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L'économie suédoise entre l'Est et l'Ouest (1944-1949)
Lacroix Riz annie
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738410610
L'économie suédoise entre l'Est et l'Ouest 1944-1949 : neutralité et embargo, de la guerre au Pacte Atlantique. L'étude des relations économiques de la Suède avec les "deux camps" de l'après-Seconde Guerre mondiale éclaire les fondements de sa neutralité maintenue en pleine guerre froide, mais elle la ramène aussi au lot commun du continent. Enrichie par la guerre, engagée dans les alliances avec les capitaux allemands et américains propres aux "neutres" (SKF), la Suède partagea cependant les projets de toute l'Europe : rétablir et développer après 1945 les grands courants commerciaux traditionnels — produits bruts de l'Est contre produits manufacturés de l'Ouest ; atténuer ainsi la dépendance grandissante à l'égard du dollar et des marchandises américaines. Comment renoua-t-elle avec l'Est européen — URSS, Pologne, Tchécoslovaquie en tête — des liens qui menaçaient la "Porte Ouverte" américaine ? Comment réagit-t-elle aux pressions exercées par les Etats-Unis ? Quelles furent les étapes, de la guerre au Plan Marshall, de l'embargo sur le commerce Est-Ouest tenté par Washington ici comme ailleurs bien avant l'hystérie de guerre froide "coréenne" ? Les archives économiques françaises et américaines dédramatisent l'histoire politico-militaire de l'après-guerre : elles décrivent une Suède attachée à l'Occident sans renoncer aux avantages des contacts avec l'Est, modèle discrètement suivi par l'Europe "atlantique" et les grandes firmes américaines.
Quelles sont les causes de la Défaite de 1940? Le grand historien Marc Bloch écrivait en avril 1944: "Le jour viendra [...] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l'Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l'Europe en détruisant de nos propres mains tout l'édifice de nos alliances et de nos amitiés." Annie Lacroix-Riz analyse l'histoire des années 1930 pour éclairer les causes de la défaite de 1940. Selon elle, les Français n'ont pas été simplement vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de "réforme de l'État" copié sur les voisins fascistes et à son obsession d'accord avec le Reich. Cette affirmation incroyable paraît moins audacieuse à la lecture des archives, françaises et étrangères, relatives à une décennie d'actions des élites: militaires; politiciens; journalistes; hommes d'affaires surtout, qui régnaient sur tous les autres, avec à leur tête la Banque de France et le Comité des Forges. L'autonomie des politiciens ou des journalistes relève ainsi du mythe, celle des militaires aussi. C'est bien la France des grands intérêts économiques et financiers qui dicta le choix de l'Allemagne comme partenaire privilégié dès les années 1920 et sabota l'alliance russe de revers qui avait évité la défaite en 1914. Aujourd'hui, l'accès aux archives éclaire les causes intérieures et extérieures de la Défaite et permet "l'instruction du procès de la vaste entreprise de trahison" que réclamait Marc Bloch.
Résumé : En France comme dans le reste de la zone d'influence américaine, "l'aide américaine" d'après-Seconde Guerre mondiale revient comme une litanie. Symbolisée par le "plan Marshall", cette aide qui a contribué au sauvetage de l'Europe occidentale ruinée et soutenu la France et l'Europe occidentale face à l'agression communiste et soviétique (l'URSS serait prête à violer les accords de Yalta dans une volonté de conquête territoriale) n'était pas pure philanthropie. En se penchant sur les échanges économiques, Annie Lacroix-Riz interroge les motivations des Etats-Unis quant aux prêts américains à l'étranger. Elle constate une constance de la stratégie économique extérieure des Etats-Unis, de type colonial. Ainsi, sur les conditions de durée ou de rupture des contrats fixées unilatéralement : interruption immédiate des crédits en cas de participation quelconque d'une instance soupçonnée de communisme dans le cas français ou italien par exemple. Se fondant sur des sources renouvelées, Annie Lacroix-Riz conteste la primauté des motivations politiques ou idéologiques dans la politiques extérieure des Etats-Unis.
Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration?L'auteure explore cette question tout au long de son ouvrage dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.Notes Biographiques : Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d?histoire contemporaine à l?Université Paris 7.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.