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Gaza. Y a-t-il une vie avant la mort ?
Adnan Yassin ; Laâbi Abdellatif
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EAN :9791041423248
Une anthologie inédite de poèmes de Gaza, un territoire où, chaque jour, "l'oeil de l'espérance" se ferme un peu plus. Que peut bien vouloir dire être en sécurité en temps de guerre ? Cela veut dire avoir honte de ton sourire d'être au chaud, de tes habits propres de l'eau disponible, de l'eau potable de pouvoir prendre un bain et de te rendre compte que tu es encore vivant ! Ô mon Dieu ! Je ne veux pas être une poétesse en temps de guerre Hind Joudeh A Gaza, la poésie se dresse en rempart contre la dégradation de l'humain par l'homme, comme une "arme miraculeuse" , selon la formule d'Aimé Césaire. Alors que les bombes pleuvent et que la terreur règne, vingt-six voix gazaouies s'élèvent, crues, effrénées et lucides. Elles crient les horreurs de la guerre, et le silence du reste du monde. Face à une réalité apocalyptique, dans ce lieu où l'espoir a été aboli, le miracle des mots continue néanmoins d'opérer. Abdellatif Laâbi est né en 1942 au Maroc. Il est traducteur de l'arabe et auteur d'une oeuvre poétique et littéraire foisonnante. Il a été couronné, notamment, par le prix Goncourt de la poésie (2009), le Grand Prix de la francophonie décerné par l'Académie française (2011) et le prix Mahmoud-Darwich pour la création et la liberté (2020). Yassin Adnan est né en 1970 au Maroc. Il a été cofondateur de la revue L'Algarade poétique et a été le concepteur et l'animateur d'émissions littéraires et culturelles télévisées, au Maroc et en Egypte. Il a publié plusieurs recueils de poésie et un roman Hot Maroc (Sindbad-Actes-Sud en 2020).
Résumé : Livre est aussi énigmatique que la nuit elle-même, perpétuellement tendue vers l'illumination tout en la retenant. L'incertitude se déploie comme une rivière souterraine à travers ces pages où les mouvements physiques du monde sont mis en parallèle avec ceux de l'esprit brillant d'Adnan. " La philosophie nous ramène à la simplicité ", écrit-elle, tout en essayant avec une grande complexité de concilier l'inconciliable : la relation de la mémoire au temps. (Kimberly Grey, revue en ligne : On the seawall)
La mer : peut-être le symbole littéraire originel, incarnant vie, mort et changement incessant. Le brouillard : mystérieux, atmosphérique, parfois mortel. Ce livre d'Etel Adnan, intitulé à partir des éléments qu'il questionne, est une suite de strophes contemplatives et sombres interrogeant la condition humaine contemporaine. Il s'attache aux forces universelles, affrontant les cycles répétitifs les plus tragiques de la nature humaine : le départ, la mort, la guerre, l'amour. (Jocelyn Heath)
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
Le désordre somptueux d'une passion exotique, éclat d'un météore, selon Mallarmé ; un ange en exil aux yeux d'un bleu pâle inquiétant, pour Verlaine. Un «éveil génial», et c'est Le Bateau ivre, une «puberté perverse et superbe», puis un jeune homme brièvement «ravagé par la littérature», le maître d'une «expression intense» aux sujets inouïs - tout cela dans un mince volume, dû au poète touché, puis déserté, par le génie, «aventure unique dans l'histoire de l'art».
Ce volume contient La Pipe d'opium, Le Hachich et Le Club des Hachichins de Théophile Gautier4e de couverture : «Les hallucinations commencent. Les objets extérieurs prennent des apparences monstrueuses. Ils se révèlent à vous sous des formes inconnues jusque-là. Puis ils se déforment, se transforment, et enfin ils entrent dans votre être, ou bien vous entrez en eux. Les équivoques les plus singulières, les transpositions d'idées les plus inexplicables ont lieu. Les sons ont une couleur, les couleurs ont une musique... Vous êtes assis et vous fumez ; vous croyez être assis dans votre pipe, et c'est vous que votre pipe fume ; c'est vous qui vous exhalez sous la forme de nuages bleuâtres.»Notes Biographiques : Né à Paris en 1821, Charles Baudelaire publie ses premiers poèmes intitulés Les Fleurs du Mal en 1855 dans la Revue des Deux Mondes. C'est en 1857 que paraît le volume. La même année l'auteur et son éditeur sont condamnés à des amendes et à la suppression de six poèmes. La deuxième édition ne paraîtra qu'en 1861, six ans avant la mort du poète.
Résumé : " Mais pourtant j'en reviens à ceci, et je me crois obligé de vous donner ces explications : actuellement à vingt-huit ans moins quatre mois, avec une immense ambition poétique, moi séparé à jamais du monde honorable par mes goûts et par mes principes, qu'importe si bâtissant mes rêves littéraires, j'accomplis de plus un devoir, ou ce que je crois un devoir au grand détriment des idées vulgaires d'honneur, d'argent, de fortune ? "
Pauvres dont les yeux expriment tant d'humilité et tant de reproches... Infortunés que la beauté méprise... Veuves solitaires... Et tous ceux qui, péniblement courbés, avancent en cortège, sous le poids des chimères, condamnés à espérer toujours... Baudelaire reconnaît en chacun d'eux son semblable, son frère. Monde étroit! Séjour de l'éternel ennui! Oh, fuir! Fuir avec le poète, toucher l'éternité, frôler les nuages, là-bas, les merveilleux nuages ou se plonger dans un bain de ténèbres... Échapper un instant à l'implacable vie. Par quel artifice? En s'enivrant « de vin, de poésie ou de vertu ». En oubliant le Temps et son «diabolique cortège de Souvenirs, de Regrets, de Spasmes, de Peurs, d'Angoisses, de Cauchemars, de Colères et de Névroses » Car chacun de nous, hélas, est fait pour comprendre et sentir l'immortelle Beauté.