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Le cinéma éducateur laïque
Laborderie Pascal ; Odin Roger
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343053967
Dans l'entre-deux-guerres, en France, les instituteurs de l'école laïque instruisaient les élèves au moyen du cinéma scolaire et éduquaient les adultes à la santé et à la citoyenneté dans le cadre du cinéma éducateur. En concurrence des oeuvres catholiques, les maîtres encadraient les loisirs des familles ouvrières ou paysannes au sein d'Offices du cinéma éducateur. Fédérés par la Ligue de l'enseignement, ces Offices avaient constitué un vaste réseau, qui faisait certes une propagande consensuelle en matière d'hygiène, mais promouvait aussi les idées politiques du Cartel des gauches et du Front populaire. Selon leurs visées, ils favorisèrent la production et la diffusion de longs-métrages à la fois éducatifs et récréatifs, des films paraboles, qui étaient notamment réalisés par Jean Benoit-Lévy. Cet ouvrage consiste à mener de concert histoire du cinéma éducateur (partie I) et analyse de ses films paraboles (partie II), afin de comprendre comment un dispositif d'éducation par le cinéma (le cinéma éducateur) et un mode de production de sens (la parabole) furent utilisés à des fins de propagande.
Résumé : Puisse le débutant à qui s'adresse ce précis éprouver à cette entrée en matière autant de plaisir que monsieur Jourdain à sa leçon d'orthographe ! Cet ouvrage offre une vue d'ensemble des lois qui ont présidé, sur le plan phonétique, aux transformations du latin au français. Il détaille les grands faits de base et leurs conséquences sur la morphologie et propose des éléments de compréhension de l'évolution de cas particuliers ou complexes. Des exercices et des fiches font suite à l'exposé comme autant d'applications. Un glossaire des termes employés et un index des mots étudiés complètent ce manuel pratique qui doit permettre d'aborder de plain-pied les ouvrages les plus complets.
Résumé : Aide-mémoire appréciés entre 1265 et 1422, les généalogies en rouleau des rois d'Angleterre, dérivées de celles de Matthieu Paris, permettent de mieux appréhender la culture historique, la représentation du pouvoir, la conception de sa légitimité et la formation du sentiment national anglais.
Le sombrero de Viva Zapata !, la grenade de If, l'escalier du Cuirassé Potemkine : ces affiches de cinéma imaginaires mais pour de vraies séances de ciné-clubs forcent l'admiration. Simples, uniques, efficaces, inspirées, d'un synthétisme poignant, d'une apparente facture artisanale, elles ont été réalisées pour beaucoup d'entre-elles par Michel Dédébat, alors responsable des ciné-clubs UFOLEIS à la FOL 31 de Toulouse. Elles témoignent du militantisme de la Ligue de l'enseignement, qui, depuis sa création en 1866, n'a cessé de proposer au plus grand nombre des outils de communication et des démarches artistiques susceptibles de développer l'esprit critique et la connaissance des diverses cultures. Maintenant conservées à la Cinémathèque de Toulouse, ces affiches élargissent aujourd'hui et tout naturellement leur raison d'être initiale pour écrire une histoire subtile et parallèle à la grande et officielle histoire du cinéma.
Florent et Octavien est une chanson de geste tardive (deuxième moitié du XIVe s.) dont les 18 509 alexandrins étaient restés inédits jusqu'à ce jour. Cette édition est celle du manuscrit de la Bibliothèque Nationale f. fr. 1452, mais l'abondante varia lectio donne une vue suffisante des deux autres manuscrits conservés. Comme l'indique le titre, elle conte l'histoire de Florent et Octavien, les fils jumeaux de l'empereur de Rome, Octavien, qui est l'ami de Dagobert. Elle intéresse l'histoire des mentalités et l'histoire de la littérature. En effet, elle évoque les temps mérovingiens - où se situe la fiction - et reflète un moment de la guerre de Cent Ans, puisqu'elle a été composée pour l'essentiel peu après la bataille de Poitiers ; l'abbaye de Saint-Denis constitue le lien tangible entre les deux époques. Du point de vue littéraire, dans le moule nouveau de l'alexandrin, elle perpétue, comme les autres chansons de geste tardives, le style propre à ce genre, mais elle occupe aussi une place originale : inspirée d'un roman du XIIIe s. en octosyllabes, Octavian, qui lui fournit la matière de sa première partie et dont elle prend l'épilogue pour point de départ de sa deuxième partie, elle se trouve elle-même à l'origine d'un "cycle mérovingien" où entrent Charles le Chauve, Thesdus de Cologne et Ciperis de Vignevaux ; d'autre part, sa troisième partie est une continuation plus récente, imaginée en vue d'annexer à Florent et Octavien la chanson plus ancienne de Florence de Rome. D'ailleurs, un remaniement de cette chanson suit Florent et Octavien dans l'un des manuscrits et l'ensemble a donné lieu à une mise en prose. Enfin, Florent et Octavien est aussi en rapport avec le cycle de la Croisade et présente maint point commun avec Baudouin de Sebourc. Cette chanson tient donc une place importante dans un réseau riche et complexe et constitue un document pour l'histoire des mentalités, de la littérature et de la langue du XIVe siècle.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.