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PEINTURE ET SOCIETE A NAPLES - XVIE-XVIIIE SIECLES
LABROT GERARD
CHAMP VALLON
35,00 €
Épuisé
EAN :9782876735248
Grâce à un impressionnant travail de dépouillement systématique de 1100 inventaires après décès, de nombreux contrats et de multiples paiements de tableaux, Gérard Labrot étudie les relations complexes entre la peinture et la société napolitaine. Il analyse les marchés anciens, napolitains en particulier, dont on peut reconstituer les mécanismes financiers et admirer la vigueur dans la conquête d'une clientèle toujours plus variée. Les acteurs, commanditaires, collectionneurs et peintres, sont mis en scène dans les divers secteurs du marché de l'art : le neuf, l'occasion, le religieux, le profane, les pièces de haute qualité et les croûtes. Deux questions fondamentales sont posées : quelles sont les fonctions évolutives remplies par la peinture sous l'Ancien Régime ? et quelle place, matérielle et économique, est la sienne dans la gamme fort étendue des dépenses somptuaires de la grande capitale européenne qu'est Naples ?
Spécialiste des coutumes et des mentalités, médiévales, Jacques Labrot nous entraîne ici à la découverte du milieu des affaires au Moyen Age. Le triomphe du commerce et la circulation des marchandises ont alors favorisé les courants d'idées nouvelles et l'esprit d'entreprise. De ce fait, le prêt, et de façon générales toutes les manipulations de l'argent par les négociants ont longtemps été considérés avec des sentiments divers, mêlés de tolérance et de suspicion, par l'Eglise catholique : sur la défensive, celle ci traques l'hérésie, certes au nom des pauvres qu'elle est censée protéger, mais aussi au nom de ses intérêts temporel bien compris. De leur côté, avides de ressources immédiates, les seigneurs méprissent ces affairistes qui s'introduisent sans pudeur dans leur monde endetté, chroniquement guetté par la faillite.
La constitution " Romanus Pontifex " promulguée en 1585 par Sixte-Quint fit obligation à tous les évêques de faire parvenir à Rome un rapport circonstancié, triennal le plus souvent, sur l'état de leur diocèse, et sur les initiatives qu'ils prennent en tout domaine. Le corpus de ces rapports, conservé sans lacunes graves aux Archives Vaticanes, forge un outil historique majeur, curieusement négligé jusqu'ici. Gérard Labrot en a distrait une série limitée et cohérente : les évêchés du Royaume de Naples jusqu'en 1760, en vue de recueillir dans les relations correspondantes toutes les informations sur l'ensemble des édifices religieux, sur leur histoire et sur leurs aménagements. La récolte, éloquente par sa seule abondance, documente l'acharnement de nombreux prélats à traduire dans la brique et le bois, puis dans le marbre et les matériaux précieux, les exigences du Concile de Trente. jaillissant peu à peu de cette micro-histoire, somme patiente de mille initiatives modestes ou éclatantes, s'impose le fonctionnement complexe de l'outillage architectural et liturgique contre-réformé, porteur d'un idéal de vie religieuse qui n'entra que difficilement et partiellement dans le quotidien méridional.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?