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La Cause du désir N° 118, janvier 2025 : Dire n'importe quoi
LA CAUSE DU DESIR
CAUSE DU DESIR
16,00 €
Épuisé
EAN :9782374710631
Le dire-vent analytique Aux " profanes " et aux " médecins qui continuent volontiers à confondre la psychanalyse avec un traitement suggestif ", Freud oppose en 1913 une méthode nouvelle, la sienne, où le patient est invité à pratiquer l'association libre. " La règle fondamentale ", seule prescription qui vaille, suppose de lâcher " le fil de la cohérence " et de dire " tout ce qui vous passe par l'esprit ". Mais l'entreprise n'est pas aisée, à la mesure d'une règle dont le premier paradoxe est de commander une parole libre. Pas si libre d'ailleurs cette association qui, comme le remarquera Lacan, a certes " un petit jeu " mais qu'" on aurait tort de vouloir [...] étendre jusqu'au fait qu'on soit libre ". Après tout, poursuit Lacan, que veut dire l'inconscient, " sinon que les associations sont nécessaires ? ". Eclairant pour nous ce paradoxe d'une association libre on ne peut plus déterminée, et en écho à la métaphore du bridge de " La direction de la cure... ", Jacques-Alain Miller la définira comme " l'institution du sujet à la condition de joueur " : la règle fondamentale évoque alors une partie de cartes où le sujet " suit la donne comme [il] peut " ... tout en jouant. Que le patient soit capable de " quitter sa position de vérité [...] pour se mettre à jouer au jeu du signifiant ", constitue dès lors un " critère d'analysabilité ". " Mode de dire irresponsable " certes, lieu d'un " je ne pense pas ", on ne saurait néanmoins confondre le " dire n'importe quoi " (la formule est de Lacan qui la jugeait plus juste) avec " la permission de se répandre en dits sans importance ". Notre époque, qui se gargarise de transparence, aurait vite fait de réduire la règle fondamentale à un " tout dire " de pacotille. Or le " dire n'importe quoi " de l'analyse n'est pas un dire sans conséquence : l'énonciation analytique suppose que mon dire soit " malgré tout versé [...] au compte de mon inconscient ". C'est pourquoi, " au coeur même de cette irresponsabilité du dire en analyse, pas à pas, apparaît le sentiment de culpabilité ". Lacan rappelait, pour ceux qui l'auraient oublié, qu'" on se propose de dire n'importe quoi, mais pas de n'importe où ". L'association libre, essence de la psychanalyse, ne se rencontre nulle part ailleurs qu'en séance. C'est sur le divan – que Lacan rebaptise " dire-vent " pour l'occasion –, que le patient se laisse aller à son jeu. Car " c'est en position couchée qu'il fait bien des choses, l'amour en particulier, et l'amour l'entraîne à toutes sortes de déclarations. Dans la position couchée, l'homme a l'illusion de dire quelque chose qui soit du dire, c'est-à-dire qui importe dans le réel ".
Résumé : Les pavillons des banlieues urbaines, puis les villas des lotissements, ont été durant tout le XXe siècle la forme d'habitat préférée des Français. Ce carnet retrace l'histoire de la maison individuelle en Haute-Garonne. Il présente les modèles caractéristiques des périodes successives, l'évolution des techniques de construction, des éléments de confort, dans le contexte d'un urbanisme qui n'a cessé d'évoluer. Destiné avant tout aux habitants de ces maisons, il aborde aussi les principes essentiels de l'actualisation de cet habitat, sa restauration, sa rénovation, son extension...
Suffit-il de s'adresser à un analyste pour qu'une analyse commence ? Ce numéro de LCD s'emploie à cerner ce qui constitue l'entrée en analyse, revenant, pour l'occasion, sur les écrits de Freud sur le début du traitement et les indications de Lacan sur les entretiens préliminaires.
Reprenant un cycle de conférences organisées par l'Ecole de la cause freudienne en 98-99, l'ouvrage propose des contributions souvent intéressantes, comme celle de François Regnault sur Paul Claudel, ou celle de Jacques Aubert à propos de Joyce. Mais malheureusement, rien qui réponde à l'attente creusée par le titre. L'articulation problématique du lisible et du visible reste ici enfermée dans ses cadres habituels : d'un côté une analyse littéraire assez conventionnelle, de l'autre l'éclairage théorique, signé de Jean-Claude Milner (De la linguistique à la linguisterie). Texte solide certes, opposant Wittgenstein à Lacan, la logique à la linguistique et cette dernière au langage, mais ne parvenant pas - ou très approximativement - à expliquer la désaffection pour la linguistique. Milner, en effet, la suppose liée à une inflexion touchant la science, quand il faudrait plutôt chercher à savoir pourquoi elle a perdu sa centralité dans l'architecture de la connaissance. En outre, aucun éclairage ne nous est donné sur le pictural turn initié par les penseurs américains, comme si les intellectuels français l'ignoraient, alors qu'il devrait nourrir précisément ce genre de colloque? Une seule contribution tente, au fond, de prendre à bras-le-corps le problème de l'image : celle de Gérard Wajcman. Mais, à travers les représentations de la Shoah, elle ne nous sert que les poncifs habituels sur l'irreprésentable. Pire, elle s'organise autour du fantasme d'un lieu soit-disant "innommable et irreprésentable" (la chambre à gaz), sans se poser la question de la validité d'un tel ancrage et de ses conséquences.--Joël Jégouzo--
Addict" est aujourd'hui sur toutes les lèvres, il flambe dans le discours contemporain. Il a remplacé les mots de "passion", de "vice", d'"habitude", donnant raison à Freud qui, dans Malaise dans la civilisation, prévoyait un avenir où la psychologie remplacerait la morale. Le terme d'addiction est d'un usage politique, il tend à lutter contre l'isolement des drogues illégales d'autres substances, qui, elles, sont légales, l'alcool et le tabac par exemple, par la constitution d'un ensemble tellement large qu'on n'en voit plus les limites aujourd'hui. Outre des textes d'analystes ayant travaillé avec des toxicomanes, on trouvera des articles étudiant le phénomène d'addiction à la lumière de l'orientation lacanienne. La rubrique C'est politique s'est invitée dans le dossier, questionnant la place du discours capitaliste et des neurosciences dans le processus, comme la rubrique Cas qui met la clinique des addicts à contribution. Et la psychanalyse elle-même, pratique addictive ? Trois analystes de l'Ecole ont bien voulu répondre. Et, surprise, une nouvelle rubrique, à l'initiative de J.-A. Miller, dont la responsable est Laura Sokolowsky : Archives. Pour l'inaugurer, une interview donnée par Jacques Lacan lui-même en Italie en 1974.