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Correspondance. Tome 1, 1816-1839
Lacordaire Henri-Dominique
CERF
116,60 €
Épuisé
EAN :9782204069267
La connaissance de Lacordaire, avocat, puis prêtre, prédicateur et journaliste catholique, un des personnages majeurs de l'Eglise de France au milieu du XIXe siècle, sera renouvelée par l'accès à sa correspondance, en grande partie inédite. Ce premier volume le suit depuis sa jeunesse jusqu'en 1839, lorsque, devenant dominicain en Italie, il fait le premier pas qui conduit au rétablissement en France de l'ordre des Frères Prêcheurs. Le choix des éditeurs n'est pas la publication in extenso des lettres reçues ou, en majeure partie envoyées, par Lacordaire, mais d'en présenter, à base de larges citations textuelles, un résumé le plus complet possible, dont n'est omis aucun nom propre ni thème majeur. La richesse des divers index, celui des correspondants, des noms de personnes, de lieux, et surtout des sujets abordés par ces lettres, met en relief ce que cette correspondance fait découvrir sur le catholicisme au XIXe siècle, tandis qu'une chronologie de la vie de Lacordaire permet de le suivre, parfois jour après jour, pendant ces vingt-trois années.
Résumé : Henri-Dominique Lacordaire est un homme du XIXème siècle : né en 1802, l'année de la signature du Concordat entre Napoléon et le Saint-Siège, devenu prêtre en 1827, il collabore au journal l'Avenir et défendra toute sa vie une conception libérale du catholicisme. Il entre dans l'ordre des dominicains en 1839 et réétablit en France les Frères Prêcheurs au travers de la fondation de plusieurs couvents. A Saint-Maximin, racheté par Lacordaire en 1859, les moines reprendront la mission, interrompue depuis 1790, de garder le tombeau de Marie-Madeleine et de s'occuper de la basilique et des pèlerins. C'est à cette occasion qu'il publie "Sainte Marie-Madeleine", ouvrage contant d'une part le récit de la vie de la sainte depuis les Evangiles jusqu'à sa mort en Provence, et d'autre part l'histoire de sa sépulture depuis sa mort jusqu'au XIXème siècle. Peintre enflammé de la vie de la pécheresse au parfum, métamorphosée par sa rencontre avec Jésus, Lacordaire nous dresse un portrait lumineux de ce symbole universel de la pénitence et de la piété. Ce livre est une réédition du livre original de Lacordaire paru en 1860 chez Poussielgue-Rusand.
Résumé : Parue en 1684, en conclusion de ce dernier grand monument d'érudition de la kabbale chrétienne qu'est la Kabbala denudata, l'Esquisse de la kabbale chrétienne, dont l'attribution reste encore discutée, fait dialoguer un philosophe chrétien et un kabbaliste. Reprenant et développant les principaux thèmes mis en avant par les kabbalistes chrétiens qui l'ont précédé, ce dialogue missionnaire se veut une démonstration, à l'aide des méthodes et thèses de la kabbale juive, de la vérité du christianisme, afin, non seulement, d'y amener les juifs, mais aussi de reconduire les chrétiens divisés à l'unité profonde et originaire de leur religion. Comme le montrent la présentation et les notes, il entend démontrer, dans la ligne qui fut celle, notamment, à la Renaissance, de Pic de la Mirandole et de Reuchlin, et puisant aussi bien dans la Bible et les grands textes du judaïsme et de l'Antiquité païenne, que chez les Pères de l'Eglise et des penseurs médiévaux ou modernes, que le coeur du judaïsme - la kabbale - est aussi celui du christianisme. Cet ouvrage connut un grand succès et fut apprécié notamment par John Locke et Henry More.
Ce roman de mémoire, ces mémoires pour le roman d'une vie, c'est un puzzle qui s'agence dans l'amour des mots, qui sont les briques primordiales de notre construction. Au-delà du grand plaisir de lecture que ce livre procure, ce récit laisse une empreinte forte par les réflexions qu'il suscite et les questions qu'il nous pose. Jacques, le narrateur de ce roman, nous raconte sa vie à travers de multiples tableaux et d'étonnantes rencontres. Mais c'est un narrateur qui s'efface et nous présente d'abord des histoires qui l'ont structuré. Ce sont celles qui nous constituent. Dans ce roman en forme de conte, inspiré par les récits de la quête du Saint Graal et que l'on pourrait qualifier d'" initiatique ", s'entrecroisent, par fragments, la vie de ce narrateur en quête de disparition, celle aussi d'une famille, d'effacement en effacement, et celle encore d'une mystérieuse confrérie, qui rassemble des personnalités disparates - piliers de bar, religieuse... - mais unies par la quête commune d'une simplicité absolue. Une simplicité où se réconcilieraient, pour s'éteindre, toutes ces histoires déchirées.
Les Anciens ont été unanimes pour décrire l'homme comme triple: un corps, une âme et un esprit.Le corps, nous savons tous de quoi il en retourne, mais l'âme et l'esprit'? Ils sont souvent employés l'un pour l'autre. La sagesse populaire a pourtant conservé des expressions qui les distinguent, comme "rendre son âme", "perdre l'esprit", "en son âme et conscience".C'est pourquoi, nous avons demandé aux différentes traditions spirituelles de notre pays, de nous transmettre la connaissance de ce ternaire qu'elles ont eu en héritage, et qui permet à l'homme de se relier et ainsi de se guérir.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones