ou se taire (en accouplant et paraphrasant maladroitement Nietzsche et Wittgenstein) pour mettre sous le boisseau la figure du juriste-atone ; à défaut, point de grandeur et point d'intérêt doctrinal.
La première journée du BAV (Bulletin annuel de Villetaneuse) est dédiée aux utopies, dans un cadre pluridisciplinaire associant les trois laboratoires de la Faculté de droit (CERAP, CERAL, IRDA). Droit public, droit privé, histoire du droit et sociologie se retrouvent pour décliner, à l'aune de leur champ disciplinaire, le thème choisi. L'utopie est appréhendée au regard de l'histoire politique et constitutionnelle, qu'il s'agisse de la relation entre utopie et Constitution, du concept de Res Publica durant la République romaine, de la souveraineté du genre humain sous la Révolution française. L'utopie s'entrevoit encore à l'aune du droit de l'Union européenne, avec la quête d'une défense européenne et le développement de la libre circulation des personnes. Le monde de l'immatériel n'est pas absent de la quête utopique, qu'il s'agisse du secret dans le cyberespace ou des perspectives numériques de la démocratie. Quant au droit administratif et au droit privé, ils s'interrogent respectivement sur la dimension - utopique ? - d'un statut général des autorités administratives indépendantes et l'existence d'une économie sociale et solidaire en droit des affaires. Enfin, une ultime réflexion imagine ce que seraient nos facultés de droit si l'utopie venait à se cristalliser et embrasser le réel académique.
La fiction nous aide à comprendre comment l'Etat - alors sans qualité - méprise la dignité de la personne humaine et ses libertés fondamentales. L'ouvrage regroupe 12 articles consacrés à autant de romans. L'étude des oeuvres d'Orwell, de Koestler, Calvino, Saramago, Calvino, Kleist... permet d'appréhender les relations Etat/citoyens. Et de comprendre que l'Etat devient "sans qualité" lorsqu'il méconnaît les libertés fondamentales des individus et la dignité de la personne humaine. Cela advient quand la démocratie se fait carentielle (état d'exception par ex.), ou lorsque s'instaure un régime totalitaire. L'ouvrage analyse enfin plusieurs romans dystopiques, la fiction permettant de comprendre nombre d'enjeux contemporains.
Qui mieux que la fiction littéraire est à même d'appréhender la discrimination en tant que révélateur de L'âme humaine ? La deuxième édition du Bulletin annuel de Villetaneuse (université Paris XIII) se penche sur le roman, palimpseste montrant combien les hommes construisent La figure de l'hostis, l'ennemi. Qu'il s'agisse de l'Afrique du sud au temps de l'apartheid, des Etats-Unis ségrégationistes, de l'Italie fasciste, de la France coloniale, de l'Inde des castes, d'une dystopie totalitaire... émerge un bouc émissaire qui - à raison de sa peau, de sa religion, de sa naissance, de son sexe - subit la négation de sa dignité. Les études recueillies dans cet ouvrage sont gouvernées par le principe de pluridisciplinarité, droit - politique et sociologie se croisant de manière féconde.
La fin du règne de Louis XIV est marquée par la création, dans le vallon ombreux de Marly, d'une résidence de plaisir exceptionnelle. Autour des pavillons de retraite pour le roi et ses intimes, un grand parc en perpétuel remaniement offre ses bosquets et ses fontaines. Le roi se plaît y remodeler la nature et y placer une statuaire de marbre, de bronze et de plomb qui anime les bassins, souligne les perspectives et évoque l'histoire antique. Le choix de ces sculptures, effectué par le roi en personne, a suivi deux directions. Une sorte de " musée des chefs-d'oeuvre " a d'abord été aménagé - originaux antiques, copies d'antiques et sculptures Renaissance ou modernes -, qui sera sans cesse complété. Ainsi est née une villa l'antique, comme celle qu'Auguste avait c.ee. Ensuite, quand la paix fut revenue, le roi commanda aux meilleurs sculpteurs du temps, Coysevox et les frères Coustou en tête, des créations cohérentes. Ainsi furent entrepris le grand groupe de la Renommée du Roi, mais aussi le décor de la grande Rivière, ou celui de la Cascade rustique et de nombreuses fontaines. Tantôt léger et épris de grâce, tantôt puissant et dynamique, l'art de Marly sous Louis XIV marque une transition entre la grandeur du début du règne et l'annonce de la subtilité du XVIIIe siècle. Abandonné en 1715 et privé sous la Régence de certains de ses grands marbres, transférés au jardin des Tuileries, le jardin de Marly muait sous Louis XV avec la commande Guillaume Coustou des célèbres Chevaux de Marly, manifeste d'un art épris de naturalisme autant que de fougue. Mais la Révolution et l'Empire signeront la fin de cette belle époque. Les pavillons sont démolis, le parc vendu puis racheté par l'Etat, mais démeublé. Les sculptures sont saisies par la Nation, mais dispersées. Beaucoup rejoignent le jardin des Tuileries, mais aussi l'Assemblée nationale ou le parc de Versailles. Depuis 1993, la cour Marly au Louvre abrite les oeuvres les plus célèbres, provenant pour une large part du jardin des Tuileries. Ce catalogue retrace l'histoire des sculptures conservées dans les collections publiques françaises, depuis leur création jusqu'à nos jours, en suivant toutes les étapes de leur conservation. On trouvera pour chacune de ces oeuvres l'intégralité des sources la concernant, une bibliographie exhaustive, l'historique de son état et de ses restaurations, la liste de ses répliques.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.
Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents "petits bronzes" italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du XVe jusqu'au milieu du XVIe siècle. Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique. C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ms questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche. C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux "petits bronzes" italiens de la Renaissance.
De nombreux couples ont participé aux mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle. Paris en a accueilli, inspiré et lancé certains qui ont marqué l'entre-deux-guerres. A Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, ils ont fréquenté les mêmes ateliers, cabarets, cafés, bals, théâtres et cinémas. Emportés par leurs attirances et leur passion, ces hommes et ces femmes ont vécu leur liaison en toute liberté. La plupart venaient de pays étrangers : tous se sont rencontrés dans la Ville Lumière. Muses ou modèles, peintres, auteurs et photographes... tous participent au fabuleux brassage intellectuel de l'époque.