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DE LA PATRIE ET DES ETRANGERS
LA MOTHE LE VAYER (D
DESJONQUERES
20,30 €
Épuisé
EAN :9782843210600
Précepteur de Louis XIV mais dédaignant l'autorité, protégé de Richelieu mais cultivant le scepticisme, contemporain de Descartes mais se défiant de la raison, La Mothe Le Vayer, ami et inspirateur de Molière, résume les facettes contradictoires de l 'Age classique. Les Petits traités, sur le mode familier de lettres fictives, livrent le meilleur d'un scepticisme revigorant en des entretiens avec le lecteur sur ce qui fait le sel et le suc de la vie : les voyages, les échanges, les adversités, les richesses, la façon de se vêtir, le sommeil et les songes, la vieillesse... Tour à tour joyeuses ou cruelles, étincelantes ou graves, toujours pétillantes d'esprit, ces réflexions font revivre les temps forts de cet art de la conversation amicale et savante où bonne chère et bonne culture faisaient bon ménage. Figure maîtresse du "libertinage érudit", ennemi de toute forme de censure, La Mothe Le Vayer développe une réflexion essentielle au c?ur d'une époque complexe où se forgeait la modernité.
La Mothe Le Vayer François de ; Leforestier Lionel
Résumé : "Ne peut-on pas bien conclure qu'il n'y a personne qui soit absolument libre ? " Au coeur du Grand Siècle, La Mothe Le Vayer (1588-1672), disciple de Montaigne, adresse au cardinal Mazarin un "petit traité" . Il y fait le constat des aliénations inhérentes à toute vie mondaine, en particulier à la Cour, et lui oppose la "vie philosophique" , retirée, contemplative, mais moins contrainte. Devrait-on donc s'éloigner du fracas du monde ? Une pensée émancipatrice portée par l'une des plumes phares du "libertinage érudit" .
Résumé : Description d'une jolie collection de livres est le titre d'un ouvrage consacré en 1844 par son ami Duplessis à la vie, l'oeuvre et surtout les 1254 livres de la bibliothèque de Charles Nodier, bibliothèque dont la vente est restée dans l'histoire. Précurseur méconnu de Borges et bibliomane exalté - qui se contentait d'acheter des livres quand il ne les rêvait pas -, Nodier est la figure tutélaire du présent volume, consacré au parcours multiple, depuis plus de vingt ans, d'un autre écrivain que sa passion des livres aura, à son tour, amené à explorer tout le spectre de l'imprimé, de la revue au discret et luxueux livre d'artiste, des petites structures indépendantes à l'insertion au sein d'une des plus prestigieuses maisons d'édition françaises. "Jolie" doit s'entendre avec une touche d'ironie : on accole trop souvent cet adjectif, ou un synonyme, aux livres qui font l'objet du présent ouvrage, en une forme de compliment qui n'est, le plus souvent, qu'une façon de s'en débarrasser, en les réduisant à d'agréables objets. Car le souci esthétique qui les caractérise - effet, comme on le verra, d'une extrême économie de moyens - s'est toujours fondamentalement éthique. "Collection" parce que Le Promeneur appartient à ce type de projets littéraires (des éditions de la Sirène au Sagittaire ou au Point du Jour) qui, tout en traitant avec les nécessités commerciales, n'ont jamais renoncé à la rigueur extrême de leur choix, fût-ce au prix d'une limite consentie. Issue de la Bibliothèque d'un amateur, en reflétant les enthousiasmes et les lacunes, cette "jolie collection de livres" peut donc être accessoirement considérée comme une oeuvre à part entière, que la présente "description" éclairerait pour la première fois dans son ensemble, à la manière de ces tableaux du XVIIe siècle qui représentent une infinité d'autres tableaux, en une suite de galeries vertigineuses ou de pinacothèques affolées, derrière lesquelles se profile l'ombre d'un collectionneur jamais visible, mais partout présent.
Salignac de La Mothe Fénelon François de ; Tronc D
Eté 1694 : Fénelon a quarante-trois ans, il est précepteur du Dauphin et protégé de Bossuet. Mais depuis six ans, il a fait la connaissance de Madame Guyon, qui a bouleversé sa vie en l'introduisant dans la vie mystique. Le groupe dont elle assume la direction spirituelle comprend des Grands de la Cour et des filles de Saint-Cyr. On les qualifie de "quiétistes". Madame de Maintenon et Bossuet vont remettre de l'ordre : Madame Guyon est soumise à un contrôle concernant ses opinions et ses moeurs. Fénelon et Madame Guyon passent l'été à chercher dans les écrits reconnus par l'église la confirmation de leur expérience personnelle, dans l'espoir de "faire taire tous ceux qui osent parler sans expérience d'un don de Dieu". Ils collationnent des milliers de pages, qui conduiront aux Justifications signées par Madame Guyon et, pour Fénelon, au Gnostique de Clément d'Alexandrie. Fénelon veut démontrer que les "nouveaux mystiques" s'inscrivent dans une très ancienne et authentique tradition chrétienne qui part des Pères grecs et va jusqu'aux nouveaux mystiques en passant par Tauler, Jean de la Croix et François de Sales. Pour cela il remonte le plus loin possible dans le temps et retrouve une tradition apostolique reliée par filiation à Jésus-Christ. Sous la plume de Clément d'Alexandrie il retrouve tous les thèmes chers à Madame Guyon, dont le pivot est le pur amour.
La Mothe Le Vayer François de ; Leforestier Lionel
Résumé : "L'homme devrait être la plus libre de toutes les créatures... il n'y en a point peut-être de plus esclave" : le paradoxe ne vaut pas, chez La Mothe Le Vayer, appel à la sédition. Les "libertins érudits", dont il est une des figures majeures, sont réputés, fidèles en cela à l'esprit du Grand Siècle, apprécier les mérites d'un pouvoir fort. Héritier de Montaigne et champion de la philosophie sceptique, Le Vayer puise des traits de "hardiesse" et des modèles d'indépendance chez les Anciens, tandis que l'histoire de la culture de cour lui démontre toute l'emprise de la "servitude volontaire". Les "dignités" équivalent à des "charges" et l'aliénation croît à proportion de notre élévation... Faut-il pour autant se réfugier, loin du bruit et du monde, dans le loisir lettré, libre et solitaire? L'hésitation entre le désir, ou l'utopie, de la retraite et l'agitation vaine, et nécessaire, de la chose publique brille au c?ur de ce petit traité, de même qu'elle anima la vie de Le Vayer, protégé de Richelieu, et précepteur pour un temps de Louis XIV, qui n'aimait rien tant que quitter le théâtre du pouvoir pour se réfugier dans sa chambre de méditation. De la liberté et de la servitude prend place, avec le Petit traité sceptique sur cette commune façon de parler : N'avoir pas le Sens commun, et les Confessions de Jean-Jacques Bouchard, à l'intérieur de la "Bibliothèque des Libertins Érudits" dans le cadre du Promeneur.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
Résumé : Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c?ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.