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Cahiers pour une histoire de l'ENA N° 6 : Promotion Union-Française juin 1946 - décembre 1948
LA DOCUMENTATION FRA
DOC FRANCAISE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782110092212
Ce Cahier pour une histoire de l?ENA, consacré à la promotion Union-Française, marque une étape décisive quant à la nouvelle organisation de l?École nationale d?administration. En effet, il s?agit de la première promotion normale qui suit les trois promotions spéciales réservées à certains jeunes dans l?impossibilité d?accéder à la fonction publique en raison de la Guerre. Cette promotion est largement ouverte aux candidats grâce à un double concours, l?un pour les diplômés, l?autre pour les fonctionnaires ayant une certaine ancienneté. Une fois admis, les candidats suivent une scolarité entre stages et enseignements pendant trois ans. Outre les témoignages particulièrement vivants des élèves, ce Cahier comprend un Hommage à Pierre Racine, premier directeur des stages, chargé de les mettre en oeuvre. Ses textes, communications et instructions, destinés au conseil d?administration et aux élèves, démontrent l?intérêt du stage non seulement pour parfaire la formation, mais aussi pour offrir diverses perspectives en matière d?expériences et de lieux d?affectation: préfectures, Afrique du Nord, zone d?occupation en Allemagne, etc. Une communication d?André Bertrand, directeur des études, aux élèves de la promotion, présente les différents modules d?enseignement. "C?est une véritable révolution", comme l?écrit dans ce Cahier Paul Guth. C?est en effet le début d?une nouvelle histoire de notre administration au lendemain de la Guerre et l?on ne saurait oublier, comme le rappelle aujourd'hui Nathalie Loiseau, directrice de l?École, que "pour la première fois, deux femmes ont été élèves de cette promotion. Elles ont été des pionnières et ont suscité la candidature de leurs cadettes qui, à leur tour, ont su prendre leur place dans la haute fonction publique". Un numéro essentiel pour tous ceux qui s?intéressent à l?École nationale d?administration et aux premières années de son histoire.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le dollar règne sur l'économie mondiale. Il est en effet la principale monnaie internationale de réserve et d'échanges économiques, la référence centrale pour la valeur des autres monnaies, l'instrument de mesure des investissements directs à l'étranger. Circulant officiellement ou officieusement dans le monde entier, il occupe un rôle international qui semble, au moins à court ou moyen terme, irremplaçable. Comment le billet vert est-il devenu le reflet et l'instrument de l'hégémonie américaine ? Quelles sont les conséquences d'une telle situation ? L'euro ou les crypto-monnaies constituent-ils des alternatives ? Telles sont quelques-unes des questions abordées par le numéro 102 de Questions internationales.
La Turquie est dirigée par Recep Tayyip Erdogan depuis 2003. Cette longévité s'explique par l'organisation efficace du parti au pouvoir, l'AKP, et par sa capacité d'adaptation aux circonstances. Le programme de gouvernement repose sur une idéologie qui conjugue nationalisme et islamisme. Quant à la diplomatie du pays, longtemps érigée en modèle, elle est mise à l'épreuve par la crise syrienne et désormais critiquée dans toute la région.
Alors que l'Union européenne traverse une crise aux multiples dimensions (euro, réfugiés, remises en cause des institutions, montée des populismes, etc.) et s'interroge sur son avenir, la Suisse et sa stabilité offrent en miroir une image singulière et fascinante. Etat multiculturel et multinational, régime institutionnel et politique unique au monde, puissance économique et financière prospère, pays neutre mais très impliqué dans les affaires internationales, l'étude des ressorts de la puissance suisse permet de dessiner une autre vision de l'Europe.
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.
Au cours des dernières décennies, le cadre familial a été profondément bouleversé. De la famille nucléaire « classique » aux familles monoparentales et recomposées, il est de plus en plus difficile d’établir un modèle-type du foyer français. La répartition des rôles entre les membres de la famille a également changé et de nouveaux liens intergénérationnels sont apparus. Toutes les problématiques contemporaines sont discutées, analysées et expliquées dans ce numéro des Cahiers français. Un portrait détaillé de la de la famille d'aujourd'hui, entre tradition et modernité.
Résumé : Faut-il ranger le Manifeste du parti communiste parmi les documents qui jettent un regard éclairant sur le passé, et rien de plus ? Dans un paradoxe proprement dialectique, même les impasses et les échecs du communisme du XXe siècle, clairement fondés sur les limites du Manifeste, témoignent de l'actualité de ce texte : la solution marxiste classique a échoué, mais le problème demeure. Le communisme, aujourd'hui, n'est pas le nom d'une solution mais celui d'un problème, celui des communs dans toutes leurs dimensions : les communs de la nature, menacés par la pollution et l'exploitation ; les communs biogénétiques - le transhumanisme devient une perspective réaliste ; nos communs culturels, au premier rang desquels le langage, nos outils de communication et d'éducation, mais aussi les infrastructures et, last but not least, les communs comme espace universel de l'humanité, un espace dont personne ne devrait être exclu.
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.
En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l'autoritarisme. Trente ans plus tard, c'est dans cette partie du continent qu'agissent les plus virulents mouvements du populisme européen. Comment comprendre un tel paradoxe ? Une manière d'y répondre est de replonger dans l'histoire. Cette perspective de longue durée est d'autant plus nécessaire que le populisme n'est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l'Europe. Au XIXe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son " arriération " et de la doter d'un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd'hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d'organisation de nos sociétés, issu des Lumières. En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l'oeuvre en Europe centrale et orientale en ce début de XXIe siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d'avertissement pour le reste du continent.
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.