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Paroles inédites. La Rue des Mouches, avec 1 CD audio
Labou Tansi Sony
THEATRALES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842602055
Poète et romancier, dramaturge et metteur en scène, le Congolais Sony Labou Tansi, qui voulait "chausser un verbe qui nomme notre époque", laisse une ?uvre originale et visionnaire. Ces Paroles inédites souhaitent restituer les multiples facettes de cet artisan des mots, provocateur et insoumis, iconoclaste et insolent. Dans ce recueil: une pièce inédite, La Rue des Mouches, la première représentée aux Francophonies de Limoges par sa troupe, un poème et des Fulgurations, deux heures d'entretien enregistrées dans les studios de RFI, un après-midi d'octobre 1993. À côté des mots de Sony Labou Tansi, des témoignages, des lettres et des poèmes commandés à quelques-uns de ses proches, à son intention, comme pour suggérer la filiation, vaincre l'oubli, congédier l'absence. Comme pour retrouver l'?uvre engageante, extravagante et luxuriante. Comme pour esquisser le portrait d'un artiste, avec ses fièvres, son rire, ses farces et ses outrances, avec ses masques, ses silences et ses emportements. Comme autant de paroles inédites afin d'inviter à la lecture, afin de retrouver celui qui aimait à célébrer la vie, défier la mort, être humain... très humain sans doute.
Résumé : Ecrivain congolais francophone, proche du leader Bernard Kolélas, député à la fin de sa vie, mort à l'âge de 47 ans en 1995, Sony Labou Tansi est essentiellement célébré comme romancier et dramaturge. Son oeuvre poétique, elle, est longtemps restée une terra incognita, un immense continent presque totalement immergé, d'où parfois, rarement, surgissaient des îlots épars - poèmes lancés à la volée dans des journaux et revues ou dans des anthologies de circonstance. A sa mort, dans le pandémonium de ses cahiers manuscrits, on découvre des poèmes, un bon millier de pages. Quelques recueils commencent à paraître à titre posthume : Poèmes et vents lisses, Le Quatrième côté du triangle, L'Acte de respirer, 930 mots dans un aquarium, Ici commence ici... Au commencement, donc, le poème. A la source du fleuve Sony, le poète, "car pour moi, on n'est écrivain qu'à condition d'être poète". Le cours du fleuve, cependant, est soumis aux aléas du terrain, aux embarras de l'histoire, et la source demeure invisible, contrariée en aval par l'étroitesse du marché éditorial de la poésie, où l'on n'entre qu'à condition d'avoir un nom. Voici enfin disponible la poésie complète de Sony Labou Tansi, restituée par une édition fidèle à ce qu'il était : un flux torrentiel - "notre béant trésor océanique".
La Parenthèse de sang : Les reîtres d'un gouvernement totalitaire recherchent Libertashio le rebelle et refusent de croire à l'évidence de sa mort. Dans un climat de fin du monde, les soudards s'entretuent et martyrisent avec une logique absurde la famille du héros mort. Le soussigné cardiaque : Mallot, un instituteur, a le malheur d'avoir une conception personnelle de la liberté et du respect de soi-même... Cette attitude peu commune le conduira jusqu'au poteau d'exécution.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.