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Déraisonnable suivi de Mon mal en patience
Lachaud Denis
ESSE QUE
10,00 €
Épuisé
EAN :9791094086438
Déraisonnable Un soir, alors qu'elle joue Marie Tudor de Victor Hugo dans un théâtre parisien, une actrice disparaît. Elle part en mission. Elle erre entre Paris, le bois de Vincennes et la banlieue pendant quarante-huit heures, avant que la police la retrouve, épuisée, hagarde. Florence souffre d'un trouble bipolaire, mais elle ne le sait pas encore. Ce trouble vient néanmoins d'abîmer sérieusement sa carrière. Dans Déraisonnable, Florence explore son histoire. Chemin faisant, elle replonge dans son enfance tourmentée, revisite les traumatismes qui ont pu concourir à la fragiliser. Elle dissèque avec une grande acuité son rapport au monde de la psychiatrie, soignants et institutions. Sur la scène, une actrice livre son histoire d'actrice et de femme, elle incarne tous les personnages qui ont joué un rôle important dans sa vie, personnages de fiction imaginés par des dramaturges mais aussi parents et psychiatres. Ce faisant, elle s'incarne elle-même, jusqu'au vertige. Mon mal en patience Un auteur observe la vie quotidienne dans différentes unités psychiatriques. Il s'intéresse tout autant aux équipes de soignants qu'aux patients séjournant à l'hôpital. Il assiste aux entretiens entre psychiatres et patients, aux réunions d'équipe pendant lesquelles le responsable d'unité fonctionnelle, les internes, externes, infirmières, aides-soignants et agents hospitaliers discutent ensemble de l'état des personnes hospitalisées dans le service, de son évolution, tentent d'établir un diagnostic pour les nouveaux... L'auteur suit les ateliers de pratique artistique, danse et théâtre, il s'entretient avec eux en tête dans leur chambre. Alors qu'il cherche à saisir tous les aspects de la pathologie schizophrénique, un monde s'ouvre à lui.
Ernst Wommel a du mal à tout comprendre. Ses parents, émigrés en France d'Allemagne de l'Ouest, ont tiré un trait sur leur jeunesse qu'ils ont passée Outre-Rhin. À la maison, on ne parle que le français. Ernst et son frère Max n'ont jamais vu leurs grands-parents. Pourquoi ce silence pesant et ces trop nombreux mystères ? Tout va pourtant changer lorsque Ernst, à son entrée en 6ème, choisit d'apprendre l'allemand. À quatorze ans, il part en Allemagne avec sa classe, chez son correspondant Rolf, avec qui s'instaure une profonde amitié. Il retournera dans ce pays chaque année. C'est là qu'il va faire l'apprentissage de son histoire, mais non sans réveiller des souvenirs douloureux. Grâce à Rolf, Ernst va notamment retrouver son grand-père, qu'il croyait mort. À travers ce premier roman très original, l'auteur, le comédien Denis Lachaud, montre que les relations franco-allemandes, loin des aléas de l'Histoire et de la politique, sont avant tout une affaire d'individus. Il signe là un récit très attachant. --Ariane Singer
Après le remarqué J'apprends l'allemand, Forme profonde est le deuxième roman du comédien Denis Lachaud, et lui aussi, ne laisse pas indifférent. Cette fois, l'auteur nous plonge, sans aucune retenue, dans l'univers impitoyablement violent d'une grande ville portuaire, en plein été. Rue des Marsouins, vivent les uns sur les autres, les familles Quest, Radignel, Voron et Pommier. Quatre clans, quatre façons d'assumer une vie. Adultes et enfants vaquent à leurs occupations, travail à l'usine ou direction d'une banque pour les "grands", plage, farniente, et pique-niques pour les "enfants". Chacun se fréquente, sans se connaître. Des rapports faussement amicaux, qui masquent une réalité noire, mais si ordinaire. Avant le sacro-saint dîner en famille, le père Quest, prétextant une réunion, court au hammam pour se taper un jeune garçon ; feignant la solitude consentie, le petit Quentin Voron, violé par ses camarades de plage, aide un enfant à se noyer sous ses yeux. Voilà le quotidien de la rue des Marsouins, une impasse quelconque "protégée de la frénésie des ports", mais pas de celle de ses habitants. Et l'ensemble de se dérouler dans le calme reposant d'une saison estivale.L'écriture si dérangeante, impeccablement intimiste, et violemment sombre de Denis Lachaud est une grande claque, qui résonne un peu plus, à mesure que les contours de cet univers de faux-semblants, et de non-dits s'affinent. Forme profonde est un roman noir, qui pèse par son analyse si juste de vies bien ordinaires. --Guillaume Folliero--
Résumé : Dans une grande ville portuaire, sur les bords de l'océan, l'industrialisation a peu à peu supplanté l'activité ancestrale des pêcheurs, d'énormes paquebots en fabrication dans la forme profonde sont à l'image de la puissance et de l'évolution des lieux. Rue des Marsouins tout est différent, cette impasse est protégée de la frénésie des ports par un escalier qui se jette vers la mer. Les enfants grandissent dans la rue en toute sécurité, sans déranger personne. Leurs parents se côtoient, se fréquentent pour certains, ou s'ignorent simplement. Mais l'été va peser sur les habitants de l'impasse. La violence ordinaire va s'insinuer dans le clan des enfants, bouleverser les destins sans faire de vagues. Une violence imperceptible par les parents, mais à la hauteur de leurs propres mensonges, et de ce territoire impalpable et pourtant si maîtrisé du paraître. Entre peur de l'interdit et faux-semblants, qu'en-dira-t-on et jeux de rôles, rue des Marsouins l'été passe en silence...
Un enfant de cinq ans vit avec ses parents en banlieue parisienne, dans la Cité des Fleurs, un immeuble isolé au milieu des rails d'une gare de triage. La nuit, Tom entend le hurlement des trains aux abords de son lit. Au matin, il joue seul dans les escaliers car il est rejeté par les enfants de l'école qui l'appellent "tapette". Au fil des années, Tom se réfugie dans l'imaginaire. Auprès de son amie Véronique, il se sent en sécurité, mais à huit ans sa vie bascule. Lors d'un voyage scolaire, les garçons de sa classe parviennent enfin à lui faire payer sa différence... Jouant du vrai et du faux, Denis Lachaud aborde le thème du choix identitaire dans ce qu'il peut avoir de plus ambigu. Entre fiction et réalité, désir et résistance, ce roman construit en puzzle réserve bien des surprises. Biographie de l'auteur Denis Lachaud, qui vit à Paris, écrit aussi pour le théâtre. Ses cinq romans sont parus chez Actes Sud: J'apprends l'allemand (1998; Babel n°406), La Forme profonde (2000; Babel n°568), Comme personne (2003; Babel n°641), Le vrai est au coffre (2005), Prenez l'avion (2009).
A la suite d'une énième dispute, Persõn-e et Pentagõn-e, deux personnages inséparables, amis-ennemis depuis toujours, conviennent de partir en quête de l'essence de leur domaine ? : l'art. Chemin faisant, ils prolongent leurs controverses et croisent d'incroyables créatures ? : Demiourgos, Le Chîkh, Madame (qui fait son) cinéma, Cow-boy, le vieil homme dans sa cuisine... Trouveront-ils les réponses à leurs questions ?? L'un d'entre eux, n'ayant pas les moyens de semer le désordre dans la société, décide de le semer tout au long de leur périple...
Résumé : Deux jeunes femmes - Bruyère et Bonfils - poursuivies par la commissaire Jane MacLatchy et toute la police canadienne, s'enfuient dans les grands bois du Manitoba. Dans ce milieu hostile, elles vont multiplier les tentatives pour éviter de "clamser dans l'bois" . Au cours de sa fuite, absorbé par la forêt, ce duo de clowns va tenter de s'adapter et peut-être de trouver les moyens d'inventer son nouveau monde, loin des humains. Elles se retrouvent dans l'obligation, poussées au ban de la société, de redéfinir leur rapport au reste du monde, de fabriquer d'autres relations aux choses et aux êtres afin de s'inventer un devenir neuf. Entre rire-tragique et idiotie, comment explorer notre rapport au langage et aux utopies ; au dynamisme dans l'impuissance ?
Nora et Thierry sont fébriles : ils se préparent à devenir parents tout en s'occupant du père de Thierry, atteint de la maladie d'Alzheimer, quand l'usine de jouets qui les emploie annonce sa fermeture. Le groupe industriel japonais qui rachète l'entreprise lance la fabrication de "rabudôru" (ou poupées d'amour). Ces versions grandeur nature de la poupée Barbie, à destination des adultes, sont conçues dans un souci de réalisme parfait et de passivité. Cette perspective inquiète Nora qui refuse de fabriquer ces femmes-objets et déclenche un mouvement social au sein de l'entreprise. Si certain·e·s salarié·e·s rejoignent son combat, d'autres au contraire entrevoient dans la rabudôru un produit révolutionnaire, quasi thérapeutique, et l'espoir d'un développement économique sans précédent, à l'image de Thierry qui s'engouffre corps et âme dans le projet de l'entreprise.
Paying for it c'est "payer pour baiser" mais c'est aussi en payer le prix moral, économique et social. Après de multiples rencontres auprès de travailleur. se. s du sexe, de policiers de la brigade des moeurs, de clients, d'associations de défense des travailleur. se. s du sexe et d'une de leur porte-parole, Sonia Verstappen, qui accompagne le projet depuis ses débuts, les actrices et acteurs de ce spectacle incarnent la parole de ces femmes que la société veut rarement entendre. Les travailleur. se. s du sexe sont ici sur scène et nous parlent de leur métier, de leur vie, d'elles, de nous. Elles témoignent de la précarité dans laquelle certaines sont maintenues, des discriminations et des stigmates qu'elles subissent en tant que femmes, en tant que putes, en tant qu'étrangères. Elles, qui connaissent les hontes et les secrets de beaucoup d'hommes. Qui écoutent, accueillent et soignent les corps. Elles parlent de leurs conditions de travail dans une société qui refuse de leur reconnaître des droits. Des pratiques qui se diversifient. Elles rappellent, aujourd'hui encore, que vouloir abolir la prostitution ne mène qu'à aggraver les conditions dans lesquelles elle s'exerce et à augmenter les violences qui leur sont faites. Elles convoquent l'histoire de nombreuses femmes qui, depuis des siècles, se sont un jour prostituées pour survivre ou pour s'émanciper. Des femmes qui, hier comme aujourd'hui, ont été punies pour avoir transgressé l'ordre patriarcal, pour avoir gagné de l'indépendance. Car le stigmate de putain frappe toutes les femmes, comme un coup de fouet, il est un châtiment, il menace, il contrôle. La lutte pour les droits de toutes les femmes ne commence-t-elle pas par la lutte avec les putes et pour les droits des putes ? Le spectacle espère réveiller des alliances en donnant la parole à ces femmes qui réclament qu'on cesse de les traiter comme des victimes ou des criminelles pour enfin les entendre et les regarder comme des personnes.