Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La correspondance entre François Mauriac et le peintre Jacques-Emile Blanche. Un temps retrouvé
Constant Jean-Pierre
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782336530598
Lassé de tenter de séduire un monde parisien qui le tenait à distance, François Mauriac rencontra le flamboyant Jacques-Emile Blanche en 1915 : peintre, décorateur, critique pétri de connaissances en matière de psychiatrie naissante dont l'avait nourri son éducation familiale, sa "clinique" : celle des docteurs Blanche dont devait se souvenir Françoise Dolto. Blanche allait tout à la fois lui en présenter les clefs et lui permettre de se trouver, s'accepter voire, en affirmant un style tout personnel, pétri de ses origines bordelaises, et de sa perception intuitive des ombres mâtinées de lumière que recèle tout être humain en quête d'une identité qui, pour être paradoxale, n'en est pas moins l'expression d'une intelligence défragmentée. L'échange épistolaire qu'il engagea avec François Mauriac en 1916 éclaire d'un jour vif l'oeuvre de l'un et de l'autre, tant l'influence de celui que l'on surnommait le "marquis de Carabas" fut, aux dires de l'auteur du Baiser au lépreux, à la mort de son ami, déterminante pour sa formation d'homme de goût et d'écrivain tout à la fois ; ami délaissé, presque déclassé, dont subsistent heureusement les portraits au moins malicieux sinon féroces de ses contemporains. Blanche fit de Mauriac ce qu'il était : un artiste. Parmi les artistes. Mauriac lui réserve désormais une consolation, une maison, un conservatoire : Malagar, à ciel ouvert.
Résumé : Plusieurs France l?une contre l?autre, un pays en pleine implosion, un pouvoir sans légitimité... Dans le registre des grandes passions françaises, la Fronde (1648-1652) occupe une place clé. Alors que Louis XIV n?est encore qu?un enfant, sa mère Anne d?Autriche règne avec le cardinal Mazarin, un Premier ministre trop puissant aux yeux de l?opinion outrée par la pression fiscale et les dépenses continuelles pour financer les guerres. Une situation explosive qui met le feu aux poudres dans la France entière. La colère soulève les Parisiens mais aussi les princes de sang et les parlements en région... Qui sont ces frondeurs qui voulaient changer la France ? Jean-Marie Constant reprend le fil des événements à la recherche des esprits pensants de ce moment de l?histoire française. La Rochefoucauld, le prince de Condé, les grandes princesses, les juges, tous entendent agir pour le bien public. Les idées fusent. Inspirés par une intense volonté d?action, les Frondeurs prennent les armes contre le pouvoir. Quel fut le sens de cet engagement ?, interroge l?historien. Son enquête le mène sur des chemins de traverse où la littérature vient guider le pas des insurgés. Nourris d?aventures livresques, ils vivent la Fronde comme un roman ou une tragédie de Corneille, tout en jouant avec la mort sous les regards terrifiés de l?enfant roi. A la fin, la France ne sera pas réformée mais plus rien ne sera comme avant.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.