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La forêt de Fontainebleau
Sand George ; Quenet Grégory
DE LECLAIREUR
9,90 €
Épuisé
EAN :9782959554780
Publié pour la première fois en 1872 dans Le Temps, ce manifeste écologiste alerte contre les dangers de la déforestation, de l'assèchement des terres, de la surproduction et contre l'épuisement des ressources naturelles. George Sand rédige l'un des premiers textes écologiques contre la menace de surexploitation des pins de la forêt. "La forêt de Fontainebleau" est suivi d'une postface de l'historien de l'environnement Grégory Quenet. Dans "La forêt de Fontainebleau", George Sand défend cette majestueuse étendue boisée, qu'elle érige en véritable monument naturel, digne de la même vénération que les chefs-d'oeuvre architecturaux de l'humanité. Elle dénonce avec véhémence les mutilations infligées à la forêt par les hommes, qu'elle considère comme autant de profanations, témoignant d'une insouciance désolante envers les trésors de la nature. George Sand a une connaissance intime et scientifique de la forêt. Passionnée dès l'enfance par les sciences naturelles, elle hérite du Domaine de Nohant à la suite du décès de sa grand-mère en 1821. Elle souhaite connaître, comprendre et gérer ses terres. Elle va, à rebours de la société de son époque, et, à l'avant-garde de la nôtre, lire, apprendre et s'entourer de grands scientifiques en n'excluant aucun savoir. Amoureuse de la forêt de Fontainebleau, lieu de promenades dans les années 1830 avec Alfred de Musset, elle s'y rend souvent. Menacée par l'administration dont l'objectif était de raser une partie de la forêt pour l'exploitation des pins, Fontainebleau est, dans un premier temps, défendue par les artistes du groupe de Barbizon. Puis, en 1872, sous la présidence d'Adolphe Thiers, l'exploitation est accrue. La défense se poursuit par la tribune de douze pages publiées dans Le Temps. George Sand alerte contre les dangers de la déforestation, de l'assèchement des terres, de la surproduction et sur l'épuisement des ressources naturelles. Dans ce manifeste écologiste, la pensée de Sand préfigure ce que nous appelons aujourd'hui développement durable? : il faut préserver le capital naturel, qui doit demeurer pour les générations futures. La nature est le bien commun. Victoire, la forêt et les pins de Fontainebleau seront préservés. La forêt, selon Sand, transcende son rôle de simple écrin de beauté pour les artistes et les promeneurs. Elle incarne une harmonie essentielle à l'équilibre de la vie elle-même : ses arbres millénaires protègent l'humidité du sol, régulent les conditions atmosphériques et enrichissent l'air de leurs bienfaits invisibles mais vitaux. Détruire ces géants végétaux revient à désaccorder une symphonie ancestrale qui lie l'homme à son environnement. Plus qu'un plaidoyer écologique, le texte de Sand devient une méditation sur le lien profond entre l'homme et la nature. La forêt est un sanctuaire, un refuge pour la contemplation et la rêverie, un lieu où chacun peut se reconnecter à une grandeur universelle, intemporelle. Priver les générations futures de ce privilège, c'est commettre un attentat contre l'âme même de l'humanité, estime-t-elle. Enfin, George Sand invite à une prise de conscience collective. Elle exhorte ses contemporains à protéger ces espaces sacrés, à ne pas les sacrifier sur l'autel de l'intérêt économique ou de l'indifférence. Pour elle, la forêt de Fontainebleau est bien plus qu'un lieu : elle est une promesse de beauté, de poésie et d'éveil, un héritage à transmettre intact aux générations futures. Table des matières : - Avant-propos - "La forêt de Fontainebleau" de George Sand - Postface de Grégory Quenet - Repères biographiques et principales publications de George Sand
Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d'un blanc scrupuleux et d'une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute organisation pensante : elle faisait de très petits points réguliers avec une aiguille imperceptible sur un morceau de batiste dont elle comptait la trame fil à fil. La vie de la grande moitié des femmes se consume, en France, à cette solennelle occupation. "
Résumé : Jeune peintre viveur, Laurent se rend compte qu'il est tombé amoureux de Thérèse, une talentueuse artiste dont il est l'ami. Elle résiste d'abord pour ne pas compromettre leur amitié, mais finit par lui céder. Or, loin d'être une liaison tendre et apaisée, leurs amours sont passionnées et tourmentées ; les amants se déchirent, se réconcilient, se blessent et se retrouvent... Elle et Lui, le pendant de La Confession d'un enfant du siècle, retrace l'une des plus célèbres histoires d'amour du XIXe siècle, celle de George Sand et Alfred de Musset.
LA MARE AU DIABLE: UN ROMAN SOCIAL ET CHAMPÊTREÉcrit en plein c?ur du XIXe siècle, La Mare au diable est un roman champêtre et social par l'intermédiaire duquel George Sand exalte l'amour de son Berry natal et son idéal de réconciliation des classes à travers la peinture du milieu paysan dont elle décrit la noblesse et les valeurs, face à une société capitaliste pervertie. UN CHEF D?OEUVRE DE LA LITTÉRATURE ROMANTIQUES?il est un roman "engagé", ce texte envoûtant et crépusculaire est aussi une oeuvre romantique pareille à nulle autre: mélancolie et introspection d?un héros en mal d?amour, évocation d?une région poétisée par la plume de Sand, atmosphère fantastique et goût de l?étrange, autant de thèmes et de registres emblématiques d?une époque, que l?auteur orchestre d?une main de maître.
Il y a beaucoup à cueillir dans cette oeuvre trop longtemps négligée. Les pages de synthèse dans lesquelles George Sand brosse à grands traits le visage et les transformations de son siècle sont pleines d' aperçus profonds et dignes d'un historien. L'évocation des guerres de la Révolution et de l'Empire, la peinture de la vie des camps, où s'intercalent en contraste les croquis amusants des intrigues de la Cour et des salons, nous conduisent de Cologne à Marengo, du camp de Boulogne à Austerlitz, dans une odeur de poudre et un cliquetis de sabres qui restituent à merveille l'atmosphère de ces temps héroïques, où toute l'Europe vibrait du galop de nos armées. On voit à nu l'évolution d'une jeune âme, au moment où l'adolescence se pose tant de questions, oscillant entre la foi et le doute, cherchant désespérément et n'obtenant pas de réponse ; et peut-être ne trouvera-t-on nulle part de plus pénétrante description clinique du mal du siècle. Tout cela se mêle de tableaux délicieux, d'anecdotes charmantes, de portraits vivants et pittoresques, malicieux parfois, le tout dans un certain désordre dont on peut discuter s'il est l'effet ou la cause de l'art. Les pages sur Nohant, sur les romans entre quatre chaises, et les promenades à Chaillot, les chapitres sur la vie au couvent des Anglaises, le récit de la voiture perdue dans la brande, au chant des grenouilles : autant de morceaux qui ne s'oublient pas quand on les a lus une fois". Georges Lubin.
Une certaine idée de la politique sénatoriale au XXe siècle. Christian Poncelet était une figure politique majeure de la République française. Il a occupé plusieurs fonctions importantes : président du Sénat pendant une décennie, ministre, et président de son département pendant près de quarante ans. Homme de réflexion, il était également membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Sa personnalité était énigmatique, à l'image de son apparence physique dans ses dernières années. Son visage, marqué par le temps et l'expérience, reflétait sa longue carrière politique. On pouvait y voir des traits sculptés par les années, des yeux perçants et vifs surmontant des paupières alourdies par le poids des responsabilités et des nuits d'insomnie. Véritable sphinx de la politique française, Christian Poncelet incarnait le mystère et la profondeur, caractéristiques qui ont marqué son parcours et sa personnalité publique. Modernisateur du Sénat et des institutions politiques françaises, il entreprit le développement des relations avec les parlements étrangers, européens et internationaux. Il n'en restait pas moins un fervent défenseur des Vosges. Christian Poncelet, surnommé affectueusement " Ponpon ", était un homme politique remarquable, à la fois habile escrimeur en joutes oratoires et stratège politique. Fin négociateur à Paris et ancré dans son département des Vosges, il est devenu une figure historique indissociable du paysage politique français de son époque. Cet essai de Jean Hingray, Sénateur des Vosges, retrace l'aventure d'un homme ordinaire à la trajectoire exceptionnelle, parfait modèle de la réussite républicaine. Christian Poncelet, né en 1928 dans les Ardennes, connaît une carrière politique riche. Après avoir fui l'occupation allemande et travaillé aux PTT, il s'engage syndicalement puis en politique. Député des Vosges dès 1962, il devient maire de Remiremont, président du Conseil général et conseiller régional. Au niveau national, il occupe plusieurs postes de secrétaire d'Etat entre 1972 et 1977. Sénateur RPR de 1977 à 2014, il préside la Commission des Finances puis le Sénat de 1998 à 2014. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques, officier de la Légion d'honneur, il se retire en 2015 et décède en 2020, après une carrière politique au service de sa région et de la France. L'auteur Jean Hingray, né en 1986, a été élu maire de Remiremont à l'âge de 30 ans. En 2020, il est élu au Sénat et devient ainsi le plus jeune sénateur des Vosges. Table des matières : - Préface de Jean-Pierre Raffarin - Avant-propos - Chapitre I : Portrait en creux - Chapitre II : Un gaulliste social - Chapitre III : L'inlassable défenseur des Vosges - Chapitre IV : Poncelet et Séguin, portraits croisés - Chapitre V : Homme d'Etat et modernisateur du Sénat - Chapitre VI : La diplomatie parlementaire au service du rayonnement de la France - Postscriptum - Repères biographiques
Le Rassemblement national peut gagner et gouverner. Le groupuscule folklorique des années 1970 présidé par le trublion Jean-Marie Le Pen est devenu le premier parti de France. Voilà le RN installé dans le rôle de la seule grande alternance possible, responsable demain des destinées du pays. Que s'est-il passé en un demi-siècle pour que nous en arrivions-là? J'ai écrit pour le savoir et en raconter l'histoire, une histoire de passions, celle de leur détournement. En passant en revue ces étranges passions françaises sur lesquelles le RN capitalise, j'interroge les conditions, sinon d'une guérison durable, au moins d'une rémission. A ce titre, l'artifice migratoire apparaît comme la matrice des contradictions du RN.