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Fortune de Francis Poulenc. Diffusion, interprétation, réception
Lacombe Hervé ; Southon Nicolas
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753550063
La musique de Francis Poulenc n'a pas connu de purgatoire et s'est affirmée comme l'une des plus appréciées du XXe siècle. Ce livre cherche à comprendre son succès et son devenir (sa fortune) en France et à l'étranger. Sont évoqués les réseaux professionnels et amicaux, les institutions, la presse, les interprètes grâce auxquels les oeuvres circulent. Mais aussi les conditions d'exécution ou de représentation des oeuvres du musicien, les cadres esthétiques de leur réception, et toute forme de témoignage permettant de rendre compte de leur programmation, de leur diffusion et de leur perception. De l'Espagne au Japon, en passant par la sphère germanique ou l'Italie, des chercheurs montrent comment Poulenc et son oeuvre furent accueillis et critiqués. Les questionnements se situent à diverses échelles : tandis qu'est déployé le vaste panorama de la discographie poulencquienne, le Concert champêtre révèle des visages inattendus. On s'attache à l'écoute de Poulenc par les écrivains et musicologues de son temps, mais aussi à la manière dont lui-même a créé les conditions de son traitement critique. Plusieurs études abordent le chef-d'oeuvre Dialogues des Carmélites, objet de nombreuses réappropriations de la part des metteurs en scène. Sont enfin considérés la place de Poulenc durant des périodes clés de l'histoire, et les échos qu'a suscités sa musique chez des compositeurs de tous horizons.
Ouvrage de référence sur un compositeur méconnu malgré sa popularité, ce livre s'attache à retracer l'exceptionnelle trajectoire d'un homme en quête d'une construction artistique et sociale. Comment concilier le désir de succès avec une personnalité musicale originale et exigeante ? Comment être soi-même quand on a été le jeune prodige couronné de lauriers par les institutions conservatrices ? Hervé Lacombe retrace les étapes de ce parcours passionnant : l'enfance modeste dominée par la formation au Conservatoire, l'évasion romaine à la villa Médicis, le mariage avec Geneviève Halévy, les drames familiaux, qui accompagnent sa carrière et ses projets.Au terme d'une vie trop brève, se déroulant sur une toile de fond historique tourmentée qui en quelques années voit la révolution de 1848, le coup d'État menant au Second Empire, la guerre de 1870, la Commune puis la République, Bizet atteint son but avec l'ultime chef-d'oeuvre, Carmen, dont les représentations furent marquées par sa mort tragique et prématuréeL'auteur ne se contente pas d'engager une réflexion nouvelle sur cette oeuvre phare, devenue un véritable mythe contemporain, il situe dans la vie musicale et la société parisienne du temps, puis réévalue une production infiniment plus variée et plus séduisante qu'on ne l'imagine habituellement. Fruit d'une longue enquête menée dans des fonds publics et privés disséminés dans le monde entier, cette biographie se fonde sur une documentation considérable riche de nombreux documents inédits, redécouvre des oeuvres inconnues ou considérées jusqu'alors comme perdues, et s'inscrit tout à la fois dans l'histoire culturelle et celle du goût.Musicologue, maître de conférences à l'Université de Metz, Hervé Lacombe est l'auteur des Voies de l'opéra français au XIXe siècle, ouvrage couronné par le prix Bernier de l'Académie des beaux-arts 1997, le Prix des muses 1998 (prix spécial du jury) et le Prix "Eugène Carrière" de l'Académie française 1998.""
Ecoutez l'opéra, vous entendrez le monde. Telle est l'idée qui domine ce livre. Rompant avec l'histoire européocentrée du théâtre lyrique, fort d'une enquête conduite en Occident mais aussi dans des territoires le plus souvent cantonnés par l'historiographie classique dans un ailleurs exotique, comme la Mongolie, la Chine ou le Japon, l'Amérique latine et les Caraïbes, l'Egypte, l'Arménie ou Israël, Hervé Lacombe décrit les grandes tendances esthétiques qui animent la production et le répertoire, expose les défis auxquels sont confrontés les compositeurs, interroge le principe de la représentation qui sous-tend l'idée même d'opéra, puis déplace l'histoire de la musique dans la sphère du multiculturel. Dès lors, il nous convie à une lecture originale de la mondialisation du modèle lyrique occidental au cours du XXe siècle, ainsi que de certains des grands enjeux de la société actuelle dont cette forme artistique pluriséculaire semble être le miroir de concentration. En effet, suivre aux quatre points cardinaux du monde contemporain l'évolution de L'opéra né autour de 1600 en Italie, c'est poser la question de l'identité d'un genre dans l'histoire, de la permanence et du renouvellement, mais aussi de l'évolution d'une civilisation transposée dans l'univers de l'art et projetée sur la surface du globe. . . Hervé Lacombe est professeur de musicologie à l'université Rennes 2. Ses précédents ouvrages publiés chez Fayard, Les Voies de l'opéra français au XIXe siècle et Bizet, ont été salués par plusieurs récompenses, dont le prix des Muses, le prix Eugène Carrière de l'Académie française, le prix Bernier et le prix Bordin de l'Académie des beaux-arts.
Résumé : Carmen de Bizet est mondialement connu. Et pourtant... Si sa réception, lors de sa création en 1875, a été abondamment commentée, on a oublié le spectacle lui-même, sa beauté et son audace - des femmes fumant la cigarette, le monde de la corrida mêlant fete et jeu mortel, une interprète hors normes, Célestine Galli-Marié, se déhanchant et jouant du regard autant que de la voix, un homme tuant sur scène son ancienne maîtresse... Fait exceptionnel, des artistes de renom, Edouard Detaille et Georges Clairin, lui insufflèrent une vérité et un éclat sans précédent, dont ce livre, à partir de sources pour partie inédites, voudrait donner l'idée la plus exacte, tout en cherchant à comprendre, en amont, les conditions de son élaboration à l'Opéra-Comique où il fut monté, et en aval, l'effet qu'il produisit dans le Paris des années 1870. Inscrite dans l'histoire des arts, ponctuée de scandales retentissants, imprégnée de la culture visuelle de son temps, où se croisent parmi d'autres Edouard Manet et Gustave Doré, Alfred Dehodencq et Henri Regnault, Carolus-Duran et Mariano Fortuny, l'oeuvre se révèle être un miroir de concentration de l'imaginaire hispanique français et dévoile toute sa puissance originelle.
Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, l'opéra reflète et concentre son époque. Il est tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique protéiforme, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Dans l'histoire de ce genre totalisant, le répertoire français occupe une place à part, fortement déterminée par son lien avec l'Etat, depuis son institutionnalisation par Louis XIV, qui consacra la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution. Né au XVIIe siècle, tout à la fois en s'inspirant et en se démarquant de l'opéra italien, l'opéra français s'inscrit dans un contexte social et artistique spécifique, dont la culture de la danse est l'une des données fondamentales. La période qui s'ouvre avec le Roi-Soleil trouve son terme dans l'écroulement de l'Ancien Régime durant la Révolution. Entre-temps, le genre a infiltré toute la vie musicale, a proliféré jusque dans les colonies. Il s'est ramifié sous diverses formes, dont l'opéra-comique est l'une des plus originales. Derrière quelques noms restés célèbres, comme Lully et Rameau, Grétry et Gluck, c'est une multitude d'auteurs qu'il nous faut redécouvrir. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses productions. Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de près de deux cents auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2. 250 illustrations
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.