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La chair et l'idée. Théâtre et poèmes inédits, lettres, témoignages, écrits et regards critiques
Labou Tansi Sony
SOLITAIRES INT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846814430
Le Sacré est pour moi ce qui permet de joindre la respiration de la chair à celle de l'idée, autorisant ainsi la cohabitation lumineuse entre la poétique du muscle et celle de l'idée. C'est-à-dire la magie. S L T. Ce livre cherche à retracer le parcours singulier de Sony Labou Tansi, en tant qu'écrivain, dramaturge, metteur en scène, meneur de troupe, et penseur du théâtre, marqué par la confrontation et le croisement d'idées et de chairs entre l'Afrique, notamment le Congo, et l'Occident, notamment la France. Il réunit deux textes inédits de Sony Labou Tansi, La Troisième France et La Gueule de rechange, ainsi que des correspondances et des écrits sur le théâtre de l'auteur. Il rassemble également des témoignages et des écrits critiques issus des rencontres organisées au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) de septembre à novembre 2013 ainsi que des textes d'écrivains sur Sony Labou Tansi.
Résumé : Chaïdana et les siens sont le jouet d'une violence sans fin : le Guide Providentiel fait régner sur le peuple de Katamalanasie sa dictature absurde et sanglante. Dans ce pays maudit, les vivants ont à peine le droit de vivre et les morts refusent de mourir. Les guerres, les croyances et les amours se succèdent, déroulant la fable visionnaire d'un monde bien réel. Sony Labou Tansi est né en 1947 au Congo où il a vécu jusqu'à sa mort en 1995. Romancier, poète et dramaturge, il est l'auteur de six romans, dont Les Sept Solitudes de Lorsa Lopez qui est disponible en Points, et d'une douzaine de pièces de théâtre. La Vie et demie est son roman le plus célèbre.
Résumé : Ecrivain congolais francophone, proche du leader Bernard Kolélas, député à la fin de sa vie, mort à l'âge de 47 ans en 1995, Sony Labou Tansi est essentiellement célébré comme romancier et dramaturge. Son oeuvre poétique, elle, est longtemps restée une terra incognita, un immense continent presque totalement immergé, d'où parfois, rarement, surgissaient des îlots épars - poèmes lancés à la volée dans des journaux et revues ou dans des anthologies de circonstance. A sa mort, dans le pandémonium de ses cahiers manuscrits, on découvre des poèmes, un bon millier de pages. Quelques recueils commencent à paraître à titre posthume : Poèmes et vents lisses, Le Quatrième côté du triangle, L'Acte de respirer, 930 mots dans un aquarium, Ici commence ici... Au commencement, donc, le poème. A la source du fleuve Sony, le poète, "car pour moi, on n'est écrivain qu'à condition d'être poète". Le cours du fleuve, cependant, est soumis aux aléas du terrain, aux embarras de l'histoire, et la source demeure invisible, contrariée en aval par l'étroitesse du marché éditorial de la poésie, où l'on n'entre qu'à condition d'avoir un nom. Voici enfin disponible la poésie complète de Sony Labou Tansi, restituée par une édition fidèle à ce qu'il était : un flux torrentiel - "notre béant trésor océanique".
Poète et romancier, dramaturge et metteur en scène, le Congolais Sony Labou Tansi, qui voulait "chausser un verbe qui nomme notre époque", laisse une ?uvre originale et visionnaire. Ces Paroles inédites souhaitent restituer les multiples facettes de cet artisan des mots, provocateur et insoumis, iconoclaste et insolent. Dans ce recueil: une pièce inédite, La Rue des Mouches, la première représentée aux Francophonies de Limoges par sa troupe, un poème et des Fulgurations, deux heures d'entretien enregistrées dans les studios de RFI, un après-midi d'octobre 1993. À côté des mots de Sony Labou Tansi, des témoignages, des lettres et des poèmes commandés à quelques-uns de ses proches, à son intention, comme pour suggérer la filiation, vaincre l'oubli, congédier l'absence. Comme pour retrouver l'?uvre engageante, extravagante et luxuriante. Comme pour esquisser le portrait d'un artiste, avec ses fièvres, son rire, ses farces et ses outrances, avec ses masques, ses silences et ses emportements. Comme autant de paroles inédites afin d'inviter à la lecture, afin de retrouver celui qui aimait à célébrer la vie, défier la mort, être humain... très humain sans doute.
Voici la vraie histoire de mon ex-colonel Martillimi Lopez, fils de Maman Nationale, commandant de sa hernie, la vraie histoire telle que se la racontent les gens de chez moi avec leur salive et leur goût du mythe, feu Lopez qui maintenant endort sa hernie historique au musée national pour l'éternité des éternités". Un jour, tous les ministres de ce président-dictateur africain, imités par les chefs de l'armée et les hauts fonctionnaires, l'un après l'autre, viennent lui donner leur démission "parce que, disent-ils, ce pays, nous devons le laisser aux enfants de nos enfants, mais pas dans cet état honteux". Il en faut plus pour émouvoir un Lopez de qui toute la philosophie s'inspire du bas-ventre "mon emblème la braguette" et dont la "hernie", symbole par excellence de majesté, est un mythe autrement polyvalent que la "chandelle verte" du père Ubu. L'auteur de La vie et demie dénonce de nouveau l'arbitraire et la bêtise qui régentent certains Etats africains. La satire ne s'embarasse d'aucune précaution. Sony Labou Tansi joue le jeu de massacre avec une totale et verveuse férocité. Sony Labou Tansi est né en 1947 au Congo où il a vécu jusqu'à sa mort en 1995. Romancier, poète et dramaturge, il est l'auteur d'une douzaine de pièces de théâtre et de six romans, dont La Vie et demie et Les Sept Solitudes de Lorsa Lopez.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.