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La forme profonde
Lachaud Denis
ACTES SUD
8,20 €
Épuisé
EAN :9782742741540
Après le remarqué J'apprends l'allemand, Forme profonde est le deuxième roman du comédien Denis Lachaud, et lui aussi, ne laisse pas indifférent. Cette fois, l'auteur nous plonge, sans aucune retenue, dans l'univers impitoyablement violent d'une grande ville portuaire, en plein été. Rue des Marsouins, vivent les uns sur les autres, les familles Quest, Radignel, Voron et Pommier. Quatre clans, quatre façons d'assumer une vie. Adultes et enfants vaquent à leurs occupations, travail à l'usine ou direction d'une banque pour les "grands", plage, farniente, et pique-niques pour les "enfants". Chacun se fréquente, sans se connaître. Des rapports faussement amicaux, qui masquent une réalité noire, mais si ordinaire. Avant le sacro-saint dîner en famille, le père Quest, prétextant une réunion, court au hammam pour se taper un jeune garçon ; feignant la solitude consentie, le petit Quentin Voron, violé par ses camarades de plage, aide un enfant à se noyer sous ses yeux. Voilà le quotidien de la rue des Marsouins, une impasse quelconque "protégée de la frénésie des ports", mais pas de celle de ses habitants. Et l'ensemble de se dérouler dans le calme reposant d'une saison estivale.L'écriture si dérangeante, impeccablement intimiste, et violemment sombre de Denis Lachaud est une grande claque, qui résonne un peu plus, à mesure que les contours de cet univers de faux-semblants, et de non-dits s'affinent. Forme profonde est un roman noir, qui pèse par son analyse si juste de vies bien ordinaires. --Guillaume Folliero--
Résumé : Dans une grande ville portuaire, sur les bords de l'océan, l'industrialisation a peu à peu supplanté l'activité ancestrale des pêcheurs, d'énormes paquebots en fabrication dans la forme profonde sont à l'image de la puissance et de l'évolution des lieux. Rue des Marsouins tout est différent, cette impasse est protégée de la frénésie des ports par un escalier qui se jette vers la mer. Les enfants grandissent dans la rue en toute sécurité, sans déranger personne. Leurs parents se côtoient, se fréquentent pour certains, ou s'ignorent simplement. Mais l'été va peser sur les habitants de l'impasse. La violence ordinaire va s'insinuer dans le clan des enfants, bouleverser les destins sans faire de vagues. Une violence imperceptible par les parents, mais à la hauteur de leurs propres mensonges, et de ce territoire impalpable et pourtant si maîtrisé du paraître. Entre peur de l'interdit et faux-semblants, qu'en-dira-t-on et jeux de rôles, rue des Marsouins l'été passe en silence...
A huit ans, un enfant est poussé dans le vide par ses camarades. Pour maîtriser sa colère et conjurer sa peur, il décide de changer de rôle et, plus encore, de devenir une fille. Identité revendiquée ou nécessité de se cacher pour mieux se venger ?
En 2016 Antoine Léon est arrêté, il est condamné à vingt et un ans de prison. En 2037, le groupe des 68 s'installe dans le jardin Marcel Proust à Paris. Ces jeunes gens ne veulent plus d'une démocratie nauséabonde et violente. Leur histoire est celle du passage à l'acte qui ne serait plus issu d'une idéologie mais bien du vécu de l'individu, celui d'un être simple, d'un quidam, d'un vivant. Celui d'un être qui marche puis court vers la possibilité du sursaut. Un sursaut qui se décuple et qui pourrait bien enfin changer le monde.
Résumé : La Magie lente : C'est le lent et difficile travail de mémoire d'un homme pour réussir à nommer un viol passé, pour enfin accepter ses désirs. Survie : Une femme, Sonia, marche, par nécessité. Elle s'est enfuie pour ne pas mourir. Mais aussi pour ne pas tuer. Elle veut croire que la solitude de cette marche la conduit vers la vie. Cette femme est une survivante. La Rivière : Trois frères entreprennent de vider une maison de Famille. Disparition des parents ? Vente d'une résidence de vacances ? On le découvre au fur et à mesure. Chacun décide ce qui lui parait souhaitable de jeter ou de garder. Et, parmi les trésors anciens mis au jour, apparaissent des objets qui ravivent des souvenirs.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !