Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la religion en Amérique. Essai d'histoire politique
Lacorne Denis
GALLIMARD
19,90 €
Épuisé
EAN :9782070735266
En Amérique, tout semble imprégné de valeurs et de références religieuses : la politique, la morale, l'enseignement et jusqu'à la vie intime. Comme si l'esprit des premiers puritains continuait à régenter les lois et les moeurs de cette vieille démocratie. C'est ce rapport entre religion et politique, constitutif de l'identité nationale américaine depuis trois siècles, qu'explore le présent ouvrage. Il analyse la foi des pèlerins, la montée en puissance des sectes évangéliques, la guerre des Bibles entre catholiques et protestants au XIXe siècle, l'invocation du Credo anglo-protestant contre l'afflux des nouveaux immigrés, l'annonce de la mort de Dieu dans les années 1930, ou l'usage plus récent du fondamentalisme religieux à des fins électorales... Au fil des chapitres, il met en évidence deux conceptions rivales de la nation : l'une, séculière, qui puise ses racines dans l'héritage des Lumières ; l'autre baignée dans la culture des puritains et ses avatars. Dès l'origine, les Fondateurs ont érigé un mur de séparation entre l'Église et l'État - qui sera parfois ébranlé et toujours reconstruit. Mais cet essai ne se limite pas au seul discours de l'Amérique sur elle-même. Il ne cesse de solliciter, de Voltaire à Sartre, le regard tantôt avisé et plus souvent biaisé des Français, séduits par l'exotisme d'une Amérique si étrangère à leur tradition nationale et à leurs habitudes de pensée.Denis Lacorne, directeur de recherches au CERI-Sciences Po, est notamment l'auteur de L'Invention de la République (1991) et de La Crise de l'identité américaine (1997).
En Amérique, tout semble imprégné de valeurs et de références religieuses: la politique, la morale, l'enseignement et jusqu'à la vie intime. Comme si l'esprit des premiers puritains continuait à régenter les lois et les moeurs de cette vieille démocratie. C'est ce rapport entre religion et politique, constitutif de l'identité nationale américaine depuis trois siècles, qu'explore le présent ouvrage. Il analyse la foi des pèlerins, la montée en puissance des sectes évangéliques, la « guerre des Bibles » entre catholiques et protestants au XIXe siècle, l'invocation du Credo angloprotestant contre l'afflux des nouveaux immigrés, l'annonce de la « mort de Dieu » dans les années 1930, ou l'usage plus récent du fondamentalisme religieux à des fins électorales... Au fil des chapitres, il met en évidence deux conceptions rivales de la nation: l'une, séculière, qui puise ses racines dans l'héritage des Lumières; l'autre baignée dans la culture des puritains et ses avatars. Dès l'origine, les Fondateurs ont érigé un « mur de séparation » entre l'Église et l'État ? qui sera parfois ébranlé et toujours reconstruit.Mais cet essai ne se limite pas au seul discours de l'Amérique sur elle-même. Il ne cesse de solliciter, de Voltaire à Sartre, le regard tantôt avisé et plus souvent biaisé des Français, séduits par l'exotisme d'une Amérique si étrangère à leur tradition nationale et à leurs habitudes de pensée.
Peuple jeune, réputé sans histoire, les Américains sont les plus vieux républicains du monde. Inventeurs d'une nouvelle science du gouvernement, ils tirent une grande fierté de l'apothéose constitutionnelle qui clôture leur révolution. Le culte du Livre de la République, les serments de fidélité, les fêtes républicaines, la recherche obsessionnelle des "intentions premières" des Fondateurs manifestent un véritable fétichisme des origines. Propagandistes-nés, les Américains cherchèrent très tôt à exporter leurs idées. Ils eurent quelques succès auprès de nos constituants... Mais ils furent aussi marqués, beaucoup plus qu'on ne le croit, par le discours des Lumières. Leur découverte? La république n'est pas la démocratie. Son objet est de contenir les passions de la multitude au nom des principes d'une sage représentation. L'extension du suffrage, l'abolition de l'esclavage, la création de nouveaux droits pour les femmes et les minorités ethniques sont les grandes étapes d'un lent processus de démocratisation, étalé sur près de trois siècles. Biographie de l'auteur Denis Lacorne est Directeur d'études au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po. Il a notamment publié De la religion en Amérique. Essai d'histoire politique (Gallimard, 2007) et La Crise de l'identité américaine. Du melting-pot au multiculturalisme (Gallimard, 2003).
Présentation de l'éditeur Le fait religieux s'impose de façon croissante dans la vie internationale. Souvent instrumentalisé au service des luttes politiques, il constitue un piège redoutable pour les États comme pour les communautés de croyants. Ce livre éclaire ce phénomène récent en analysant ses différentes facettes. Quelle est la spécificité des conflits religieux actuels par rapport aux anciennes guerres de religion ? Comment la diplomatie peut-elle et doit- elle les prendre en compte ? Existe-t-il des possibilités de médiation adap- tées à ce type de conflit ? Le sujet est complexe car les enjeux religieux ne cessent d'évoluer : cer- taines expressions religieuses sont ouvertes et tolérantes, d'autres - souvent qualifiées d'« intégristes » ou de « fondamentalistes » - rejet- tent tout à la fois la modernité occidentale et les conceptions pluralistes de la démocratie. « Face à ces dérives, il me semble que nous devons, politiques et religieux, agir ensemble de manière responsable : aux personnalités religieuses de peser par leur autorité morale en faveur du dialogue, notamment par des prises de position communes, des médiations et du travail de terrain. Aux responsables politiques et diplomatiques de chercher sans relâche les formules politiques capables d'assurer une coexistence pacifique durable. » L. F.
La question de la race travaille l'histoire des Etats-Unis depuis l'origine dans une dualité tragique : la Constitution consacre la liberté individuelle et les droits politiques en privant les Noirs de leurs bienfaits ; les principes fédèrent les Américains, la race et l'esclavage les désunissent. Ce mot de race n'est pas une donnée biologique mais une construction sociale qui évolue dans le temps et dont ce livre restitue les avatars, de l'arrivée des premiers Pèlerins jusqu'à aujourd'hui. Denis Lacorne interroge les narratifs concurrents qui se disputent le récit national américain : d'une part, un idéal civique indifférent à la couleur des personnes ; de l'autre, une conception "racialisée" de la république, autrefois soutenue par les grands planteurs mais aujourd'hui revendiquée par les "identitaristes" et instrumentalisée par les partisans de la "théorie critique de la race". En Amérique, la peur de l'Autre n'a cessé de changer de cibles au rythme des immigrations, nourrie par la hantise lancinante de l'effacement de la race blanche au profit de nouveaux arrivants jugés inassimilables. Dans un pays devenu si métissé, la politique des identités recouvre de moins en moins une réalité démographique qui incline les individus à multiplier les appartenances sans nécessairement les opposer. Il n'y a plus d'identité fixe aux Etats-Unis, mais un E pluribus unum constamment réinventé.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.