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L'Espagne de la Contre-Révolution. Développement et déclin XVIIIe-XXe siècles
Lafage Franck
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738417800
Cet ouvrage retrace l'histoire mouvementée, violente de l'Espagne contre-révolutionnaire ; fière de l'Inquisition, elle est hostile aux Lumières, au libéralisme politique, à la liberté d'opinion au nom de la tradition politique et religieuse de la monarchie catholique qui avait fait la grandeur de l'Espagne impériale du Siècle d'Or. De cette Espagne noire avec ses enjeux, ses fantasmes et sa scénographie violente qui fit des contre-révolutionnaires espagnols des exclus volontaires du système politique, des agitateurs permanents jusqu'à la dernière guerre civile (1936-1939), l'auteur dresse une topographie historique et idéologique ; ainsi est mis en évidence un monde disparu à l'aube du XXe siècle, doté de ses cohérences internes, dont l'Espagne actuelle, celle de la monarchie parlementaire, de la pluralité, de la tolérance intellectuelle et religieuse est pour partie l'héritière.
Du XVIe siècle au début du XIXe siècle, les Indes Occidentales virent l'émergence et l'enracinement de noblesses issues de créoles et d'Espagnols, qui s'enrichirent dans les différents secteurs économiques, spécifiques à chaque territoire administratif sud-américain. A contrario la marginalisation des noblesses indigènes résiduelles fut une politique délibérée des autorités espagnoles sur le long terme. Si l'anoblissement constitua l'acmé d'un parcours social réussi, permettant à ces élites économiques de s'élever au sommet du système social, inégalitaire et discriminatoire, de sociétés pluriethniques, les rois d'Espagne en retirèrent en retour d'importants profits financiers pour alimenter un Trésor royal toujours déficitaire. La chute des Bourbons d'Espagne en 1808 sous la pression militaire de Napoléon Ier finit par produire dans l'Empire hispanoaméricain une redistribution du pouvoir entre des noblesses aux opinions politiques fragmentées et une nouvelle classe bourgeoise et militaire émergente, favorable au changement politique et institutionnel de l'indépendance. Si le Mexique, le Pérou et le Venezuela s'enfoncèrent dans la guerre civile avec une attrition démographique de leurs noblesses, Cuba préservé des troubles civils et militaires préserva la sienne, renforcée par des investisseurs espagnols, jusqu'à la fin du XIXe siècle. A deux reprises (1822, 1864-1867), le Mexique tenté par l'aventure impériale se dota d'une Cour éphémère, peuplée d'anciens nobles appelés à former l'entourage d'empereurs aux règnes fragiles. Disparus comme classe sociale dominante avec ces Empires, certains descendants de la noblesse mexicaine retrouvèrent un rôle sous le Porfiriat (1876-1911), régime autoritaire, comme diplomates en Europe en raison de leur capital social utile à un régime en quête de reconnaissance dans le concert des nations. La chute de ce régime mit définitivement n au rôle des nobles dans les allées du pouvoir.
Zweig Stefan ; Lafaye Jean-Jacques ; Brugier Franç
Écrivain connu dans le monde entier, en particulier à travers ses nouvelles, Stefan Zweig (1881-1942), fuyant le nazisme en 1935, fit alors selon ses propres mots « l?apprentissage du métier de réfugié ». Reconnu pour sa sagesse, ses nombreux amis ne soupçonnaient pas la profondeur de son désespoir. « Il avait, en effet, l?élégance d?épargner à ses proches ses dépressions en prétextant des voyages soudains » note R. Jaccard. « Au bout de l?espérance », lui et sa femme se donnent la mort dans leur maison de Pétropolis.
Du 16e au 18e siècle, l'Europe déploya une pompe funèbre spectaculaire en l'honneur de ses souverains et des papes : exposition publique sur un lit de parade, cortège funèbre et représentation de la gloire posthume du prince dans un espace sacré. Cet essai décrit et analyse 17 cérémonies funèbres, de 1558 (mort de Charles Quint) à 1793 (désacralisation et mise à mort Louis XVI entraînant celle de la religion monarchique).
Zweig Stefan ; Lafaye Jean-Jacques ; Brugier Franç
Comme Montaigne fuyant la peste qui décime Bordeaux, [S. Zweig] fuit la guerre dans le lointain Brésil. C'est en vain cependant qu'il cherche cette citadelle intérieure dont Goethe a parlé et que Montaigne a si bien su défendre contre le chaos et la brutalité qui régnaient autour de lui." Roland Jaccard, Préface. D'écrivain comblé et adulé il était devenu un exilé se plaignant auprès de Romain Rolland de ne plus recevoir de courrier. Admirant profondément Montaigne mais aussi Nietzsche, Dostoïevski et Freud, Stefan Zweig souffrait d'être si peu semblable à ses modèles. Il lit et commente passionnément Montaigne pour y trouver la voie de sa liberté intérieure, la force d'assumer son ultime décision. Écrivain connu dans le monde entier, en particulier à travers ses nouvelles, Stefan Zweig (1881-1942), fuyant le nazisme en 1935, fit alors selon ses propres mots, "l'apprentissage du métier de réfugié". Reconnu pour sa sagesse, ses nombreux amis ne soupçonnaient pas la profondeur de son désespoir. "Il avait, en effet, l'élégance d'épargner à ses proches ses dépressions en prétextant des voyages soudains" note R. Jaccard. "Au bout de l'espérance", lui et sa femme se donnent la mort dans leur maison de Pétropolis.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.