Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le roman d'entreprise français au tournant du XXIe siècle
Labadie Aurore
SORBONNE PSN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782878546989
L'entreprise est-elle toujours, dans l'imaginaire littéraire, cette bouche béante dévorant quotidiennement son lot d'ouvriers et ravalant le prolétariat au statut de "chair à patrons" ? L'idéologie néolibérale tend à la représenter comme le lieu d'épanouissement des individus, comme une structure où convergent le désir de réalisation de chacun, son bien-être matériel et la prospérité générale. Le roman d'entreprise contemporain, afin de désamorcer ces représentations, cherche à en défamiliariser les évidences et à révéler l'ordinaire de la domination. Eclairant les récentes mutations (linguistiques, managériales, structurelles et idéologiques) des grandes entreprises, il en pointe les conséquences socio-économiques, éthiques et anthropologiques et recourt, pour ce faire, à la capacité heuristique de la forme romanesque. En rupture avec les esthétiques réaliste et naturaliste, il invente des formes neuves propres à réfléchir les enjeux contemporains. Cette étude entend montrer, à travers un corpus panoramique, le mouvement de repolitisation du littéraire initié par le roman d'entreprise. Empruntant aux sciences humaines des outils pour penser les métamorphoses du capitalisme, il offre de nouvelles lignes de lisibilité dans le réel, tout en posant, à nouveaux frais, la question de l'engagement littéraire.
Alors que la question territoriale revient à l?agenda politique, le second rapport de l?INJEP/Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse est consacré aux liens des jeunes avec leur territoire et à ceux des politiques de jeunesse avec leur territorialisation. Il montre combien le territoire structure les inégalités entre jeunes autant qu?il les reflète. Pour cela, il s?appuie sur une synthèse des données statistiques disponibles et un panorama de recherches récentes sur les parcours des jeunes dans leur transition vers l?âge adulte. La première partie dresse un état des lieux de la situation des jeunes au regard des inégalités socio-spatiales. Différents types d?inégalités sont étudiés : inégalités d?accès aux ressources offertes par les territoires dans différents domaines ; discriminations générées par des effets de ségrégation territoriale ou par les caractéristiques socio-économiques structurelles des territoires considérés ; inégalités de revenus et leurs effets sur la décohabitation du foyer parental ; inégalités face à la mobilité, qui impactent les capacités d?autonomie des jeunes en élargissant ou restreignant leurs espaces de vie. La seconde partie est organisée autour de trois axes : le premier appréhende principalement le territoire comme levier ou obstacle dans les parcours de socialisation ; le second aborde le territoire comme espace de construction identitaire et, partant, le rapport des jeunes à son ou ses territoires ; le dernier traite de la territorialisation de l?action publique en faveur des jeunes du point de vue de la pertinence des politiques, de leur cohérence et de leur gouvernance.
Martin a 9 ans et mène une vie tranquille. Pendant les grandes vacances, il fait une rencontre surprenante qui va changer sa vie : la mystérieuse Maïa a l'intention de lui apprendre ce que sont les chakras ! Après les premières réticences, Martin va découvrir l'énergie qui circule en lui, et comment travailler avec ses chakras pour se sentir mieux. A la fin du roman, un guide fournit des détails sur les chakras (couleurs, comportements, minéraux...), ainsi que des idées d'entraînement pour tous.
Constats horrifiés, satires, coups de gueule : tout ici veut exprimer l'angoisse et la grande colère du monde vivant face aux dérives de la société d'aujourd'hui. Ces dérives ont pour noms : systèmes économiques dévoyés, planète dévastée, dictatures, terrorisme, appauvrissement universel... Et pour origine financiers sans scrupule, politiciens nombrilistes et sans projet, recherche aveugle du profit, égoïsmes, individualisme... Devant ces situations, l'homme se sent nu et sans force. Et pourtant il existe des solutions chaleureuses, efficaces et laissant parler juste un peu la solidarité et la fraternité.
Résumé : La première image de la mer qu'ait retenue Patrice Franceschi est associée à celle d'un paquebot, quelque part sur la côte occidentale de l'Afrique. En 1998, il découvre celle qu'il a patiemment attendue : une jonque chinoise qui s'abîme d'ennui dans un port délabré du Cambodge. Deux années d'aventure sur les mers vont s'ensuivre. La Jonque sera baptisée La Boudeuse, du nom porté au XVIIIe siècle par la frégate de Bougainville. Elle cinglera les mers d'Asie et d'Océanie et mènera son équipage au service de la science : entomologistes, anthropologues, botanistes, ethnologues, géologues, volcanologues, géographes, spéléologues... se succèderont à bord. Mais c'était sans compter sur les fortunes de mer : en 2001, la Jonque fait naufrage. Patrice Franceschi ne baisse jamais pavillon. Il va, malgré les difficultés financières, se mettre immédiatement en quête d'un nouveau navire. Le Vida, grand voilier traditionnel fin et élancé, construit il y a près d'un siècle en Hollande, est rebaptisé : les aventures de La Boudeuse peuvent reprendre... A l'été 2004, l'équipage s'embarque pour un tour du monde de trois années à la rencontre des peuples de l'eau, tribus et communautés parmi les plus isolées sur terre. Depuis, La Boudeuse poursuit ses aventures. A l'automne 2009, elle a traversé l'Atlantique pour rejoindre l'Amazonie française et sillonné les espaces inexplorés de Guyane. Ce livre parcourt ces quinze années d'aventures à bord de deux navires qui n'en sont qu'un. Une vaste odyssée habitée par l'âme de cet équipage atypique, menée par un capitaine hors normes.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
La théorisation actuelle du personnage de fiction demeure tributaire, pour l'essentiel, de présupposés structuralistes qui ont conduit à le concevoir comme un être de papier et d'action, et comme partie d'un système. Assurément opératoire sur un vaste corpus, cette manière de penser le personnage n'en est pas moins débordée par les usages fictionnels contemporains, qui ambitionnent de documenter le fait humain tous azimuts. Dès lors, un geste d'ouverture et d'ajustement théoriques s'impose pour saisir ces nouveaux usages et leurs implications. Les études réunies dans le présent ouvrage participent ainsi de trois perspectives : poétique, pragmatique et culturelle. Attentives à leurs objets propres comme aux enjeux conceptuels qui les traversent, elles donnent à voir la singularité des nouveaux possibles des oeuvres (littéraires, cinématographiques ou numériques), et contribuent à la nécessaire historicisation des théories du personnage.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.