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Musica ficta. Figures de Wagner
Lacoue-Labarthe Philippe
BOURGOIS
8,10 €
Épuisé
EAN :9782267019490
Quatre scènes composent ce livre, toutes consacrées à Wagner. Les deux premières (Baudelaire, Mallarmé) contemporaines du triomphe européen du wagnérisme s'inscrivent dans une séquence historique que ponctuent la guerre de 70 et la Commune, où se préfigure le déchaînement mondial des nations et des classes. Les secondes (Heidegger, Adorno ont lieu lorsque certains aspects du wagnérisme se sorti fait sentir et que la confusion du national et du social s'est comme solidifiée dam une configuration politique monstrueusement inédite Dans les deux cas se jouent ensemble, l'art et la politique mais ni sous la forme d'une politique de l'art, ni encore moins, sous celle d'un a de la politique. Il s'agit, plus gravement, de l'esthétisation de la figuration du politique. Ces quatre scènes encadrent et éclairent la vraie scène , événement philosophique majeur, qui sanctionna la rupture de Nietzsche avec Wagner. . . Philippe Lacoue-Labarthe est né en 1940. Agrégé de philosophie, il a écrit, sur Martin Heidegger, Jacques Derrida, Jacques Lacan, et le romantisme allemand, Paul Celan, Mallarmé et la déconstruction. Il a également traduit en français nombre d'oeuvres de Martin Heidegger, Paul Celan, Friedrich Nietzsche, Friedrich Hölderlin et Walter Benjamin. En 1980, à la demande de Derrida, il fonde avec Jean-Luc Nancy le Centre de Recherche Philosophique sur le Politique. Philippe Lacoue-Labarthe a enseigné la philosophie et l'esthétique à l'université de Strasbourg. II a également dirigé la collection Détroits chez Christian Bourgois éditeur. Il est mort le 28 janvier 2007 à Paris.
Vers 1965, Philippe Lacoue-Labarthe, jeune professeur de philosophie à Bordeaux, fait un rêve étrange dont sa propre disparition est le motif le plus lourd, le seul évident. Il se lance dans le récit de ce rêve, où il rencontre un récit de Borges. Puis il laisse de côté cette tentative littéraire. L'oublie. Les années passent. Beaucoup d'années. La disparition, mais cette fois effective, s'approche. En un sens elle est là, et peut-être même a-t-elle toujours été là, comme une précédence, un absolu, une fondation. A ce moment-là, Philippe Lacoue-Labarthe se souvient de ce texte ancien, et pense le reprendre. Mais il ne le peut plus, il est trop tard - il écrira seulement une brève postface, entièrement bouleversante. C'est ce double mouvement de retour et de départ que l'on trouvera ici, sous le titre définitivement provisoire que lui donna l'auteur.
L'histoire que je voudrais raconter (ou réciter : c'est peut-être malheureusement une sorte de mythe) est donc celle d'un renoncement. "Renoncer" a voulu dire : annoncer, énoncer. "Phraser", en grec, dit à peu près la même chose. Aujourd'hui toutefois "renoncer" signifie : ne pas vouloir, accepter. Par exemple un destin ou une fatalité : ce qui est dit. Admettons par conséquent qu'il faille apprendre à renoncer, lentement ; à ne plus vouloir prononcer. Alors il peut y avoir une phrase : toujours la même ; revenant de loin, nombreuse, saccadée. (...) J'appelle aussi bien littérature cette paraphrase infinie."
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski