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Contrer l'universel. "L'étourdit" de Lacan à la lettre
La Sagna Philippe ; Adam Rodolphe
MICHELE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782815600590
Quel est le lien de la psychanalyse avec le réel ? Jacques Lacan a fait de cette question l'enjeu des dernières années de son enseignement. En 1973, il publie " L'étourdit ", texte extraordinaire et méconnu, au style inouï, condensé maximum des avancées essentielles de sa recherche. Renouvelant l'ambition freudienne, Lacan dialogue avec l'ensemble des savoirs humains. Avec Freud aussi, et Lacan lui-même. Une thèse centrale s'y déplie. A partir de la différence du dire, qui touche au réel, et du dit, Lacan montre que le dire de Freud est : il n'y a pas de rapport sexuel. De là, la différence des hommes et des femmes et les raisons de leur discorde, sont entièrement à repenser. " L'étourdit " constitue aussi une réflexion parfaitement novatrice sur la question de l'universel. Celle-ci se pose, côté masculin, sur l'exception d'un père originaire, selon l'idée de Freud. Fondant la loi, il y échappe et évite le sort commun des hommes : la castration. Les femmes, elles, chacune " pastoute ", objectent à l'universel parce que " la " femme n'existe pas. " L'étourdit " est aussi l'unique texte où Lacan expose de manière achevée sa topologie de la cure analytique. Tentative d'articuler au plus près de l'expérience en interrogeant la logique depuis les mathématiques, elle permet de résoudre les embarras du sens et de la signification et d'éclairer la pratique. Une théorie de l'interprétation visant l'équivoque et la cause du désir, en découle. A en suivre ici la reconstruction pas à pas, l'analyste pourra ainsi se rompre au maniement de la coupure pour ses effets de transformations subjectives. Ecrit à plusieurs mains à partir d'une lecture de plusieurs années, Contrer l'universel relève le pari d'un commentaire ligne à ligne de " L'étourdit " afin de rendre compte du trésor infini qu'il recèle pour penser l'expérience psychanalytique mais aussi les bouleversements de notre siècle.
Résumé : 5 jolis tableaux sur le thème de la jungle à compléter grâce à 4 tubes de sables fluorescents ! A l'aide de la spatule, l'enfant décolle le papier de la zone à décorer. Il ne reste plus qu'à appliquer le sable selon un code couleur et le tour est joué ! Cette activité demande à l'enfant de la patience et de l'application, développe son goût de la couleur et lui donne à la fin le plaisir d'offrir des tableaux très réussis !
Bodelot Colette ; Lasagna Mauro ; Orlandini Anna ;
Ce manuel vise un double objectif : aider les étudiants à s'entraîner à l'épreuve de thème latin au niveau de la Licence ou lors de la préparation aux concours de l'ENS, de l'Ecole des Chartes et des Agrégations de lettres classiques et de grammaire ; fournir à un public plus large d'amateurs avertis l'occasion de redécouvrir un exercice qu'ils ont peut-être jadis pratiqué avec plaisir à un moment ou l'autre de leur cursus scolaire ou universitaire. Ce double objectif explique - après une partie introductive de conseils généraux - la division de l'ouvrage en deux séries d'exercices : d'un côté, une série de thèmes littéraires qui sont suivis de commentaires plus amples, qui intègrent le rappel de règles grammaticales fondamentales ; d'un autre côté, une série plus réduite de thèmes qui sont suivis de commentaires susceptibles d'intéresser des apprenants d'un niveau avancé. Mais les frontières entre les deux sections sont perméables, et il appartient à chaque lecteur d'explorer l'une et l'autre méthode pour découvrir le moyen d'entraînement qui lui convient ou lui plaît le mieux. En confrontant le lecteur au génie particulier de la langue du texte source et de celle du texte cible, et en l'incitant à adapter le plus près possible le style et le ton du texte latin à celui du texte français, ce livret souhaiterait contribuer à développer une sorte de bilinguisme culturel, dans un esprit de réflexion et d'ouverture éclairé.
Résumé : Du coloriage tout en arabesques et boucles qui demande calme et concentration aux enfants. Des blocs au format pratique, maniable : un format inédit dans la collection des ateliers du calme.
Dès ses premiers courts métrages, une continuité thématique sensible caractérise les débuts de Martin Scorsese: on voit se profiler très vite le personnage de l'individu solitaire dans la ville et l'ombre du cow-boy désarmé face au malaise contemporain. Puis il rencontre Roger Corman et fait son entrée dans le monde de l'industrie cinématographique grâce à des films comme Mean Streets, Alice n'est plus ici et Taxi Driver. L'oeuvre de Scorsese est destinée à marquer le cinéma de l'avenir, de sa fureur libertaire et de son style avant-gardiste. Les années soixante-dix se déroulent à l'enseigne du rescapé de la guerre du Viêt-Nam de Taxi Driver, mais les anti-héros de Scorsese envahissent aussi les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix et réactualisent la parabole d'un personnage solitaire et aliéné qui a besoin de se sentir un dieu sur terre, puisque « son royaume n'est pas de ce monde ». Grâce à l'analyse de tous les films du réalisateur de Long Island, et à des révélations exclusives sur le tournage en cours de Gangs of New York, ce livre constitue le parcours le plus complet de l'oeuvre d'un cinéaste qui, depuis presque trente ans, imprime sa modernité dans le méandres du doute et du conflit existentiel. Essayiste et critique cinématographique, Roberto Lasagna (Alexandrie, 1967) collabore aux revues « Panoramiche » et « Duel » ainsi qu'à « Cinema Nuovo » et « Visionario ». Il a publié, avec Saverio Zumbo, une monographie sur Stanley Kubrick et également été directeur de publication d'un volume sur Wim Wenders. Ses essais sur le cinéma et sur des réalisateurs comme Spielberg, Salvatores, Bellocchio, Leone et Hitchcock sont parus dans des recueils collectifs.
Lacadée Philippe ; Alberti Christiane ; Castanet H
Ouvrage de référence en psychanalyse, ce livre (dont la première édition"s'est vendue à 10 000 exemplaires), a rencontré un large écho auprès de tous ceux qui travaillent avec des enfants et des adolescents. Pourtant le" malentendu "n'a pas bonne presse; chacun, plus qu'à son tour, l'a éprouvé à ses dépens, pour peu qu'il se glisse dans la conversation, troublant les coeurs, aveuglant les esprits, prompt à fâcher les meilleurs amis. La raison nous engage à ne pas flancher: le malentendu, soit on le lève, soit on le dissipe... Mais l'enseignement de Jacques Lacan subvertit cette approche raisonnante, c'est ce que Philippe Lacadée déploie dans cet ouvrage, en nous invitant à prendre part au malentendu qui vit au coeur de nos passions. Quel rôle tient le malentendu dans l'histoire et le destin du sujet? Pour aborder cette question, l'auteur s'appuie à la fois sur la clinique psychanalytique avec des enfants et des adolescents et sur des exemples littéraires. Il lève par ce biais les équivoques qui règnent sur des concepts clés de la psychanalyse et souligne la dimension du malentendu, qui polarise l'énigme de l'enfant. Une thèse en ressort: la langue porte en elle une limite qui confronte l'être parlant à ce qui se présente toujours du côté de l'excès et à une insécurité langagière. Voilà qui ouvre une voie inédite au malentendu qui éclaire le nouage du corps vivant à la langue, là où Freud fit entendre le silence de la pulsion. Cette nouvelle édition, revue et augmentée de plusieurs chapitres, nous propose d'accueillir le nouveau qui gîte au c?ur du malentendu, loin de chercher à le dis soudre, elle le dissipe afin d'en faire surgir la part irréductible qui vit en chaque sujet" et ne saurait s'éliminer comme l'ont écrit Mallarmé, Baudelaire et comme le disent les enfants et adolescents d'aujourd'hui.
La vérité est un souci ancien, profond et persistant qui n'épargne pas la psychanalyse. Celle-ci invite au contraire au courage de sa mise au jour, contre la pente de tout un chacun à ne rien vouloir savoir de ce qui lui est le plus propre et le plus intime. Les hommes refoulent, démentent ou rejettent en effet cette part secrète qui pourtant les anime, mais qui revêt une charge de scandale, source de honte ou de culpabilité, qui la rend inavouable. Freud faisait de l'amour de la vérité la condition nécessaire et le ressort de l'analyse. Il l'identifiait alors à l'acceptation de la réalité et à sa pleine prise en compte. Réalité est donc le terme qui se trouve d'abord couplé à vérité, jusqu'à ce que Lacan dénonce cette notion chère aux savants, comme prêt-à-porter de l'imaginaire. Pour lui, c'est bien de vérité qu'il s'agit, dans l'expérience analytique, celle-ci portant sur le plus singulier de la jouissance de chacun. Il mettra cependant en valeur ce à quoi Freud avait été de plus en plus sensible: les limites de la possibilité de dire. Il s'avère en effet que si la vérité ne peut que se mi-dire, l'effort pour exprimer le plus intime de soi bute sur une impossibilité de structure. Celle-ci concerne précisément ce qui est le plus vif pour les êtres parlants: leur rapport au sexe et à la mort. C'est cette part hors de portée de la parole que Lacan nommera réel, donnant à ce mot usuel un autre sens que celui qu'il revêt pour la science. Loin d'être en effet le champ auquel devraient devoir s'étendre les progrès de la connaissance, le réel apparaît dans l'analyse comme ce devant quoi défaille tout effort de représentation. Vérité, réalité et réel sont donc les mots clés de ce livre qui regroupe exposés, travaux et conférences dont l'expérience analytique est la référence permanente.
Cet ouvrage est né de ce constat: la psychanalyse est très attaquée sur le terrain de l'homosexualité, elle est souvent tenue pour normative, nostalgique d'un Nom-du-Père et d'un ordre symbolique de fer. De nombreux théoriciens du genre, et des auteurs queer, souvent relayés par les médias, critiquent encore beaucoup Freud et Lacan en raison de leurs théories prétendues conservatrices. II se trouve pourtant que la psychanalyse, pratique qui remet sans cesse la doctrine en chantier, modifie le discours tenu sur l'homosexualité. Freud la sortit définitivement du champ des déviances, voire des dégénérescences, quant à Lacan, c'est en s'attachant à définir l'hétérosexualité qu'il a ouvert la voie des homosexualités. Si cet ouvrage collectif évoque "les" homosexualités féminines, c'est que l'orientation lacanienne appelle à penser l'homosexualité au pluriel. Les avancées sur la sexuation rendent nécessaire cette distinction saisissante: tout sujet, qu'il soit homme ou femme anatomiquement, peut se ranger côté homme ou côté femme, dans un mode de jouissance ou dans un autre, dans un discours ou dans un autre. De ce fait, l'expérience de la psychanalyse est audacieuse. Ce livre fait le pari de démontrer que cette démarche, hors-standard et hors-normes, peut conduire à une légèreté inédite, une fierté, oui, discrète, car un peu à soi.
Résumé : Ce livre propose une critique de la réduction du langage à la simple communication et du postulat de celle-ci qui, au nom d'un parler vrai, prétend dire ce qu'il en serait du réel. Vie éprise de parole cherche à faire valoir le pouvoir d'évocation ou d'invocation de la langue. Qu'est-ce que parler veut dire ? Y a-t-il un apprentissage de la langue ? Que nous apprennent Les Mots de Jean-Paul Sartre ou les Variations sauvages de la pianiste Hélène Grimaud ? Quelles sont pour les enfants et les adolescents les répercussions de l'envahissement des objets gadgets dans leur rapport au langage et à la présence de l'Autre ? Plutôt que d'être nostalgique, comment faut-il savoir y faire avec cette modernité ironique qui met en question le savoir de l'Autre ? Il s'agira de trouver comment dire à la fois oui et non aux usages immodérés de ces objets gadgets et de proposer un nouvel éclairage de l'usage fréquent des insultes dans le discours courant. Jacques Lacan faisait de l'insulte le début de la grande poésie, ouvrant une voie que ce livre cherche à explorer. Des divers fragments de vie présentés ici comme des témoignages de cures analytiques, ou des récits de vie extraits de publications, nous pouvons déduire qu'au XXIe siècle, malgré un certain désordre du symbolique, la langue reste vivante pour autant qu'à chaque instant le sujet la crée.