Le sombrero de Viva Zapata !, la grenade de If, l'escalier du Cuirassé Potemkine : ces affiches de cinéma imaginaires mais pour de vraies séances de ciné-clubs forcent l'admiration. Simples, uniques, efficaces, inspirées, d'un synthétisme poignant, d'une apparente facture artisanale, elles ont été réalisées pour beaucoup d'entre-elles par Michel Dédébat, alors responsable des ciné-clubs UFOLEIS à la FOL 31 de Toulouse. Elles témoignent du militantisme de la Ligue de l'enseignement, qui, depuis sa création en 1866, n'a cessé de proposer au plus grand nombre des outils de communication et des démarches artistiques susceptibles de développer l'esprit critique et la connaissance des diverses cultures. Maintenant conservées à la Cinémathèque de Toulouse, ces affiches élargissent aujourd'hui et tout naturellement leur raison d'être initiale pour écrire une histoire subtile et parallèle à la grande et officielle histoire du cinéma.
Le long voyage d'Ayla et de Jondalar s'achève. Jondalar retrouve la Caverne des Zelandonii qui l'a vu naître et qui se réjouit de son retour. L'accueil fait à l'étrangère qui l'accompagne est plus mitigé. Cette femme parle avec un accent curieux, et surtout, elle est accompagnée d'un loup et de deux chevaux sur lesquels elle exerce un pouvoir troublant. De son côté, Ayla est prête à tous les sacrifices pour se faire accepter du peuple de l'homme qu'elle aime. Jean Auel puise de nouveau dans ses connaissances scientifiques très sûres pour nous décrire ce tournant dans l'histoire de l'humanité : la conquête par l'homme de la pensée abstraite, du langage et de l'art, mais aussi les prémisses de la domestication des animaux.
Unique référence sur Georges Rouquier. Ses films majeurs Farrebique et Biquefarre, si singuliers dans le paysage cinématographique français par leur représentation du monde paysan de l'Aveyron, sont sans cesse redécouverts par des générations de cinéphiles. L'ouvrage est enrichi du bouleversant texte autobiographique Pêchelune.
Morgan Mirocolo est un provençal. A Mouriès, son village de coeur, Morgan Mirocolo a donc mûri des projets. A l'hiver 2019, l'un d'eux se concrétise. Il porte le nom de "Aux pieds de l'olivier". Morgan prépare son studio et rend visite à des personnes âgées, passe un moment avec elles et tirent quelques clichés. Ces portraits de Mourièsens représentent tous une vérité. Chaque histoire est condensée dans une image, une peau, un regard. Cet hommage bienveillant qu'apporte Morgan Mirocolo a un impact fort et le conforte dans ses convictions : la photographie peut être honnête de chaque côté de l'appareil.
Cette année, le point commun des quatre photographes d'Amorce sélectionnés par Flore Gaulmier ; Amandine Freyd, Géraldine Arlet, Edwin Fauthoux Kresser, Valentine Vermeil, est un vécu personnel qui fait histoire, étendu dans le temps ou bien relié à des moments éphémères. Ces moments sollicitent la mémoire, poussent à "être en quête de" : souvenirs, traces, acceptations, interrogations, expérimentations, qui s'illustrent par l'image. On décèle ainsi de multiples approches qui pourront être douce, délicate, poétique, chaleureuse ou encore apaisante. Parfois, une légère tension se profile...