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La Scène lyrique autour de 1900. Avec 2 CD audio
Campos Rémy ; Poidevin Aurélien
OEIL D OR
50,00 €
Épuisé
EAN :9782913661493
Véritable musée imaginaire du spectacle vivant, cet ouvrage réunit le plus grand ensemble de documents jusqu'ici collectés sur tous les aspects de la scène lyrique autour de 1900, alors même que celle-ci connaissait son apogée. Ce nouveau regard porté sur l'opéra ne néglige aucune des formes de la fabrique du spectacle, qu'il s'agisse des enjeux artistiques, pratiques, économiques et humains d'une production - allant des dessous jusqu'aux cintres en passant par les coulisses et les ateliers de construction des décors. La Scène lyrique aborde également le travail scénique du chanteur : celui-ci est aussi acteur et profère sa partie comme un véritable discours. Or, la permanence des règles de la rhétorique et de la civilité au théâtre est frappante jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Se tenir debout, s'asseoir, tomber à terre sont des actions régies par des convenances sociales et dramatiques. En revanche, le chanteur avait l'initiative de son jeu. Une grande part du métier d'artiste lyrique consistait, avec l'aide du costume et du maquillage, à composer un ensemble de gestes et d'expressions physionomiques empruntés à de vieilles traditions toujours vivantes. A partir de la réunion et de l'analyse de plusieurs centaines de gravures et de photographies, les auteurs ont recomposé les infinies combinaisons de gestes expressifs qui caractérisaient l'art du chanteur d'opéra. Sur la scène, de la même manière qu'un peintre compose une toile selon des lignes de force, le régisseur dispose les acteurs afin de former de véritables tableaux vivants. Ces moments d'immobilisation constituent le paroxysme expressif des opéras, autour de 1900, où tous les éléments constitutifs du genre se combinent harmonieusement. La Scène lyrique autour de 1900 contient plus de 550 illustrations (gravures, photographies, reproductions de documents d'archives, etc.) ainsi que deux disques compacts incluant l'enregistrement intégral et inédit du premier tableau du troisième acte des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Richard Wagner (1944), et une anthologie d'airs et de pages symphoniques tirés des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Richard Wagner, par Georges Imbart de La Tour, Paul Franz, Marcel Journet, Georges Thill, Gabriel Pierné, etc. (1908 à 1935).
Avant de devenir un site iconique, le Trocadéro abritait une salle de concert aux dimensions exceptionnelles pour Paris (4 700 places). Intégré au programme architectural de l'Exposition universelle de 1878, ce lieu accueille - dès son inauguration et durant cinq mois - l'un des premiers festivals en France dans le sens moderne du terme. Plus de cent auditions s'y succèdent pour présenter les différentes facettes de l'art musical français et étranger : pratiques professionnelles et amateurs, compositions contemporaines ou plus anciennes, choeurs et orchestres monstres ou formations de chambre. La musique ne sert plus seulement à embellir les cérémonies protocolaires. Il s'agit, bien au contraire, de l'exposer, en suivant l'exemple des beaux-arts. Comment se forme ce projet ? Et que nous raconte-t-il de l'époque qui le voit naître ? En s'appuyant sur un événement jusqu'alors peu étudié, ce livre revisite l'histoire du concert et y pose un nouveau jalon.
Résumé : Au début XX siècle, le cinéma naissant entretient des rapports étroits avec le spectacle vivant. Les procédés du théâtre, de l'opéra, de la féerie, du ballet ou du café-concert sont alors employés dans les théâtres de prise de vue, ancêtres des plateaux de tournage. Les artistes et techniciens qui construisent les décors, fabriquent les costumes ou réalisent les trucages cinématographiques oeuvrent aussi dans les salles de spectacle à Paris et en province. Les metteurs en scène de cinéma ont souvent été régisseurs de théâtres. Devant la caméra, les acteurs reprennent les mêmes gestes expressifs que sous les feux de la rampe. Des histoires identiques sont racontées sur les scènes ou à l'écran. A chaque instant, le cinéma des premiers temps puise dans des traditions scéniques anciennes des ressources nouvelles. De la scène à la pellicule documente et interroge la théâtralité du cinéma en France, notamment à partir de productions du Film d'Art, réalisées entre 1908 et 1912. L'ouvrage contient une centaine d'illustrations, de nombreuses sources inédites et deux DVD. Pour trois des 20 films restaurés, l'accompagnement musical originel a été réinterprété, enregistré et synchronisé, permettant pour la première fois de retrouver les conditions de projection d'origine. Le musique de L'Assassinat du duc de Guise (Camille Saint-Saëns) est jouée par l'orchestre de la Haute école de musique de Genève dirigé par Laurent Gay, celles de L'Empreinte ou La Main rouge (Fernand Le Borne) et du Retour d'Ulysse (Georges H0e) sont interprétées au piano par Anne Le Bozec.
Eça de Queiroz et ses sept biographes est une étude dont l'intérêt passe d'abord par le commentaire des différentes biographies de l'écrivain, qui ne manquent pas d'examiner les problèmes que soulève sa naissance illégitime, ainsi que le modèle déjà européen de sa formation, les polémiques qu'a suscitées son adhésion à l'école réaliste, le foisonnement de sa production, l'esthétique qui la sous-tend, les péripéties d'une existence qu'une mauvaise santé rend de plus en plus difficile, avant une mort prématurée. Ces différentes approches permettent de mieux comprendre l'auteur et ses personnages, surgissant dans leur diversité, leur finesse, leur profondeur. Comme ces biographies s'étalent sur presque un siècle, il est passionnant de voir comment évolue le regard porté sur un auteur qui se situe au niveau d'un Flaubert ou d'un Maupassant. Mais c'est aussi la conception même de la biographie qui varie avec le temps, passant d'analyses par trop subjectives où le biographe y va de sa réflexion psychanalytique mal étayée, à des travaux documentés qui visent à l'objectivité scientifique.
Architecte reconnu depuis vingt à trente ans, honoré, possédant une grande expérience du métier, publié dans les revues d'architecture dont vous ne lisez que les pages qui vous sont consacrées, suffisamment alimenté en commandes intéressantes, remportant de-ci de-là quelques bons concours internationaux, vous nagez dans le bonheur et la joie de vivre. Tout va bien dans votre meilleur des mondes possibles. La vie est belle et vous comble. Or un jour tout bascule. Ces trois textes de Claude Parent parlent tout autant de la figure de l'architecte que de l'architecture elle-même. Ainsi, Cuit et archi-cuit, avec une joyeuse irrévérence, présente l'architecture comme un art culinaire complexe - le bon équilibre du menu, de l'entrée au dessert, nécessitant un savoir faire digne des chefs étoilés. L'Architecture est quant à lui un long poème manifeste dédié à cette pratique un temps qualifiée de mère de tous les arts. Enfin, toujours avec humour, Le Déclin interroge les rapports de l'architecte avec son temps, le pouvoir et les modes...
Depuis sa première édition en 2007, le festival Concordan(s)e fait chaque année le pari de provoquer une rencontre inédite entre des écrivains et des chorégraphes. Selon le principe établi, un chorégraphe se positionne face à son oeuvre, essaie de définir ce qui génère chez lui ce besoin de concevoir une création. Pour l'aider à s'interroger sur sa démarche de créateur, il est accompagné par un écrivain, afin de mener une réflexion conjointe sur ces questionnements. De cette plongée dans l'intimité créative du chorégraphe, l'écrivain dévoile ce qu'il a surpris, compris de ce cheminement comme un prolongement original à sa propre création. De la rencontre de ces binômes, naissent des formes diverses, aussi hybrides les unes que les autres, que le public est convié à découvrir en direct. Dans ce premier ouvrage, sont réunis les récits des auteurs et des chorégraphes qui ont participé aux trois premières éditions du festival Concordan(s)e : Cécile Loyer, Nicolas Fretel, Rosalind Crisp, Isabelle Ginot, Christian Bourigault, Gilles Sampieri, Valeria Apicella, Christophe Martin, François Laroche-Valière, Évelyne Sallandre, Yvann Alexandre, Emmanuel Adely, Disdier, Yan Allegret, Xavier Lot, Ronan Chéneau, Guillaume Bertrand, Anne Luthaud, Marion Lévy, Fabrice Melquiot, Christian Ubl, François Tessier, Carlotta Sagna, Olivia Rosenthal, Pierre-Johann Suc, Pierre Charras, Nathalie Pernette, Gwenaëlle Stubbe, Philippe Combes, Arnaud Cathrine, Osman Khelili, Pascal Morin, Geneviève Solin, Lulla Chourlin, Suzanne Joubert.
La Cité internationale universitaire de Paris, lieu daccueil des étudiants et chercheurs le plus important en Ile-de-France, héberge chaque année près de 12 000 résidents de plus de 140 nationalités. Si depuis sa création en 1925, elle a su sadapter aux évolutions de la société et répondre au mieux aux besoins des étudiants et des chercheurs en mobilité, elle sinterroge aujourdhui sur la nature des équipements et des services à mettre en place dans un cadre universitaire en pleine mutation. Cet ouvrage ne prétend pas apporter des réponses définitives à ces questions mais enrichir la réflexion sur lavenir des campus et leur dynamique de vie...
Résumé : "Quand je suis retournée à Médéa en Algérie pour retrouver mes soeurs que je n'avais pas revues depuis 19 ans, elles m'ont demandé de raconter notre histoire. Comment raconter cette histoire que seul mon chant convoque tant elle échappe à ma compréhension ? Je chante la mort de ma soeur, morte de mort violente, depuis 1997. Un chant abstrait qui n'a de mot à prononcer tant la violence semble indicible. Je veux faire parler Médéa, petite ville isolée au milieu des montagnes, berceau des massacres de la décennie noire algérienne". Médéa Mountains fait la narration d'un drame familial qui se déroule à Nantes où Alima Hamel est née et à Médéa, la ville de ses étés, où sa mère fera le choix d'abandonner, une à une, ses cinq filles. Alima Hamel prend comme pivot cette décision maternelle qui fera basculer sa famille. Récit et chant soulèvent les montagnes de Médéa pour y déceler la trace de cette mémoire, et en filigrane, le mythe de la mère meurtrière et la décennie noire algérienne.