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Arthur Cravan, précipité
Lacarelle Bertrand
GRASSET
21,30 €
Épuisé
EAN :9782246748311
On est sans nouvelles d'Arthur Cravan depuis sa disparition, au large du Mexique, en 1918. Il avait trente et un ans. Entre-temps, une légende est née. Celle du poète-boxeur maître du scandale, celle du précurseur du dadaïsme et du surréalisme. Pour André Breton, il faisait régner "le climat du pur génie". Sa légende court jusqu'à nos jours, en passant par les cercles du situationnisme, de la contre-culture et de l'art contemporain. Cet essai a pour vocation, en utilisant la technique du "précipité chimique" adaptée à la littérature, de retrouver le corps et l'âme d'Arthur Cravan. Le voici d'abord confronté à des personnages qu'il a connus, comme Apollinaire, Cendrars, Gide ou Duchamp, puis à des artistes d'autres époques ou d'autres univers, comme Maïakovski, Dehord, Rimbaud ou Desnos, tous hautement réactifs. Un précipité final, en vers libres, prend place au Mexique, où l'auteur est parti sur les dernières traces de Cravan. De ce bain révélateur jaillit un Cravan complexe et vivant: un boxeur fragile et dépendant des femmes, un poète qui inspire ses contemporains, qui met l'homme avant l'artiste et la vie avant l'oeuvre. Arthur Cravan se disait lui-même le "prophète d'une nouvelle vie" et l'âme du XXe siècle. Cet essai veut faire retentir sa voix un siècle plus tard, pour réveiller nos âmes et ranimer nos corps. BL.
Mais qu'est-il arrivé aux habitants de Rastignac, petite bourgade d'ordinaire si tranquille ? Depuis un certain temps, nombre d'entre eux sont habités par des rêves extraordinaires et si puissants qu'ils ont l'impression de vivre des vies parallèles ! Chaque nuit, ils assistent à leur propre métamorphose : animal, aventurier, pin-up des années 50, Romain de l'Antiquité, personnage de dessin animé, brillant homme d'affaires... L'un rajeunit, l'autre sait voler... Ils aiment leur incarnation nocturne et croient dur comme fer à leur seconde existence ! Au départ, par prudence, ils ne parlent qu'entre eux de ce phénomène, qu'ils baptisent "le rêve" et dont ils aimeraient trouver la cause. Mais bientôt, leur secret est dévoilé, et Rastignac se retrouve sous le feu des projecteurs... Un roman d'une grande gaieté et parcouru de bout en bout par une douce folie ! On suit avec beaucoup de bonheur la vie des personnages plus loufoques et inattendus les uns que les autres.
30 janvier 2007 Je marche dans la rue où le coeur gît, en France où le coeur semble éteint, à la recherche d'un battement. Au bout, à l'hôtel du Vieux Paris, des Américains l'ont fait retentir. C'était l'ancien " Beat Hotel " fréquenté par Ginsberg, Kerouac et Burroughs [...] Je m'arrête pour écouter le cliquetis des fleurets de la salle Coudurier, au n°6 de la rue Gît-le-Coeur. Eclats dans le silence gelé du soleil d'hiver. [...] Mon regard se pose alors non loin sur une porte étroite, jamais vue en passant par ici. [...] Sur une simple bande adhésive, de petits caractères indiquent le nom de l'établissement, un bistrot : " Taverne des ratés de l'aventure " et dessous, la gravure d'une chimère. " Une image qui renvoie le narrateur au poète Stanislas Rodanski (1927-1981) : " C'est l'un de ces surréalistes extrêmes, en marge du mouvement, d'ailleurs exclu rapidement après-guerre " , obsédé par la chimère justement, qui marquera de son sceau quelques-unes de ses oeuvres. " J'entre dans la Taverne. " A compter de là, 27 jours durant, le narrateur prend ses quartiers rêveurs en compagnie du patron, Bernard Schwartz. Lui aussi lié à Rodanski. -sigd Dans le sillage du " surréaliste extrême " surgissent tour à tour Jack Kerouac, Chrétien de Troyes, Etienne de la Boétie, H. D. Thoreau, Baudelaire, Henry Miller, Bernard Lamarche-Vadel, Fritz Zorn, Witold Gombrowicz, Dominique de Roux, Milo Manara, René Daumal, Hermann Hesse ou encore George Romero et FJ. Ossang...
Résumé : La Bourgogne est une terre étonnante qui a beaucoup à offrir aux locaux comme aux visiteurs. Marcher, visiter, déguster, s'amuser, s'émerveiller... les activités ne manquent pas et donnent envie de parcourir en long et en large ce territoire si riche, à la recherche des lieux les plus surprenants - même si l'on est déjà de la région ! Exit les hospices de Beaune, les caves à vin ou l'abbaye de Cluny. Grâce à ce guide et à son autrice, Noëmie Lacarelle, qui n'a pas son pareil pour dénicher des histoires incroyables, retombez sous le charme de cette région haute en couleur en découvrant des endroits loin des guides touristiques classiques. Et si certains concitoyens bourguignons vous paraissent parfois un peu grognons et réservés, c'est tout simplement qu'ils souhaitent préserver leur patrimoine et les nombreux coins secrets qui jalonnent le territoire. Mais pas d'inquiétude, tout le monde le sait, en Bourgogne, les langues se délient très vite autour d'un bon repas !
Lors de grandes cérémonies, de mariages ou d’expositions artistiques par exemple, il est toujours d’usage de mettre à disposition des invités, des visiteurs, un livre vierge appelé livre d’or, sur lequel ils sont conviés à laisser un témoignage qui dira la quintessence du moment vécu. Dans certaines maisons, un livre d’or est ouvert, disponible à l’amitié des hôtes de passage. Les poèmes ici rassemblés sont autant de remerciements chantant la part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance, à la vie. Aux drames de l’époque, à la tragédie des individus, aux souffrances, aux malheurs, à l’impuissance, à la violence de cette condition humaine qui est la nôtre par temps de mondialisme effréné, répondent ces vers lestés par leur contemporanéité et acceptent le tout pour le porter, ce tout, comme expérience fondatrice de notre possible émancipation. C’est un oui à la vie, à ce qu’elle propose finalement à chacun d’entre-nous comme écueils ou épreuves mais qui cessent d’être épreuves et écueils si vécus pleinement et en profondeur. Toute possibilité d’évasion est à ce prix d’un changement de perception radicale car chacun des instants que chacun de nous vivons nous est exclusivement adressé. La porte, évidemment, est à l’intérieur.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.