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De la religion en Amérique. Essai d'histoire politique, Edition revue et augmentée
Lacorne Denis
FOLIO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070449248
En Amérique, tout semble imprégné de valeurs et de références religieuses: la politique, la morale, l'enseignement et jusqu'à la vie intime. Comme si l'esprit des premiers puritains continuait à régenter les lois et les moeurs de cette vieille démocratie. C'est ce rapport entre religion et politique, constitutif de l'identité nationale américaine depuis trois siècles, qu'explore le présent ouvrage. Il analyse la foi des pèlerins, la montée en puissance des sectes évangéliques, la « guerre des Bibles » entre catholiques et protestants au XIXe siècle, l'invocation du Credo angloprotestant contre l'afflux des nouveaux immigrés, l'annonce de la « mort de Dieu » dans les années 1930, ou l'usage plus récent du fondamentalisme religieux à des fins électorales... Au fil des chapitres, il met en évidence deux conceptions rivales de la nation: l'une, séculière, qui puise ses racines dans l'héritage des Lumières; l'autre baignée dans la culture des puritains et ses avatars. Dès l'origine, les Fondateurs ont érigé un « mur de séparation » entre l'Église et l'État ? qui sera parfois ébranlé et toujours reconstruit.Mais cet essai ne se limite pas au seul discours de l'Amérique sur elle-même. Il ne cesse de solliciter, de Voltaire à Sartre, le regard tantôt avisé et plus souvent biaisé des Français, séduits par l'exotisme d'une Amérique si étrangère à leur tradition nationale et à leurs habitudes de pensée.
Résumé : Avant l'âge des Lumières, on tolérait mal la religion des autres, ou alors avec réticence, comme une anomalie qu'il fallait souffrir sans l'accepter. La "tolérance des Modernes", élaborée par de grands penseurs comme Locke et Voltaire, renversait la perspective : elle mettait en place un système harmonieux de coexistence paisible entre les groupes les plus divers, tout en prônant de nouveaux droits - la liberté de conscience et la liberté d'exercer sa religion dans l'espace public. Cette nouvelle conception n'allait pas de soi. Elle donne à voir des éléments précurseurs en des lieux aussi divers que l'Empire ottoman et le ghetto de Venise. Après de nombreuses querelles politiques et théologiques, elle s'est enracinée en Hollande, en Angleterre, en France et dans les colonies d'Amérique. Denis Lacorne observe les manifestations les plus récentes de la tolérance dans le monde contemporain, il en analyse les usages et les limites, qu'il s'agisse des symboles religieux, de monuments, de manières de s'habiller, de ce qu'il est permis de dire et de proférer. De l'Europe au Nouveau Monde, les territoires de la tolérance n'ont cessé de s'étendre, des déistes aux athées, des baptistes aux quakers, des sikhs aux musulmans. Aujourd'hui la tolérance demeure une vertu contestée : le retour du religieux, la montée des fanatismes menacent le projet émancipateur des philosophes. Faut-il imposer des bornes à la liberté d'expression ? Doit-on tolérer les ennemis de la tolérance ? Pour y répondre, il nous faut redécouvrir cette grande tradition afin de mieux la défendre.
Lacorne Denis ; Le Texier Emmanuelle ; Esteves Oli
Comment s'intègrent les nouveaux immigrés dans les villes ou les quartiers sensibles des Etats-Unis et du Royaume-Uni ? Quel accueil leur réservent les populations locales ? Quel est l'enjeu des mobilisations civiques ou ethniques observées dans les deux pays ? Partant d'une réflexion critique sur la construction sociale des identités ethniques, culturelles ou religieuses, cet ouvrage révèle l'existence d'une crise du multiculturalisme, illustrée par des tensions souvent très vives entre majorités et minorités, ainsi qu'entre minorités rivales. Parfois accompagnées de violences, ces tensions peuvent donner l'illusion d'un éclatement du lien social. Pourtant, les politiques de gestion de la diversité observées sur les terrains anglais et américains démontrent que les acteurs locaux sont parfaitement capables de transcender leurs divisions pour penser le bien commun et inventer des méthodes de sortie de crise. Cette réappropriation " par le bas " d'un certain civisme intégrateur pourrait servir de modèle aux décideurs français, confrontés aux mêmes difficultés interethniques, aux mêmes passions xénophobes, et aux mêmes demandes de reconnaissance de populations issues de l'immigration.
En Amérique, tout semble imprégné de valeurs et de références religieuses : la politique, la morale, l'enseignement et jusqu'à la vie intime. Comme si l'esprit des premiers puritains continuait à régenter les lois et les moeurs de cette vieille démocratie. C'est ce rapport entre religion et politique, constitutif de l'identité nationale américaine depuis trois siècles, qu'explore le présent ouvrage. Il analyse la foi des pèlerins, la montée en puissance des sectes évangéliques, la guerre des Bibles entre catholiques et protestants au XIXe siècle, l'invocation du Credo anglo-protestant contre l'afflux des nouveaux immigrés, l'annonce de la mort de Dieu dans les années 1930, ou l'usage plus récent du fondamentalisme religieux à des fins électorales... Au fil des chapitres, il met en évidence deux conceptions rivales de la nation : l'une, séculière, qui puise ses racines dans l'héritage des Lumières ; l'autre baignée dans la culture des puritains et ses avatars. Dès l'origine, les Fondateurs ont érigé un mur de séparation entre l'Église et l'État - qui sera parfois ébranlé et toujours reconstruit. Mais cet essai ne se limite pas au seul discours de l'Amérique sur elle-même. Il ne cesse de solliciter, de Voltaire à Sartre, le regard tantôt avisé et plus souvent biaisé des Français, séduits par l'exotisme d'une Amérique si étrangère à leur tradition nationale et à leurs habitudes de pensée.Denis Lacorne, directeur de recherches au CERI-Sciences Po, est notamment l'auteur de L'Invention de la République (1991) et de La Crise de l'identité américaine (1997).
L'objet de cet ouvrage est de dépasser l'actualité immédiate pour replacer la réflexion dans sa profondeur historique et restituer avec un effort de clarté toute la complexité d'une Amérique dont on sait au fond peu de choses. Pour ce faire, ce livre examine les ressorts politiques, économiques, sociaux, culturels et littéraires de ce pays, de façon quasi exhaustive. Dans cet ouvrage collectif, réunissant 33 contributions originales des meilleurs spécialistes français, canadiens et américains des Etats-Unis, neuf sujets principaux sont approfondis : les fondements politiques et constitutionnels du système politique américain ; les politiques d'immigration américaines ; les questions de la "race" et de l'ethnicité ; l'avenir du rêve américain et les faiblesses de l'Etat-providence ; la religion ; la politique étrangère ; l'économie ; les cultures populaires et les nouveaux médias ; la littérature contemporaine (avec une contribution de Joyce Carol Oates !). Rien n'est ignoré d'une Amérique dont on méconnaît encore trop la singularité, les dissonances socioculturelles, la complexité religieuse, l'originalité d'un vrai multiculturalisme, le dynamisme économique et social et les effets surprenants d'un conservatisme aujourd'hui dominant. Il s'agit bien là d'une somme sans précédent dans l'histoire des publications françaises consacrées aux Etats-Unis.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»