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L'articulation du sens. Volume 3, Sens et vérité en théologie
Ladrière Jean
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204073837
Le présent recueil, qui fait suite au deux volumes de L'Articulation du sens, édités respectivement en 1979 et en 1984, rassemble des textes qui ont été publiés au cours de la période 198-1999. Dans sa perspective propre, il prolonge la problématique qui avait été abordée dans ces deux premiers volumes. La question centrale que nous pose le langage est celle de la signifiance comment les dispositifs formels que la langue met en œuvre deviennent-ils porteurs de signification, comment le sens advient-il aux expressions ? L'analyse des langages de la foi, entreprise à partir de cette question, est de nature à renouveler la problématique traditionnelle de l'acte de foi, de son rapport à la parole révélante, à la tradition, à l'existence chrétienne. Mais la question du sens est ici inséparable de la question de la vérité. Il faut montrer ce que le langage de la foi a de spécifique, de ce point de vue, en le comparant à d'autres formes de langage - en particulier celles qui relèvent de la science ou de la philosophie - où l'articulation du sens et de la vérité joue également un rôle essentiel. On est ainsi conduit à rencontrer deux problématiques de caractère fondamental, l'une qui concerne les rapports des diverses expressions de la foi aux événements originaires auxquels elles renvoient, l'autre qui concerne le rapport du discours théologique à la pensée spéculative. Ces problématiques nous entraînent bien au-delà de l'analyse du langage, dans la direction d'une réflexion sur les fondements de la théologie, qui tente de rendre leurs droits aux concepts d'existence, de cosmos, de création et d'événement. Il s'agit de comprendre comment le discours théologique peut se faire le porteur du dire de la foi, en assumant, dans son intentionnalité propre, l'ordre du concept. L'intention générale dans laquelle s'inscrivent les volumes de L'Articulation du sens et Sens et vérité en théologie est d'apporter une contribution à l'épistémologie de la théologie en examinant les implications, pour la compréhension qu'elle a d'elle-même, de ce qu'on a appelé le " tournant linguistique ".
Un déplacement remarquable s'est opéré dans la pensée contemporaine. La philosophie de la conscience a été remplacée par une philosophie des formes, qui porte son attention sur les modalités objectives en lesquelles l'existence se projette. Parmi ces modalités, le langage occupe une place privilégiée. Et la question centrale que nous pose le langage est celle de la signifiance : comment les dispositifs formels que la langue met en œuvre deviennent-ils porteurs de signification, comment le sens advient-il aux expressions ? L'analyse des langages de la foi, entreprise à partir de cette question, est de nature à renouveler la problématique traditionnelle de l'acte de foi, de son rapport à la parole révélante, à la tradition, à l'existence chrétienne. Mais la question du sens est ici inséparable de la question de la vérité. Il faut montrer ce que le langage de la foi a de spécifique, de ce point de vue, en le comparant à d'autres formes de langage - en particulier celles qui relèvent de la science ou de la philosophie - où l'articulation du sens et de la vérité joue également un rôle essentiel. On est ainsi conduit à rencontrer deux problématiques de caractère fondamental, l'une qui concerne le rapport des diverses expressions de la foi aux événements originaires auxquels elles renvoient, l'autre qui concerne le rapport du discours théologique à la pensée spéculative. Ces problématiques nous entraînent bien au-delà de l'analyse du langage, dans la direction d'une réflexion sur les fondements de la théologie, qui tente de rendre leurs droits aux concepts d'existence, de cosmos, de création et d'événement. Il s'agit de comprendre comment le discours théologique peut se faire le porteur du dire de la foi, en assumant, dans son intentionnalité propre, l'ordre du concept.
La foi chrétienne propose une interprétation de la condition humaine selon laquelle le sens de la vie présente est son inscription dans une perspective eschatologique, c'est-à-dire son rapport à une réalité qui est à la fois encore à venir mais qui cependant, en même temps, est déjà présente parmi nous. Cette réalité est annoncée, dans les textes fondateurs de la foi chrétienne, par l'expression " le Royaume de Dieu ". La foi chrétienne se comprend elle-même comme adhésion, dans la pratique qu'elle inspire à la grande œuvre de la construction du Royaume de Dieu. L'existence humaine reçoit ainsi une " destinée ", au sens de " destination ". Par ailleurs, à partir de certaines expériences historiques, comme celles de la géométrie ou de la cité, s'est élaborée une perspective qui s'est définie elle-même par le concept de raison. Cette perspective est de portée eschatologique, en ce sens proprement philosophique qu'elle ouvre sur un horizon indéfini, en lequel s'annonce l'accomplissement de la tâche historique de la construction de la raison. Comment penser le rapport entre ces deux perspectives ? Que nous apprend à ce propos l'histoire dont nous héritons ? Peut-on se borner à reconnaître que l'on se trouve en présence de deux processus totalement différents et dès lors totalement étrangers l'un à l'autre ? Et, d'autre part, si l'on reconnaît que ces perspectives se rencontrent nécessairement, comment penser et vivre cette dualité sans tenter de la ramener à un seul de ses termes ? Mais d'abord, comment, pour chacun d'entre eux, se détermine son essence ? Les textes recueillis dans le présent volume tentent de rencontrer ces questions, en évoquant d'abord ce qu'est " l'univers de la rationalité ", en exposant ensuite la problématique du rapport entre la destinée selon la foi et la destinée selon la raison, en suggérant enfin une interprétation selon laquelle la destinée de la raison est inscrite dans le 'fait chrétien, et en illustrant cette proposition par l'évocation de problématiques plus particulières, concernant les rapports entre foi, science et philosophie.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.