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Exposer la musique. Le festival du Trocadéro (Paris 1878)
Jardin Etienne ; Campos Rémy
HORIZONS ATTENT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782491382032
Avant de devenir un site iconique, le Trocadéro abritait une salle de concert aux dimensions exceptionnelles pour Paris (4 700 places). Intégré au programme architectural de l'Exposition universelle de 1878, ce lieu accueille - dès son inauguration et durant cinq mois - l'un des premiers festivals en France dans le sens moderne du terme. Plus de cent auditions s'y succèdent pour présenter les différentes facettes de l'art musical français et étranger : pratiques professionnelles et amateurs, compositions contemporaines ou plus anciennes, choeurs et orchestres monstres ou formations de chambre. La musique ne sert plus seulement à embellir les cérémonies protocolaires. Il s'agit, bien au contraire, de l'exposer, en suivant l'exemple des beaux-arts. Comment se forme ce projet ? Et que nous raconte-t-il de l'époque qui le voit naître ? En s'appuyant sur un événement jusqu'alors peu étudié, ce livre revisite l'histoire du concert et y pose un nouveau jalon.
Résumé : Né sous l'Ancien Régime, Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817) a traversé les tumultes de la Révolution et les ors de l'Empire pour mourir à l'aube de la Restauration. Sa musique est un parfait exemple de Sturm und Drang à la française : classique par ses formes, elle aspire à une nouvelle esthétique, celle de l'expression du sentiment dans toute sa versatilité. Le style de Méhul balaye ainsi une palette de coloris très large, allant de la pompe martiale (Adrien, Horatius Cocles) à l'affliction (Mélidore et Phrosine, Euphrosine), en passant par le religieux (Joseph), le pittoresque (Les Deux Aveugles de Tolède) et même l'exotisme de l'ossianisme, alors en pleine vogue (Uthal). Si Méhul paraît plus à l'aise dans le style tragique, il laisse cependant de nombreux ouvrages légers. A l'occasion du bicentenaire de sa mort, cet ouvrage collectif entend réaffirmer l'importance d'un artiste qui fut aussi membre actif du Conservatoire de Paris et de l'Institut de France. Des facettes encore méconnues de son catalogue y sont mises en lumière, notamment la musique de scène des Hussites, ses quatre ballets-pantomimes ou encore ses symphonies tardives. Des statistiques précises donnent une image exacte de sa présence dans la vie musicale des années 1780-1815. Enfin, l'analyse du regard que portèrent sur lui Berlioz, Cherubini et Castil-Blaze permet d'affiner les spécificités de son génie et les limites de ses expérimentations sonores, et de comprendre comment, de compositeur, il devint symbole.
Un jour, Alexandre Eiffel s'aperçoit avec effroi qu'il est devenu une grande personne, un empaillé de trente-huit ans. Esclave de son agenda, il ne copule plus guère et se prélasse sans honte dans la peau d'un mari domestiqué, indigne du petit garçon rebelle et vivant qu'il fut, celui à qui son papa disait: - Le Petit Sauvage, tu es un fou! Alexandre décide de réveiller l'enfant en lui. Il quitte l'épouse qui lui servait de bouillotte, rachète la maison où vécut le Petit Sauvage, part retrouver la Société Secrète des Crusoé et surtout Fanny, son bateau bleu et ses lèvres inoubliables. Mais les ans ont passé et le retour aux amours enfantines ne pourra se faire que grâce à Manon, la contrôleuse des volcans, qui fait si bien l'amour dans les branches des arbres. Adulte qui joue à l'enfant, enfant qui joue à l'adulte, Alexandre est la création la plus originale de l'auteur du Zèbre.
Avec ses seize ans en bandoulière, Virgile veut désormais vivre tout haut et non plus chuchoter sa vie dans les couloirs d'une école. Adolescent charmeur, doué d'une gaieté infernale, il séduit une amie de son père fort riche: Clara. De nuits d'amour dans les hôtels, où on les prend pour mère et fils, en descentes dans les magasins de jouets, leur liaison prend une tournure de conte de fées amoral; mais déjà se dresse le père de Virgile qui n'apprécie guère que son fils se conduise en « gigolo »... Seule sa grand-mère, l'Arquebuse, semble le comprendre. Personnage tendre, haut en couleur et authentique, l'Arquebuse est pour Virgile une sorte d'assurance tous risques qui garantit le coeur, avec en prime des pâtés de canard.
Dans un archipel du Pacifique Sud ignoré des géographes, l'île des Gauchers abrite une population où les droitiers ne sont plus que l'exception. Mais là n'est pas le plus important. Cette minuscule société, fondée par des utopistes français en 1885, s'est donné pour but de répondre à une colossale question : comment fait-on pour aimer ? Sur cette terre australe, le couple a cessé d'être un enfer. C'est l'endroit du monde où l'on trouve, entre les hommes et les femmes, les rapports les plus tendres. Voilà ce que vient chercher, dans l'île des Gauchers, lord Jeremy Cigogne. A trente-huit ans, cet aristocrate anglais enrage de n'avoir jamais su convertir sa passion pour sa femme Emily en amour véritable. A trop vouloir demeurer son amant, il n'a pas su devenir un mari.
Bodenstein Felicity ; Oswald Von margareta ; Otoiu
Résumé : Comment aujourd'hui interpréter, travailler, déplacer les traces du passé colonial instituées en "collections ethnographiques" au sein des musées ? A cette question, Traces du dé/colonial au musée apporte un éclairage multisitué et plurivoque. Restituer/rapatrier, exposer/représenter, acquérir/s'approprier, imaginer/ performer ces oeuvres et artefacts collectés en contexte colonial sont les problématiques qui traversent ce livre collectif. Articles inédits, traductions et entretiens visent à rendre accessibles aux personnels des musées, aux étudiants et étudiantes comme au public francophones les pensées tissées et débattues à cet égard dans d'autres contextes culturels. Un glossaire, édité par Marion Bertin et Martin Hullebroeck, complète l'ouvrage, dépliant les notions clefs de ce champ de recherche.
Sous le nom peu connu de " chopines " se cachent ces chaussures à plateforme en liège, ancêtres des modèles nés dans les années 1930 et que l'on rencontre encore de nos jours. Les chopines originelles ont été portées par des hommes et des femmes de conditions sociales variées, en Espagne et en Italie, entre le XIIIe et la fin du XVIIe e siècle. Un usage vestimentaire sur le très long terme que Saga Esedín Rojo explore, pour l'Espagne et les femmes, sous tous les angles, à partir de sources textuelles, iconographiques et archéologiques. L'historienne s'intéresse tout d'abord aux origines de ces chaussures, qui passent par la Grèce et la Rome antiques, aux conditions de leur apparition dans l'Espagne musulmane. Elle se penche sur l'industrie florissante et réglementée de leur fabrication qui a fait pendant des siècles la fierté des artisans. Elle s'interroge ensuite sur qui les portait, comment et à quels moments. Leur réception est étudiée tant à travers les traités moralistes que la littérature et les écrits de voyage, à savoir pour l'essentiel un regard d'homme. Selon la hauteur de leurs plateformes ou la richesse de leurs détails, les chopines sont tour à tour des objets pratiques tolérés par la morale ou des ornements d'un apparat jugé ostentatoire et contrenature ; des objets adorés ou caricaturés. Faire l'histoire de ces chaussures est aussi une porte d'entrée vers les problématiques de l'histoire des femmes. Leur statut, le contrôle de leur corps, leur perception par les hommes sont des éléments abordés. Passionnée, Saga Esedín Rojo ne fait pas qu'exposer les résultats de ses recherches, mais montre au lecteur la nature du travail du chercheur : elle suit la trace des exemplaires qui ont subsisté, elle avance des hypothèses, elle expérimente elle-même le port de chopines en s'en faisant confectionner une paire ! Une démarche qui participe de l'originalité du livre.
L'arrivée au pouvoir de Franco est supposée avoir sonné le glas de la création musicale en Espagne. Celle-ci aurait repris vie, sous le manteau, grâce à une jeune génération de compositeurs dont la " résistance " au régime se serait nichée dans leur style avant-gardiste. S'appuyant sur des documents inédits, Igor Contreras Zubillaga dévoile une réalité plus complexe. Il montre que le régime franquiste a non seulement permis la mise en place d'un réseau d'institutions musicales, mais s'est de plus attaché à gagner une légitimité à l'étranger en s'appuyant sur l'avant-garde et a étroitement associé cette musique à son idéologie. De leur côté, les compositeurs ont oscillé entre revendication de leur hispanité et désir de reconnaissance internationale, tout en ayant accès à la recherche expérimentale grâce au mécénat. En reconstituant l'histoire tumultueuse de l'avant-garde musicale sous Franco, ce livre offre un nouvel éclairage sur l'histoire politique et culturelle de cette période.
Résumé : Aujourd'hui la "danse contemporaine" est partout. Elle rayonne sur les scènes et sous les aspects les plus divers. A ses côtés la "danse classique" semble cantonnée pour l'essentiel aux maisons d'opéra et aux cours privés. Il y a cinquante ans a` peine, le rapport de force était tout autre. Le livre de Mélanie Papin est le premier a` mettre en évidence les conditions et les mécanismes d'émergence du champ chorégraphique contemporain en France. Il reconstitue l'histoire de ce mouvement récent dans toute sa complexité. Son propos s'appuie avant tout sur les trajectoires des danseuses et des danseurs. Animés, quelles que soient leurs origines esthétiques, d'un puissant désir de modernité, ils ont lutté pour la reconnaissance de leur statut, participé aux événements de Mai 68, accueilli sur leur territoire l'influence des chorégraphes américains, diffusé leurs pratiques au plus grand nombre. Jerome Andrews, Françoise et Dominique Dupuy, Christine Gérard, Graziella Martinez, Anne-Marie Reynaud, Jacqueline Robinson, Quentin Rouillier sont autant de "forces discrètes" qui ont contribué d'une façon ou d'une autre a` l'explosion de la Nouvelle danse française, qui s'imposera au début des années 1980 avec le soutien des pouvoirs publics et dont les héritiers incarnent depuis la danse contemporaine.