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La Culture enclavée. Art, argent, marché
Vaillancourt Claude
SOMME TOUTE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782897940911
L'accès à la culture est plus grand qu'il ne l'a jamais été. Toutefois, les artistes ne semblent pas profiter d'une émancipation conséquente. C'est que la culture est enclavée. Entre autres par l'industrie culturelle qui rend incontournable sa production de masse et par les algorithmes de recommandation qui renvoient aux oeuvres les plus populaires. Quantité d'oeuvres restent confinées à un espace restreint. La culture obéit en grande partie aux règles du libre marché et reproduit le fonctionnement de notre système économique. Les inégalités sociales trouvent leur équivalent dans la disparité entre les rares artistes qui atteignent des sommets de popularité et la majorité qui tire le diable par la queue. Le modèle culturel des Etats-Unis domine le marché tout autant que son modèle économique. La concurrence, la performance, la déréglementation, les résultats mesurables et l'emprise des grandes firmes caractérisent le monde culturel contemporain. Dans son ouvrage, Claude Vaillancourt s'interroge sur la place de la culture à l'ère de la marchandisation. Comment peut-on favoriser une meilleure diffusion de la diversité? Est-il possible d'évaluer les oeuvres selon d'autres critères que le succès commercial ? De quelles façons les artistes peuvent-ils vivre de leur art alors que l'accès aux oeuvres est souvent gratuit ? Ce livre ouvre une riche réflexion et propose des solutions en vue d'améliorer une situation qui crée trop de laissés-pour-compte.
Hollywood règne sur les salles de cinéma, tant aux Etats-Unis qu'ailleurs dans le monde. Bien qu'ils vendent rêve et divertissement, les films hollywoodiens traitent aussi de questions sociales et politiques. Comment décoder les messages politiques véhiculés par cet imaginaire ? Hollywood et la politique est un guide critique du cinéma étatsunien des années 1980 à aujourd'hui, illustré par de nombreux exemples, de V for Vendetta aux documentaires de Michael Moore, en passant par les blockbusters les plus significatifs. Forgé au coeur même de l'empire américain, le cinéma hollywoodien est une industrie puissante qui carbure au capitalisme et a tout intérêt à le défendre. Dans ce contexte, les artisans du septième art jouissent-ils de la liberté de créer des oeuvres réellement critiques ou sont-ils condamnés à produire des films de propagande ? Traitant du politique dans son sens large, Claude Vaillancourt classe les films en trois grandes catégories : le cinéma du statu quo, qui se contente de répéter les discours officiels ; le cinéma du questionnement, qui dénonce certains problèmes, mais sans remettre en cause l'ordre social ; et le cinéma subversif, où le documentaire occupe une place de premier plan. L'auteur démontre en quoi le cinéma hollywoodien, malgré la montée des Netflix et autres Amazon ainsi que les répercussions de l'affaire Weinstein, demeure un instrument privilégié pour transmettre les valeurs américaines (individualisme, famille, respect des institutions, distinction entre le Bien et le Mal), contribuant à "fabriquer le consentement". Il reconnaît en même temps à certains films une grande liberté de ton. Une analyse tout en nuances qui assume pleinement la subjectivité du jugement sur l'art.
Résumé : Le Décalogue de Krzysztof Kieslowski (1941-1996) est une oeuvre phare du cinéma contemporain. Cette série de dix films illustre la manière dont les hommes brisent les interdits et pourquoi ils s'exposent alors à l'échec de leur projet. Guidé par l'intuition que chaque film repose sur une structure mimétique, Yves Vaillancourt montre en effet que les personnages du Décalogue, tout comme les gens dans la vie de tous les jours, s'imitent les uns les autres. Ainsi, dans un monde séculier comme le nôtre, les messages moraux ne viennent plus du ciel, mais des effets miroirs des hommes dans leurs rapports mutuels à l'interdit. Yves Vaillancourt livre ici un exercice de philosophie tout empreint de sensibilité, guidant le lecteur et les cinéphiles vers ces moments où, parfois, les humains s'ouvrent à la mystérieuse et difficile révélation du bien. Bien qu'il ne soit pas croyant, il défend avec éloquence l'idée que le Décalogue est l'une de ces oeuvres qui ouvrent à ce mystère qu'on appelle communément le sacré.
Résumé : Deux mille cinq cents ans après la rédaction de l'Ancien Testament, les sociétés occidentales sont désormais ouvertes, sécularisées, laïques. Comment alors rappeler aux humains la teneur des interdits ? Dans quel langage faut-il sanctionner la transgression, interpréter les valeurs ? Ces questions sont au coeur de l'oeuvre de Krzysztof Kieslowski (1941-1996). Dans cet essai, l'auteur propose de revoir les films du cinéaste polonais en compagnie du théoricien du mimétisme, René Girard. L'être humain n'est pas à lui-même la source de son désir. Celui-ci lui vient par imitation. Effets miroirs ou imitations d'un double ou d'un médiateur, c'est le fil rouge qui relie non seulement les dix films qui composent le Décalogue, mais aussi les autres créations de Kieslowski. Dans les rubans de rêve comme dans la vie de tous les jours, les humains s'imitent et se dévoilent les uns les autres. Puisque les messages moraux ne viennent plus du ciel, mais des effets miroirs des hommes dans leurs rapports mutuels à l'interdit, l'art peut-il nous aider à reconnaître le bien ?
Le photographe Sébastien Raymond signe un essai sur les habitudes photographiques des gens. Comment larrivée du numérique a changé les habitudes des professionnels du médium photographique ainsi que celles des amateurs ? Il suffit daller au centre-ville de Montréal pour remarquer la quantité incroyable de photos qui se prend à l'aide de téléphones cellulaires. Mais quarrive-t-il de ces photos ? La plupart dentre elles ne seront jamais regardées. Vivons-nous encore le moment présent ? Choisissons-nous réellement ce que nous voulons prendre en photo ou sommes-nous seulement rendus avides de quantité ? Est-ce que ces photos servent seulement prouver que nous existons, en les partageant sur les réseaux sociaux ? Pourquoi prenons-nous toutes ces photos ? Un petit essai personnel levant voile sur notre désir constant dêtre en représentation, sur notre façon de lire les images et sur les mutations du métier de photographe. Le texte est accompagné de photographies de Sébastien Raymond.
Résumé : "Il faut s'apprivoiser pour être maître de soi". Suivant la démarche artistique entamée dans Fines tranches d'angoisse, Zoothérapie allie image évocatrice et phrase lucide. Catherine Lepage s'intéresse ici à la pression reliée à la performance, l'esprit de compétition dans un monde qui va toujours plus vite et elle nous offre des pistes pour survivre dans cette jungle. Des animaux illustrent parfaitement chacun de ces propos : des scènes insolites qui nous apprennent comment "échapper au troupeau" .
Résumé : Cet ouvrage explore les créations cinématographiques de Robert Breer (1926-2011), figure majeure du cinéma d'animation expérimental du XXe siècle. Breer définissait son programme de recherche en ces termes : "Défier le film". Une injonction renvoyant aux lignes de fracture, aux actes engagés et subversifs qui imposent de déjouer les normes, de prendre des risques, d'impulser de nouvelles démarches de création ; cette préconisation inspire et donne du grain à moudre sur le plan du discours. Le cinéaste incite ainsi à défier la réflexion, à faire du discours une quête théorique.
Le dimanche soir, on mangeait italien, mais dans la vie de tous les jours, cette vie pas italienne, ma grand-mère nous servait, à moi et à mon petit frère, des mets canadiens qui seyaient mieux à la vie canadienne". A Montréal, durant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs immigrants italiens ont été injustement arrêtés et internés. La peur que cela ne se reproduise, en plus du racisme ambiant, a gangrené l'espoir d'une vie pleinement heureuse sur leur terre d'accueil. La honte des origines a tracé son chemin insidieux et indélébile.