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Aux douze coups de minuit. Et autres contes
Lacerte Adèle
CULTUREA
11,99 €
Épuisé
EAN :9791041814343
Il existait, jadis, il existe encore, même aujourd'hui, une belle coutume, mais qui va se perdant d'année en année et qui finira malheureusement par disparaître tout à fait : c'est celle qui consiste à solliciter la bénédiction paternelle, le premier jour de l'année. Cette coutume, ce devoir filial, si je puis m'exprimer ainsi, se pratique encore, surtout dans la province de Québec, et ce sera un jour néfaste que celui où elle cessera d'exister. Autrefois, le 1er janvier, aux douze coups de minuit, nous nous agenouillions auprès de notre père et lui demandions sa bénédiction, qu'il nous donnait des larmes dans les yeux et dans la voix. Même quand nous avions quitté le toit paternel pour nous créer un autre foyer, nous trouvions encore le moyen de réintégrer le domicile paternel, pour recevoir la bénédiction de notre père, et cette bénédiction, nous en étions fermement convaincus, nous portait bonheur. Les mères qui n'ont jamais connu l'intime joie de voir leurs enfants bénis par leur père, au commencement de chaque année, sont bien à plaindre. Mais, que celles chez qui cette coutume se pratique encore, s'en fassent un devoir sacré, et que jamais, ni par indifférence, ni par oubli, elles ne négligent de conduire leurs enfants vers le chef de famille, au jour de l'an ; car la bénédiction d'un père ne saurait que porter bonheur.
Fin des paysans, crises agricoles, telles sont les représentations les plus communes sur les mondes agricoles. Au contraire, l'enquête ethnographique auprès des céréaliers de l'Est de la France présentée dans ce livre décrit un processus social large propre à de nombreux groupes sociaux bien au-delà de l'agriculture, celui d'embourgeoisement, compris non seulement comme un enrichissement, mais tout autant comme un sens donné à la mobilité sociale ascendante. Au-delà de l'accumulation du capital économique qui en est la condition, l'embourgeoisement se révèle comme une mobilité sociale conservatrice, ici collective, respectueuse de l'ordre social et de la légitimité culturelle des dominants, mobilité ascendante que l'on peut opposer à d'autres formes de mobilité sociale comme celles associées par exemple à la gentrification. Ce livre décrit les mouvements de dépaysannisation initiés au début du XXe siècle et qui se sont prolongés jusqu'à l'embourgeoisement d'aujourd'hui. L'enquête détaille alors les revenus et le patrimoine de ces agriculteurs, leurs pratiques de consommation et leurs engagements, leurs manières d'habiter et leurs vacances, leurs diplômes et le devenir de leurs enfants, pour finalement faire de ces céréaliers contemporains une des figures qui intègrent les nouvelles franges patrimoniales et économiques de la bourgeoisie. Cette ethnographie des classes sociales démontre, au-delà des discours sur la détresse paysanne, combien l'agriculture française est plurielle.
Un magasin de jouets anciens, une étrange boutique poussiéreuse, tenue par un commerçant énigmatique, accueille des clients qui ne savent pas vraiment pourquoi ils en franchissent la porte. Ils y seront confrontés à tout ce qu'ils ont occulté, pour le meilleur et pour le pire. Avec son écriture moderne et poétique, François LAËRTE nous offre un livre troublant, empli de nostalgie, souvent poignant. Un texte inoubliable.
Chamboredon Jean-Claude ; Laferté Gilles ; Weber F
Jean-Claude Chamboredon a marqué le renouveau de la sociologie française dans les années 1960 aux côtés de Pierre Bourdieu et de Jean-Claude Passeron, coauteurs avec lui du Métier de sociologue. Le présent ouvrage rassemble des articles, parus entre 1977 et 1994, au croisement de plusieurs disciplines : l'histoire de l'art et de la littérature, l'histoire politique des campagnes françaises après 1848, l'histoire des représentations et des usages des territoires ruraux à l'interface du tourisme, de la production et des loisirs. Il nous permet de dépasser les images homogénéisatrices d'une société de l'ubiquité pour montrer à l'oeuvre les conflits de classe avec, en arrière-plan, l'échec d'une socialisation unificatrice.
Le Livre IV du De varietate fortunae de Poggio Bracciolini rapporte le compte rendu que Niccolo de' Conti fit de ses voyages en Inde et dans le Sud-Est asiatique entre 1414 et 1439. A ce titre, il a joui d'une vaste diffusion, indépendamment du reste de l'ouvrage, comme l'attestent un certain nombre de manuscrits contenant le seul livre IV ainsi que la première édition du texte latin du De varietate fortunae (Indu recognita, 1492), limitée elle aussi à ce dernier livre. Le succès du livre est lié aux informations nouvelles qu'il contient sur des régions jusque là mal connues (intérieur de l'Inde, Birmanie, Java, Bornéo, ... ), qui seront exploitées par la cartographie et par les recueils de voyage, en particulier celui de Ramusio, Delle navigazioni et viaggi. Mais le compte rendu de Conti assume aussi un intérêt majeur car il se situe à une période charnière, transition entre l'époque où l'Asie est "découverte" par les missionnaires et les marchands lors de la domination mongole (XIIIe et XIVe siècles : Guillaume de Rubrouck, Marco Polo, etc. ...) et celle où les expéditions maritimes des Portugais vont leur assurer la maîtrise du commerce dans ces contrées. Le texte de Conti nous intéresse donc aussi bien dans son contenu que dans sa forme; l'introduction ainsi que les notes s'efforcent d'établir des comparaisons nombreuses avec d'autres récits de voyage concernant les mêmes contrées, tant par ceux qui ont précédé Conti (Marco Polo, Ibn Battuta...) que par ceux qui l'ont directement suivi (Duarte Barbosa, Tomé Pires...).
Résumé : Travels with a Donkey in the Cevennes revealed Robert Louis Stevenson's romantic temperament and his interest in picturesque history, people, and places during his 12-day, 200-kilometre (120 mi) solo hiking journey through the sparsely populated and impoverished areas of the Cévennes mountains in south-central France.
La mort, la vie et son mensonge auquel qu'au dernier moment on s'accroche comme une vieille dame. Cette très courte nouvelle raconte trois morts. A travers ces morts, Tolstoï reprend des thèmes qui lui sont chers : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants, ainsi que leur dureté.
Jacques et son maître voyagent en discutant. On se ne sait qui ils sont, d'où ils viennent et où ils vont. Cependant, on est sûr d'une chose : Jacques est bavard et philosophe. Pour combler l'ennui, il promet à son maître de lui raconter ses aventures amoureuses. Sans cesse interrompu par les incidents du voyage et les nouvelles rencontres, Jacques prouve à maintes reprises, par son ingéniosité teintée de fatalisme, qu'il est le maître de son maître... Monument de la littérature française, "Jacques le Fataliste" influencera toutes le générations à venir et demeure aujourd'hui l'oeuvre la plus commentée. Tel un "Don Quichotte" philosophique, ce roman est une aventure drôle et cocasse où le valet prend l'ascendant sur le maître. De narrateurs en narrateurs, Denis Diderot y livre ses idées sur la liberté et le déterminisme. -
Les Deux Gentilshommes de Vérone (The Two Gentlemen of Verona) est une comédie de William Shakespeare qui date du début de sa carrière. Elle présente la liste de personnages la plus réduite de tout le canon shakespearien et c'est dans cette pièce que Shakespeare met pour la première fois en scène une jeune fille se déguisant en garçon. La pièce aborde les thèmes de l'amitié et de la fidélité, mais elle doit une grande partie de sa saveur comique au personnage du clown Lancelot, serviteur du changeant Protéo, et à son chien Crab "le plus bel exemple de cabotinage de tout le théâtre shakespearien" selon un critique. résumé : Valentin et Protéo sont amis. Valentin veut voyager et voir le monde, Protéo, amoureux de Julia, refuse d'abord de l'accompagner. Mais le père de Protéo, qui souhaite que son fils acquière de l'expérience, l'envoie rejoindre Valentin à Milan. Julia et Protéo font des adieux déchirants. A Milan Valentin est tombé amoureux de Silvia. Par un étonnant revirement Protéo oublie Julia et tombe amoureux d'elle au point de calomnier son ami auprès du duc de Milan, le père de Silvia, qui bannit le malheureux. Valentin erre dans la forêt où il rencontre une troupe de gentilshommes bannis comme lui et devenus hors-la-loi. Ils lui proposent soit de mourir soit de devenir leur chef. Julia, sans nouvelles de Protéo et inquiète, prend l'habit de garçon et se rend à Milan. Là elle découvre son infortune et entre au service de Protéo comme page. En remettant une lettre à Silvia, elle apprend que celle-ci méprise Protéo et pleure la mort de Valentin (nouveau mensonge de Protéo). Julia est perplexe. Elle ne peut ni haïr l'homme qu'elle aime ni sa rivale innocente. Exaspéré par son dédain, Protéo essaie de violer Silvia dans la forêt mais Valentin intervient à temps pour la sauver. Il se fâche puis se réconcilie avec Protéo, allant jusqu'à lui offrir Silvia en gage d'amitié. La malheureuse Julia en perd connaissance ; son identité est révélée et cette découverte rallume soudain la flamme de Protéo. Chacun retrouve sa chacune, les hors-la-loi sont graciés et tout le monde retourne joyeusement à Milan.