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Arcabas. Peintures
Ladous Régis ; Berthod Bernard ; Durand Jean-Domin
CLD
28,01 €
Épuisé
EAN :9782854435559
Pour la première fois, Arcabas confie à un historien les grandes étapes de son aventure artistique. Au fil des pages, le lecteur découvrira les hommes (Georges Desvallières, Emmanuel Mounier...) qui ont marqué le peintre, mais aussi ses blessures et ses combats, le laboratoire de Saint-Hugues, la crise de l'art sacré... Bref, l'itinéraire d'un artiste en quête du Beau, traçant le même sillon depuis plus de soixante ans, et devenu entre-temps une figure majeure de l'art religieux contemporain. Saisir une vie et les convictions qui la portent facilite l'entrée dans l'oeuvre, ici abondamment représentée. Une oeuvre étonnamment moderne, puisant son inspiration dans la Bible et s'adressant à tous les publics. Une oeuvre marquée du sceau de l'Espérance, mais aussi, parfois, de la colère, comme en témoigne l'Hommage à Bernanos, un polyptyque géant (5 m x 5 m), jamais exposé depuis cinquante ans, ressuscité aujourd'hui grâce au musée de Fourvière, et largement commenté dans ce livre.
En s'appuyant sur les archives secrètes du Vatican et sur les archives de l'Académie pontificale des sciences, l'auteur décrit la fondation et le développement, de 1936 à 1986, de cet organisme pontifical non confessionnel : le contexte et les intentions qui présidèrent à sa création, son mode de recrutement (les critères appliqués expliquent pourquoi ni Einstein ni Teilhard de Chardin n'en firent jamais partie), et son action. Tout en jouant un rôle important dans les relations internationales et dans la vie scientifique - ; elle a mobilisé pendant cette période près de soixante prix Nobel, d'Erwin Schrödinger à Abdus Salam - ; l'Académie a su gérer l'opposition de la science et du sacré pour dégager un lieu de rencontre où les tensions jouent en faveur d'une réflexion rigoureuse : attentifs à ne pas tomber dans la confusion des ordres, les académiciens excluent aussi bien les tentations annexionnistes (la religion prouvée par la science) que les ambitions réductionnistes (la religion expliquée par la science). Héritière des Lynx de Galilée, l'Académie a dû s'imposer, dans un premier temps, entre ce haut lieu de l'idéologie catholique, l'Académie de Saint-Thomas-d'Aquin, et ce bas-fond de l'idéologie fasciste, l'Académie d'Italie. Cette internationale où se rencontraient aussi bien des Allemands que des Américains, des Britanniques ou des Italiens, surmonta l'épreuve de la guerre mondiale, puis les assauts d'une antiscience que chérissait la coalition hétéroclite des catholiques intransigeants et des chercheurs qui ne voyaient plus dans la science qu'un pouvoir pervers au service des forces d'aliénation sociale. Contre le nouveau scientisme et le nouvel obscurantisme, elle s'est attachée à définir une éthique de la science au service de l'homme, un rapport entre science et valeurs qui puisse être partagé par les croyants et les agnostiques.
Voici un quart de siècle, lorsque Jacques Gadille terminait sa thèse de doctorat d'Etat sur la pensée et l'action politique des évêques français au début de la IIIe République, l'histoire religieuse contemporaine, sans être un chantier déserté, ne connaissait pas, en France, le rayonnement qu'elle a trouvé depuis... Jacques Gadille avec sa culture et sa pénétration, son sens de l'histoire de la pensée et de la spiritualité, n'a cessé de scruter les personnalités au long de leurs itinéraires complexes, afin d'en rendre la vérité. Attentif, comme d'autres aux démarches de la sociologie religieuse historique, il s'est adonné avec prédilection à l'histoire des idées et des courants de spiritualité. Il a porté une attention privilégiée à ce troisième quart du XIXe siècle, dominé par l'unité italienne, le concile, la montée, dans un esprit anticlérical, de la science et de la démocratie. Par ces préoccupations, il a une place à part dans l'historiographie contemporaine.
Si l'on a beaucoup évoqué et débattu des relations entre le Vatican avec l'Allemagne nazie ou l'Italie fasciste, on connaît moins en revanche les liens de celui-ci avec le régime japonais au cours de la Seconde Guerre mondiale. C'est donc un aspect peu connu mais tout à fait intéressant et problématique de l'histoire de l'Eglise au XXe siècle qui se trouve développé ici. Au cours de cette période, Mgr Marella est envoyé comme nonce au Japon, empire alors sous la domination d'un régime autoritaire, voire fascisant. Dés lors, deux problèmes majeurs se posent à lui. Quelles peuvent être les relations du Saint-Siège avec un régime de ce type, allié aux puissances de l'Axe? Comment l'Eglise et le Vatican doivent-ils se situer par rapport à ce type d'Etat? Seconde difficulté, comment établir aussi des relations avec un régime soumis à un rite religieux d'Etat particulier, le shinto? N'est-ce pas revenir à la fameuse querelle des rites chinois posées par les jésuites quelques décennies plus tôt? Un tableau historique très fouillé que propose ici Régis Ladous.
Ce qui fera que le docteur René Biot passera à la postérité, c'est qu'il a été le philosophe de la médecine. Il a compris, cinquante ans avant les autres, que l'âge dans lequel nous allions entrer serait un âge où les problèmes de santé, de l'équilibre de l'âme et du corps, seraient les problèmes principaux ; que pour les résoudre, la technique médicale si performante soit-elle, n'y suffirait pas : c'est l'éthique qui enseignerait la technique. Mais l'éthique n'y suffirait peut-être pas : c'est la métaphysique, c'est-à-dire la pensée, qui serait l'inspiratrice de l'éthique... " " Il y a deux types d'hommes : ceux du passé qui habitent le présent ; on les appelle des conservateurs. Ceux qui sont parachutés dans le présent à partir de l'avenir : on les appelle des prophètes. Le docteur Biot appartient à ce groupe de prophètes " (Jean Guitton). Cet ouvrage, qui reprend l'essentiel du colloque universitaire réuni à Lyon en novembre 1989 consacré à René Biot, permet de comprendre comment " ce rassembleur " - selon Emile Poulat - concilia deux préoccupations majeures, la médecine humaine, celle de l'homme matière et esprit, et la médecine sociale, ouverte à tous, mais respectueuse de l'homme. La recherche d'un juste équilibre entre ces deux aspects de la médecine est encore en devenir.